COMMENT PARER AU DÉSASTRE ÉCOLOGIQUE AVEC RÉALISME

Par Corinne Viggiano.

Avec juste raison l’homme s’inquiète du devenir de la planète. Nos industries, notre technologie, notre manière de vivre mettent en danger notre environnement. Alliée à la recrudescence des catastrophes naturelles, la menace d’un changement climatique nous fait vivre dans une atmosphère quasi apocalyptique, largement exploitée par les médias.

Pour résoudre ce problème objectivement en évitant toute manifestation subjective de colère et d’angoisse, source d’impuissance et de culpabilisation, il est impératif d’enclencher une réflexion logique dépassionnée. Ce n’est pas de culpabilité dont nous avons besoin mais de responsabilité. Tant au niveau individuel que collectif, nous sommes tous responsables du devenir de la planète, mais pour être responsable, encore faut-il être conscient. Lire la suite…

SI NOUS PRODUISONS ÉNORMÉMENT DE CONNAISSANCE, NOUS PRODUISONS TRÈS PEU DE SAGESSE

Par Idriss Aberkane.

Extrait

Si nous produisons énormément de connaissance, nous produisons très peu de sagesse. Pire : nous idéalisons l’avancée technologique et ridiculisons la spiritualité et la sagesse, et nos avancées technologiques n’ont pas été rattrapées par celles de notre conscience. Nous sommes philosophiquement immatures, ce qui fait de notre civilisation un danger pour elle-même.

(…) Nous ne sommes quasiment plus responsables de notre pensée, et nous passons notre temps à vivre dans la pensée des autres, si bien que nos décisions sont rarement les nôtres. Notre désir de nous conformer au système est bien plus puissant que notre libre arbitre ; et même lorsque nous réussissons à faire taire notre chien de garde intérieur, c’est une masse bien plus hargneuse de conformistes qui se lève contre nous, fière d’appartenir au camp des bons élèves, et blâmant les mauvais, en espérant son morceau de sucre. L’humanité, au fond, n’a que peu changé depuis l’époque du pilori. Lire la suite…

LES INFOS RUINENT LA SANTÉ

par Jean-Marc Dupuis.

Une autre idée intéressante développée par Roph Dobelli (1) est que les infos nuisent à la santé.

Elles rendent craintif et agressif, diminuent votre créativité et votre capacité de réfléchir. Arrêter totalement de lire le journal vous rendra plus heureux. C’est prouvé.

Les infos sont au cerveau ce que le sucre est au corps. Faciles à avaler, elles nous donnent de petites bouffées de plaisir, ne demandent aucun effort, mais finissent par nous pourrir. Loin de nous informer, les « infos » nous remplissent le crâne de faits qui n’ont aucune utilité pratique ni théorique dans nos vies, sur lesquels nous n’avons aucune prise, et qui bien souvent ne nous concernent aucunement. Lire la suite…

DE LA COMPÉTITION

Par Albert Jacquart.

Le système ne choisit pas les meilleurs, il choisit les plus conformes, c’est dangereux.
[3mn 27]

À L’AUBE D’UNE NOUVELLE CIVILISATION : LA RÉVOLUTION DE LA PENSÉE

par Corinne Viggiano

L’intensification des mouvements sociaux à l’échelle de la planète nous renvoie au désarroi d’une grande partie des peuples face à des conditions de vie de plus en plus difficiles dont les causes sont liées et se génèrent mutuellement.

C’est parce que notre système économique est fondé sur le pouvoir de l’argent et de la spéculation indépendamment de toute frontière que les systèmes politiques nationaux dépendants des flux monétaires mondiaux n’ont plus de pouvoir réel de décision, et c’est pour cette raison que les peuples sont menés comme du bétail pour entretenir une économie fictive qui profite aux uns en enlevant le pain de la bouche des autres. Lire la suite…

STOP À LA CONFUSION ENTRE L’ÉGALITARISME ET L’ÉGALITÉ !

Par Nicole Duprat, Professeur des écoles à la retraite.

