LA SEULE CHOSE QUE NE SUPPORTE PAS CE SYSTÈME, C’EST L’AMOUR

Par Gonzalo Arango

Je suis convaincu que la violence est négative, la physique comme la mentale. Si je tire une balle contre le système, il en a mille pour me tuer. Si j’ouvre une porte à coups de pied, il m’en ferme cent. Si je fais peur à un policier, il m’emprisonne. Si je me rebelle, le système se renforce. Si je proteste, il m’écrase. Si je lui déclare la guerre, il me vainc. Si je me déclare en grève de la faim, je m’évanouis.

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L’ÉCOLOGIE EXTÉRIEURE EST INSÉPARABLE DE L’ÉCOLOGIE INTÉRIEURE

Extrait d’un entretien avec Annick de Souzenelle – Propos recueillis par Juliette Kempf pour Reporterre

[…] Reporterre – Quel est selon vous le cœur de la problématique écologique ?

Une perte totale du monde céleste, du monde divin. L’Homme est comme un arbre. Il prend ses racines dans la terre, et ses racines dans l’air, la lumière. Il a des racines terrestres et des racines célestes. L’Homme ne peut pas faire l’économie de ces deux pôles. Jusqu’à récemment, il a vécu ses racines terrestres dans des catégories de force, car il ne connaissait que la « lutte contre » quelque ennemi que ce soit (intempéries, animaux, autres humains…). Il ne sait que « lutter contre » car il est dans une logique binaire. À partir de la fin de la dernière guerre, à partir des années 1950 et 1960 en particulier, il y a eu un renversement de la vapeur. On a envoyé promener le monde religieux, qui n’apportait que des obligations, des « tu dois », des menaces de punition de la part du ciel, c’était un Dieu insupportable. Nietzsche a parlé de la mort de Dieu. Merci, que ce dieu-là meure ! Mais on n’a pas été plus loin dans la recherche. Aujourd’hui, ce qu’il se passe, c’est qu’il y a un mouvement fondamental, une lame de fond qui est en train de saisir l’humanité, le cosmos tout entier, pour que l’humanité se retourne, dans une mutation qui va avoir lieu, qui ne peut plus ne pas avoir lieu, pour qu’elle retrouve ses vraies racines divines, qui sont là.

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L’URGENCE D’AIMER

Par Christiane Singer.

Le monde ne tient debout que par la conspiration de l’amour. Tout ce qui fait du bruit autour de nous dans le vrombissement des actualités, délimite l’exact périmètre de ce qui n’est pas très important. Si la terre tourne, c’est grâce à ces milliers de gestes d’amour que font des milliers d’hommes et de femmes inconnus et qui renouvellent ce matin le pacte entre la terre et le ciel – malgré tout ! Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée – leurs enfants, leurs jardins, leurs maisons, leurs enclaves, leurs lieux de travail, « sont en train de sauver le monde sans le savoir » ! (Borges).

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LE SILENCE

Par Satprem

On s’aperçoit qu’il suffit de faire un pas en arrière dans sa conscience, juste un petit mouvement de retrait, et l’on entre dans une étendue de silence. Comme s’il y avait un coin de notre être qui avait les yeux à jamais fixés sur un grand Nord tout blanc.

Le vacarme est là, dehors, la souffrance, les problèmes, et on fait un léger mouvement intérieur, comme pour franchir un seuil, et, tout d’un coup, on est en dehors (ou en dedans ?) à mille lieues et plus rien n’a d’importance, on est sur des neiges de velours.

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L’ÂGE SOMBRE

Par René Guénon.

La doctrine hindoue enseigne que la durée d’un cycle humain, auquel elle donne le nom de Manvantara, se divise en quatre âges, qui marquent autant de phases d’un obscurcissement graduel de la spiritualité primordiale ; ce sont ces mêmes périodes que les traditions de l’antiquité occidentale, de leur côté, désignaient comme les âges d’or, d’argent, d’airain et de fer.

Nous sommes présentement dans le quatrième âge, le Kali-Yuga ou « âge sombre », et nous y sommes, dit-on, depuis déjà plus de six mille ans, c’est-à-dire depuis une époque bien antérieure à toutes celles qui sont connues de l’histoire « classique ».