 « Ce que l’Amour peut faire, l’Amour ose l’accomplir » – Shakespeare

Les sociétés éprises d’égalité attisent souvent une confusion avec l’égalitarisme menant à des logiques de division, de rivalité, de jalousies sociales, de paupérisation et donnent naissance au relativisme alors que toutes les opinions ne se valent pas. L’idée que toutes les opinions sont respectables et se valent détruit l’échelle des valeurs. Certaines ont des qualités que d’autres n’ont pas. Le relativisme est une dictature qui en prenant le prétexte du « respect des différences » homogénéise tout par la transgression et la démagogie. Si tout se vaut rien ne vaut. Lire la suite…

MOURIR ? PLUTÔT CREVER !

Par Clément Doedens*.

The Guardian, Londres, novembre 2016. « La justice britannique a autorisé en octobre une jeune fille de 14 ans atteinte d’un cancer à être conservée à très basse température après sa mort, comme elle en avait émis le souhait » …

L’hominisation, ce processus qui sépara définitivement nos ancêtres préhistoriques du commun des primates, franchit assurément une étape décisive avec l’instauration de rites funéraires. Accorder un statut particulier aux morts, revient à distinguer aussi les vivants de la même espèce, qui bientôt prétendront survivre dans un autre monde, puis ressusciter, et enfin ne plus mourir du tout ! Lire la suite…

FACE À LA MONDIALISATION, L’AFRICAIN EST GÉRÉ PAR L’IGNORANCE ET L’INCONSCIENCE

Par Simon Magbenga, économiste national au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) à la retraite.

Partout, c’est à travers l’ignorance que l’on tient les masses sous la tyrannie. Il suffit pour cela de leur faire croire qu’elles sont dans le bon sens, afin d’obtenir leur soumission et leur servilité aveugles au bâton qui les fait marcher et croupir dans la misère. Lire la suite…

LES HOMMES NE VEULENT PAS LA GUERRE … … OU COMMENT L’ON CRÉE LES GUERRES

par Dieter Sprock.

« Les masses ne sont jamais avides de faire la guerre, aussi longtemps qu’elles ne sont pas empoisonnées par la propagande. »(1) Albert Einstein

L’histoire de l’humanité est parsemée de guerres et de violence. La liste des guerres depuis l’antiquité est presque interminable et l’ampleur de la destruction et de la souffrance humaine, créée par la guerre, hier et aujourd’hui, inimaginable. Les deux guerres mondiales du siècle passé ont provoqué, à elles seules environ 150 millions de morts et de blessés, dont une grande partie de victimes civiles: femmes, enfants, personnes âgées. Le nombre de personnes ayant perdu leur vie depuis la Seconde Guerre mondiale suite aux guerres et à d’autres excès de violence humaine pourrait bien atteindre les 100 millions de victimes. – La Suisse a 8 millions d’habitants. – Face à ce bilan tragique, nous ne pouvons fermer les yeux. Lire la suite…

LES JEUNES EN CLASSE !

Par Corinne Viggiano*.

C’est sûr les jeunes ont changé. Depuis le temps que je vois défiler mes élèves sur les bancs de l’école, je peux dire qu’ils ne sont plus les mêmes, ni moi non plus d’ailleurs. Tout le monde a évolué, y compris la société autour de nous.

Je rencontre parmi mes élèves des êtres de plus en plus solaires, ils ont souvent une forme de maturité, une intelligence du cœur prête à se déployer, malheureusement souvent battue en brèche par la bêtise ambiante, ce qui génère des comportements parfois peu en rapport avec ce qu’ils sont réellement. Lire la suite…

INERTIE DES CONSCIENCES ET CHANGEMENT SOCIAL

par Patrick Mignard.

On ne peut qu’être stupéfait pas l’attitude de la majorité des individus qui composent notre société : aller de manière aussi évidente à l’encontre de ses propres intérêts.

Que des patrons, des privilégiés, des racistes, des profiteurs votent pour un de leur représentant politique,… on le comprend parfaitement. Mais que des pauvres, des exclus, des chômeurs, des salariés, des jeunes votent pour le même personnage il y a là quelque chose d’apparemment incompréhensible. Lire la suite…

POLITIQUE LINGUISTIQUE ET POLITIQUE DE FORMATION

Deux instruments de la politique de force impérialiste

Les langues officielles parlées dans un pays dépendent de la politique linguistique. En Suisse, la politique linguistique est définie par la Constitution, plus exhaustivement encore par la Loi sur les langues. Celle-ci garantit un traitement identique des quatre langues nationales, indépendamment de l’étendue et de la force économique et politique des régions linguistiques. Dans le principe de l’égalité du traitement des langues nationales s’exprime une valeur plus fondamentale encore: le respect de la liberté et de la dignité des êtres humains vivant dans leur propre région linguistique et dans leur patrie culturelle. Lire la suite…

L’ÉVANGILE DE LA COMPÉTITIVITÉ

Malheur aux faibles et aux exclus

par Riccardo Petrella *

Il existe des mots qui, un certain moment, font la loi. A tort ou à raison. C’est le cas, aujourd’hui, de « compétitivité ». L’idéologie et les pratiques bâties à partir de ce mot et autour de lui ont des effets dévastateurs.

En économie, en principe, la compétitivité n’est qu’une modalité de comportement des acteurs économiques dans le contexte de marchés concurrentiels, chaque acteur, en particulier l’entreprise, cherchant des positions et des avantages compétitifs dans le respect des règles fixées et dans des conditions égales pour tous. Lire la suite…

LE POUVOIR N’A RIEN D’INNOCENT !

Par Russel Bouchard.

Pour Montaigne, les deux motifs de l’engagement politique sont le désir de s’enrichir et l’aspiration à la gloire ou à l’honneur. C’est, à mon avis, réduire à bien peu ce qui attise tant de passion dans le genre humain. Selon ce que j’en sais et selon l’expérience que j’en aie, je dirais plutôt que ce désir se concentre autour d’une grande passion qui embrasse toutes les autres : la passion du pouvoir (pouvoir de s’enrichir, pouvoir de dominer, pouvoir du paraître). Ceux qui s’y engagent avec l’honnête et vertueux souci de servir leurs semblables sans espoir de retour, comprennent très tôt que cette avenue transcendante ne se retrouve en fait que dans le contre-pouvoir, là où la politique produit ses méfaits, et bien peu de ces philanthropes, finalement, acceptent de rabattre leur engagement à ce niveau : c’est-à-dire dans les champs de la pauvreté, de l’injustice, de l’intolérance et de la valorisation de la dignité humaine. Lire la suite…

L’ASSASSINAT DE LA CONSCIENCE

Par Jean Dornac.

Je dois préciser que cette analyse n’engage en rien le mouvement altermondialiste, ni les autres auteurs de mon site. C’est une intuition que je porte depuis plusieurs années… Une intuition qui se confirme au fil des années et des faits.

Le système qui cloue l’humanité pauvre, partout sur la surface de la terre, à pour nom aujourd’hui, néolibéralisme. Ce système vise à asservir le plus grand nombre pour le seul bénéfice d’un groupe minuscule. Cette idéologie n’est pas arrivée par hasard. Elle a été réfléchie, mûrie longuement par des chercheurs américains (pour l’essentiel) regroupés dans les « think tanks » [1]. Ces chercheurs ont été financés dans cet unique objectif et devaient parvenir à un résultat imposé dès le départ par les commanditaires de l’opération. Lire la suite…

L’AVENIR DE LA DÉMOCRATIE

par Corinne Viggiano

Nous évoluons dans un monde en pleine mutation. La globalisation économique, les nouvelles technologies, l’extension de la communication via internet et les réseaux sociaux sont en train de transformer profondément les rapports entre les peuples, les individus et les nations et ont changé la donne politique.

Nos démocraties occidentales, héritage des révolutions des siècles passés, basculent dans ce que l’on appelle depuis peu « la post-démocratie ».