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LE VACARME

Par Gilbert Frey

L’homme économique moderne est devenu totalement incapable de penser autrement qu’en mode quantitatif, numérique. Seul le monde extérieur : la direction uniquement « horizontale » de l’investigation du réel relatif, peut encore déclencher quelque réaction dans les cervelles actuelles. L’autre porte, le réservoir sans fond des sources subjectives, absolues, éternelles et non conditionnées par le « prêt-à-penser » de l’ordre du jour, est obstrué et devenu totalement inaccessible, ignoré, inconnu des êtres de notre temps. Lire la suite…

LETTRE À UN LIBRE-PENSEUR

Par Alphonse Jacquel

Entre un libre-penseur et un homme libre, je vois un fossé profond.

Le libre-penseur peut fort bien être marxiste, ou officier d’une armée bourgeoise ou tout simplement adhérent d’un système d’émancipation sociale. En se laissant volontairement accrocher à quelque chose, il ne se doute pas qu’il s’emprisonne. Lire la suite…

LES LIBERTÉS

Par Louis Leprince-Ringuet.

Pour vivre librement, il ne suffit pas de disposer de la possibilité d’être libre.

Tout un apprentissage est nécessaire, qui ne s’arrête pas au sortir de l’école. On le voit bien : que de gens, parmi nous, sont en réalité des esclaves ! Esclaves de leurs désirs, de leurs petites habitudes, voire de leurs manies, esclaves de leur égocentrisme, de leurs pulsions, de leurs routines, de leur arrivisme; enfin, pour beaucoup, esclaves de l’argent. Que de vedettes, d’hommes politiques sont attachés au désir de paraître : sans leur dose de flashes quotidiens, ils sont tristes, affectés et leur comportement s’en ressent. Combien d’entre nous cherchent à gagner toujours plus d’argent ! Lire la suite…

DU BON USAGE DES CRISES

par Christiane Singer

Extrait d’une conférence prononcée le 15 juin 1991 à Mirmande à l’occasion du dixième anniversaire du Centre Dürckheim (Drôme).

J’ai gagné la certitude que les catastrophes sont là pour nous éviter le pire.

Et le pire, comment pourrais-je exprimer ce qu’est le pire ? Le pire, c’est bel et bien d’avoir traversé la vie sans naufrages, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé au bas des ombres, d’avoir pataugé dans ce marécage des on-dit, des apparences, de n’avoir jamais été précipité dans une autre dimension. Les crises, dans la société où nous vivons, elles sont vraiment ce qu’on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on n’en a pas à portée de main, pour entrer dans l’autre dimension. Lire la suite…

LA VIE INTÉRIEURE

Par Bertrand Vergely et Marie De Hennezel.

Nous le savons, les personnes qui ont une vie intérieure en élaborant ce qu’elles vivent par le fait de s’interroger, de se questionner, de sentir, de traduire ce que l’on sent, d’écouter ce qui vient de l’intérieur, de dialoguer avec ce qui parle en nous, les personnes qui ont une curiosité intellectuelle, qui s’intéressent au monde, aux autres, vieillissent mieux que les autres.

Nous avons tous une petite voix intérieure qui nous guide, qui nous explique ceci ou cela, qui nous avertit, qui se réjouit quand nous nous réjouissons, qui s’attriste quand nous nous attristons, qui s’attriste aussi quand nous nous réjouissons de certaines choses, et parfois à l’inverse qui se réjouit quand nous nous attristons de certaines choses. Lire la suite…

LORSQUE LE SILENCE S’ÉTABLIT

Par François Roustang.

Laisser exister l’autre, c’est lui permettre d’être lui-même. S’il veut s’enfermer dans un rôle ou dans les limites que sa fonction sociale lui assigne, peu importe. Puisque c’est aujourd’hui ou maintenant son souhait, je n’ai pas à forcer sa porte, à le contraindre à manifester le fond de sa personne. S’il veut se contenter à l’heure présente de parler de la pluie et du beau temps, de n’aborder que des questions qui ne le concernent pas directement, de bavarder de tout et de rien, j’ai à le laisser être ce qu’il désire. À travers ces paroles banales ou surfaites, il en dit déjà bien assez sur lui-même, car il y a l’intonation de la voix, il y a les gestes, il y a les accents ; et peu à peu se lève une série d’harmonies qui le dévoile bien au-delà de ce qu’il formule en clair. Quelqu’un apparaît dans sa complexité vivante que je m’efforce seulement de laisser être ce qu’elle est, de laisser se répandre et me remplir sans savoir où nous allons, sans comprendre, sans interpréter, sans réfléchir surtout, car cela mettrait fin à cette relation de pure existence qui est comme l’humus de toute rencontre possible. Lire la suite…

À LA LUMIÈRE DE LA MORT

par Reza Moghaddassi.