En apparence, rien n’est changé, tout fonctionne comme auparavant, nos institutions sont les mêmes, axées sur l’État-nation, le libre exercice du droit de vote, la séparation des pouvoirs, les partis politiques, l’égalité pour tous… mais dans les faits il en est tout autrement.

La sphère des décisions n’appartient plus aux états, de plus en plus soumis aux instances internationales ; l’ancien équilibre entre le pouvoir en place et les partis adverses est rompu par l’instauration d’une nouvelle élite qui fonctionne en vase clos aussi bien au niveau de l’État que des grandes institutions et des multinationales. Dans ces conditions, comme le dit Yves Sintomer : « La démocratie devient un spectacle, avec ses acteurs, ses récits et ses intrigues installés sur le devant de la scène, pendant que l’essentiel se déroule en coulisses »1. Lire la suite…

VIDÉOS : DÉTECTEUR DE MENSONGES

L’émission de télévision française « Comment ça va bien », diffusée sur France 2, présente de jeunes enfants qui répondent à des questions face à un faux détecteur de mensonges qui impose de fausses vérités. Ces séquences nous montrent un exemple choquant et révoltant de manipulation mentale exercée sur de jeunes enfants ; une mise en scène malsaine et sans aucune humanité, un véritable viol de la conscience de jeunes êtres encore purs et innocents.

Ceux qui y voient un jeu amusant riraient sans doute moins s’ils avaient conscience que c’est de cette façon perverse que le système en place manipule les masses à des fins idéologiques et économiques, en façonnant l’opinion publique, en imposant des mensonges historiques, religieux et politiques par la terreur et la culpabilisation.

De la même façon que les enfants cèdent devant la force cynique de ce « détecteur de mensonges », à notre insu nous cédons aux forces diaboliques de la manipulation qui nous conditionnent, nous enlèvent notre sens critique et notre volonté, au point de nous ôter la possibilité de résister et de nous révolter. Et c’est ainsi que nous suivons, aveuglément et docilement, comme des animaux domestiqués, les opinions et les comportements qui nous sont imposés…

Pour visionner les vidéos, cliquez sur les 3 liens ci-dessous :

ARMES SILENCIEUSES POUR GUERRE TRANQUILLE (W. Cooper)

par L’équipe Scripto

« Armes silencieuses pour guerre tranquille » est un texte célébrissime de la galaxie conspirationniste. En 1991, il fut publié en annexe du livre « Behold a pale horse » de William Cooper, alors considéré comme le pape du conspirationnisme. Cooper prétendit que ce document avait été trouvé dans une photocopieuse achetée lors d’une vente de surplus militaires. Mais le plus probable est qu’il le rédigea lui-même, pour établir un « vrai-faux », c’est-à-dire un faux disant le Vrai.

La thèse générale est simple : depuis 1954, une Troisième Guerre Mondiale secrète a commencé. Elle oppose les élites aux peuples. Conduite essentiellement grâce aux techniques de l’ingénierie sociale inspirée des recherches menées pendant la Seconde Guerre Mondiale, resituées dans le cadre élargi des possibilités ouvertes par l’ère électronique, cette guerre vise à construire un contrôle social absolu grâce à la totale prédictibilité du comportement des foules. En arrière-plan, on reconnaît l’idée que les nations sont faites pour l’essentiel d’individus humains n’utilisant pas leur intelligence, et qu’on peut donc conduire comme du bétail.

Les classes inférieures doivent être entretenues dans une situation de perpétuelle insécurité matérielle, et tous leurs repères éducatifs, familiaux et culturels doivent être systématiquement désorganisés. De cette manière, les individus appartenant à ces classes se trouvent enfermés dès le plus jeune âge dans un devoir socialement prédéterminé, et leur capacité à cartographier les processus de leur insertion dans le système est si faible qu’il n’y a aucun risque qu’ils pensent les catégories fondatrices de la révolte, sans parler de la révolution. Lire la suite…

L’INDIVIDU

par Marcel Renoulet

L’individu est la seule réalité qui soit digne d’intérêt, en faveur de laquelle tout absolument tout, doit être subordonné.

Le premier élément du problème social, est l’individu considéré comme une entité ayant son existence et ses besoins propres.

Nous employons le mot individualisme, que peu de gens comprennent, et que la plupart dénaturent , plus ou moins loyalement. Il correspond à un point de vue à un idéal de rénovation sociale.

Le but de nos efforts, si divergents et même parfois si incohérents, n’est-il pas … le bonheur véritable de l’individu ?
Tout le reste n’est trop souvent, que chimère et illusion – quand ce n’est pas mensonge et duperie !

L’individu est la base de la Société. Celle-ci ne pourrait exister sans lui. Les hommes isolés se sont associés pour former des groupes sociaux. Ils l’ont fait pour être plus forts, pour vivre mieux. Dès l’instant où la société, au lieu de les aider, les exploite ou les opprime, elle trahit sa mission et il est alors normal que l’individu la combatte. Lire la suite…

LA NOUVELLE MENTALITÉ

TERME CREUX OU PROMESSE D’UN MONDE NOUVEAU ? (1)

par Georges Krassovsky

On parle actuellement beaucoup – et dans les milieux les plus divers – du « nécessaire changement de mentalité ». Je ne peux qu’y souscrire mais je ne suis pas sûr du tout que j’entende par « nouvelle mentalité » la même chose que la plupart de ceux-qui y font allusion. Je n’y vois, en effet, ni une façon détournée de condamner l’égoïsme (ce qui n’a rien de nouveau !), ni je ne sais quelle approche « globale », « holistique » ou « structuraliste » (ce qui me paraît plutôt flou). Non, rien de tout cela !

Pour moi, la nouvelle mentalité est avant tout UNE MENTALITÉ CONCILIATRICE, c’est-à-dire qui tend à concilier les contraires (que ce soit dans le domaine des opinions, des idées, des idéologies, ou dans celui des intérêts et des méthodes d’action). Je ne voudrais toutefois pas me laisser enfermer dans une formule unique. J’estime, en outre, que la compréhension de quoi que ce soit est toujours meilleure si l’on arrive à exprimer la même idée de façons différentes. Je vais donc essayer de trouver d’autres mots pour faire mieux comprendre le sens qu’a pour moi la nouvelle mentalité. Lire la suite…

POUR UNE HUMANITÉ LIBRE

par Annie Marquier, Directrice de l’institut du Développement de la Personne au Québec

Le chaos mondial bat son plein. Les événements dramatiques du 13 novembre dernier à Paris n’en sont qu’une expression parmi bien d’autres, toutes aussi alarmantes, qui se produisent quotidiennement partout dans le monde. Devant ce chaos et cette souffrance, y a-t-il espoir de créer un monde meilleur, un monde libre ?

Certainement, mais pour changer cet état de choses, il nous faut en reconnaître la source, et non se contenter de blâmer ou poursuivre quelques méchants terroristes.

En fait, l’humanité est en train de vivre un processus majeur de transformation de la conscience, et c’est ce qui va lui permettre de retrouver sa liberté.

Jusqu’à présent, les êtres humains ont été soumis à l’influence de deux facteurs qui leur ont retiré leur liberté dans une très large mesure et les ont amenés au chaos  actuel.

Le premier facteur concerne la structure même de la conscience humaine. Lire la suite…

LES SUICIDES FRANÇAIS

par Philippe Bilger

J’espère qu’Éric Zemmour me pardonnera de reprendre son célèbre titre mais au pluriel. Quand j’ai lu que le suicide, en 2012, a causé la mort de 9 715 personnes en France métropolitaine, soit près de 27 décès par jour, loin devant la mortalité routière qui s’est élevée à 3 426 victimes, j’ai été frappé de saisissement. Je n’imaginais pas de telles statistiques comme si, absurdement, la tragédie singulière du suicide ne pouvait pas susciter une globalité aussi effrayante, une mécanique de “suicides à la chaîne“.

27 suicides par jour… 27 désespoirs… J’ai honte mais j’avoue. J’éprouve une passion trouble pour la compréhension et l’explication de ces moments fatals, à l’égard de ces personnalités et psychologies qui, loin de théoriser sur la mort et la finitude mais souvent en pleine santé vitale, ont mis à exécution, en un trait de temps vertigineusement rapide ou après une mélancolie de longue haleine, le pire à leur encontre. Il est impossible de prétendre appréhender, dans leur bouleversante diversité, ces décisions de mourir mais il me semble cependant qu’à trop gros traits, on peut au moins distinguer les suicides de détresse professionnelle, sociale et économique et les suicides en quelque sorte métaphysiques, les suicides sombrement pragmatiques d’un côté et les suicides de défi ou de résistance face à une condition humaine absurde. Lire la suite…

DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE (EXTRAIT)

par Etienne de la Boétie, Ecrivain français (1530-1563)

Rédigé par l’auteur à l’âge de 18 ans ! La puissance subversive de la thèse développée dans le Discours ne s’est jamais démentie. Cette thèse résonne encore aujourd’hui dans la réflexion libertaire sur le principe d’autorité. Le jeune humaniste sarladais recherchait une explication à l’étonnant et tragique succès que connaissaient les tyrannies de son époque. S’écartant de la voie traditionnelle, La Boétie porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? ». Si pour éviter la censure, les exemples sont tirés de l’Antiquité, la réflexion porte bien sur son époque, dans un pays où le poids du pouvoir monarchique se renforce.

« …Ils sont vraiment extraordinaires, les récits de la vaillance que la liberté met au coeur de ceux qui la défendent ! Mais ce qui arrive, partout et tous les jours : qu’un homme seul en opprime cent mille et les prive de leur liberté, qui pourrait le croire, s’il ne faisait que l’entendre et non le voir ? Et si cela n’arrivait que dans des pays étrangers, des terres lointaines et qu’on vînt nous le raconter, qui ne croirait ce récit purement inventé ? Lire la suite…

LA RÉVOLUTION EST-ELLE ENCORE POSSIBLE ?

par Bernard Blavette

Quand on regarde la réalité en face, il est clair que le capitalisme néo-libéral nous entraîne à la catastrophe : des crises multiples et interconnectées se déchaînent, tandis que le cours de l’histoire s’accélère et nous entraîne irrésistiblement, comme un fleuve dont les eaux se précipitent vers une insondable cataracte. N’est-il pas trop tard pour s’extraire de ce courant fatal ? Une transformation sociale radicale, à la hauteur des périls qui nous menacent est-elle encore possible ?

C’est le thème du propos ci-dessous. son auteur, Bernard Blavette, précise que ce texte se conjugue modestement au conditionnel car il repose sur des hypothèses formulées à partir des données présentement disponibles, alors que l’histoire peut nous réserver bien des surprises. Et il souligne que son article doit beaucoup aux travaux du philosophe et historien de la psychologie Bertrand Méheust [1]

« Ce que nous essayons de créer c’est une humanité factice, frivole, qui ne sera plus jamais accessible au sérieux ni à l’humour, qui vivra jusqu’à sa mort dans une quête désespérée du “fun” et du sexe, une génération de “kids” définitifs. »

Michel Houellebecq [2].

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LE CONDITIONNEMENT COLLECTIF

par Serge Carfantan

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Lire la suite…

L’ÉGOÏSME : PIERRE D’ANGLE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

par Jan Van Rijkenborgh

L’égoïsme est l’impulsion originelle de la nature de l’être humain à des degrés divers. La société mondialisée est l’expression de l’égoïsme des masses, puisqu’elle n’est orientée que par des désirs de possession matérielle et une phobie sécuritaire extrême. Exposé d’une tare fondamentale, à l’origine de la folie moderne de l’unité mondiale artificielle et toutes ses dérives totalitaires.

La forme la plus forte et la plus cristallisée de l’égoïsme est celle de l’homme égocentrique endurci, qui ne considère, du berceau à la tombe, que son moi et son propre intérêt ; donc n’ayant aucun attachement sentimental ni familial, de quelque nature que ce soit, comme de l’affection pour sa mère ou une bonne entente avec son conjoint ou un enfant. Cette forme d’égoïsme excluant tout le relègue à l’état sous-animal, car dans le règne animal on observe qu’un lien, quoique passager, unit mère et enfants, et que des animaux peuvent même se sacrifier pour protéger la vie de leurs petits.

C’est pourquoi, à notre époque, nous ne connaissons cette forme d’égoïsme que dans une expression psychique dégénérative, c’est-à-dire chez ceux qui, psychiquement perturbés, sacrifient tout à leur cupidité et à leur luxure sous-animales. Notez que cette forme d’égoïsme grandit très vite à notre époque dans tous les pays et chez tous les peuples. Cela démontre que l’humanité s’abaisse rapidement au-dessous du niveau qualifié d’humain, ce qui nous avertit clairement d’une fin prochaine. Lire la suite…

COMMENT MANIPULER L’OPINION EN DÉMOCRATIE

par Edward Bernays (extraits de son livre Propaganda)

(…) En 1922, dans Public Opinion, Lippmann rappelait que «la fabrication des consentements […] fera l’objet de substantiels raffinements » et que « sa technique, qui repose désormais sur l’analyse et non plus sur un savoir-faire intuitif, est à présent grandement améliorée [par] la recherche en psychologie et [les] moyens de communication de masse » (1). Comme en écho, Bernays écrit ici : « L’étude systématique de la psychologie des foules a mis au jour le potentiel qu’offre au gouvernement invisible de la société la manipulation des mobiles qui guident l’action humaine dans un groupe. Trotter et Le Bon d’abord, qui ont abordé le sujet sous un angle scientifique, Graham Wallas, Walter Lippmann et d’autres à leur suite, qui ont poursuivi les recherches sur la mentalité collective, ont démontré, d’une part, que le groupe n’avait pas les mêmes caractéristiques psychiques que l’individu, d’autre part, qu’il était motivé par des impulsions et des émotions que les connaissances en psychologie individuelle ne permettaient pas d’expliquer. D’où, naturellement, la question suivante : si l’on parvenait à comprendre le mécanisme et les ressorts de la mentalité collective, ne pourrait-on pas contrôler les masses et les mobiliser à volonté sans qu’elles s’en rendent compte » Lire la suite…

L’AVENIR DU MONDE DANS LES 10 ANS

par Didier Lustig, astrologue

Cet article est d’une importance capitale pour comprendre que l’action VIVRE LIBRE a pris naissance dans une époque décisive pour le sort de l’humanité. Cette lecture met en évidence que notre action s’inscrit dans une « voie étroite », certes marginale, mais réaliste car astrologiquement inscrite dans l’évolution du monde.

Rappel des principaux cycles

Les cycles des planètes lentes, de Jupiter à Pluton, illustrent les rythmes de l’histoire. Ces cycles peuvent être associés soit à des Etats, soit à des régimes politiques, soit aux grands événements qui marquent une période.

Le cycle Jupiter-Neptune (durée de 13 ans) est clairement lié à la République française : en conjonction lors de l’avènement de la Ière République, les deux astres sont en trigone d’eau pour la IIème, en sextile pour la IIIe et à nouveau en conjonction en Scorpion pour la Ve. Seule exception, la IVe République où la distance qui les sépare est de 24° 30’, mais, comme pour la Ière République, Jupiter se trouve toujours au début du Scorpion et Neptune à la fin de la Balance.

Il semble que ce soit le cycle Jupiter-Uranus (15 ans) qui préside au devenir de l’Europe en tant qu’institution. En effet, les deux astres sont reliés par trigone le 9 mai 1950, date de naissance officielle de l’Europe par référence à la fameuse déclaration de Robert Schuman au Sénat. Du reste, les principales dates de la construction européenne mettent en évidence ce lien : carré lors de la signature du premier traité européen (CECA, 18 avril 1951), large sextile lors du Traité de Rome (25 mars 1957), large sextile à nouveau pour la signature de l’Acte Unique (17 février 1986), enfin trigone pour le Traité de Maastricht (7 février 1992) encore en vigueur aujourd’hui. Lire la suite…