Nous pensons parfois que plus l’homme avance dans la compréhension de la vérité, plus il manipule des pensées complexes et difficiles à saisir pour le commun des mortels. Or les vérités les plus profondes sont peut-être les plus simples à comprendre — mais les plus difficiles à mettre en pratique. Il y en a même une qui est une évidence et qui peut être comprise sans avoir lu des livres ni fait de longues éludes : nous allons tous un jour mourir. Je ne serai pas toujours de ce monde et les autres qui m’entourent, connus ou inconnus, vont eux aussi, tôt ou tard, disparaître — la mort n’étant pas plus proche du vieillard que du nouveau-né. Lire la suite…

L’IMPORTANCE DU TRAVAIL INTÉRIEUR

Stanislav Grof, né à Prague (Tchécoslovaquie) en 1931, est un psychiatre tchèque, pionnier dans la recherche des états modifiés de conscience.

Il est, avec Abraham Maslow, l’un des fondateurs de la psychologie transpersonnelle (1969) et l’inventeur de la respiration holotropique, une technique voisine du rebirth. Il a mis sur pied et dirigé pendant de nombreuses années le Grof Transpersonal Training, enseigne au California Institute of Integral Studies, et parcourt le monde pour donner des conférences et animer des séminaires de respiration holotropique.

Il fut président de l’International Transpersonal Association en 1971 et responsable de congrès internationaux dans le domaine transpersonnel.

Aujourd’hui (2007), Stanislav Grof fait partie des conseillers scientifiques de l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (INREES), qui a publié un Manuel clinique des expériences extraordinaires (Paris, InterEditions, 2009).[2mn 49]

SOLITUDE

Par Claudine Briatore, psychologue clinicienne.

La solitude a mauvaise presse. Tout comme l’ennui. Ces états sont souvent synonymes d’échec de quelque chose… Nous nous sentons seuls parfois, lorsque nous ne nous sentons pas soutenus alors que nous en aurions eu besoin, lorsque, au milieu d’un groupe humain, nous comprenons combien ces liens sont fragiles, imparfaits ou insatisfaisants. Il est alors opportun de recalibrer nos relations, de revoir à la baisse nos attentes idéalistes ou excessives, de reconsidérer la question de la mouvance de nos relations humaines : à quoi pouvons-nous raisonnablement nous attacher quand il est question de relations ? Lire la suite…

LES COMMANDEMENTS DE NOTRE ÂME

Par Dr Edward Bach.

Tant que notre Âme et notre personnalité sont en harmonie, tout est joie et paix, bonheur et santé. Le conflit surgit quand notre personnalité s’écarte de la voie tracée par l’Âme, soit par l’entraînement de nos propres passions, soit par la persuasion des autres. Ce conflit est la cause profonde de la maladie et de l’insatisfaction. Peu importe notre tâche en ce monde – cireur de chaussures ou monarque, propriétaire ou paysan, riche ou pauvre – tant que nous accomplissons cette tache particulière selon les directives de l’Âme, tout va bien, et nous pouvons en outre être assurés que quelque position que nous occupions dans la vie, princière ou inférieure, elle contient les leçons et expériences nécessaires à ce moment de notre évolution et nous donne la meilleure chance pour notre développement. Lire la suite…

QU’AS-TU QUE TU N’AIES PAS REÇU EN DON ?

par Christiane Singer.

L’homo technicus-economicus croit aussi, à sa manière, se suffire à lui-même. Arrogant, demiurge, autosatisfait, il se frotte les mains, dispose de tout ce qu’offre la planète, s’arroge tous les droits, ignore ses devoirs, coupe les liens qui le relient aux autres humains, à la nature, à l’histoire et au cosmos. Il pousse si loin l’émancipation qu’il court le risque de déchirer tous les fils et de décrocher, de se décrocher, de s’auto expulser de la création. Son idéologie est si simpliste que n’importe quel fondamentalisme religieux apparaît en comparaison subtil et pluriel. Un seul précepte, une seule loi, un seul paramètre, un seul étalon : le rendement ! Lire la suite…

LE SILENCE QUI REND PRÉSENT

par Reza Moghaddassi.

« Il faut deux ou trois ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. » Proverbe chinois

Tout concert commence par un profond silence dans lequel le musicien cherche à s’accorder intérieurement avec la musique qu’il va jouer. Ce silence n’est pas le vide, mais une sortie du vide. Car, dans ce silence, quelqu’un se prépare à donner le meilleur de lui-même et à habiter ce qu’il va faire. Ce silence plein de promesses dans lequel chacun est appelé à sortir de son bavardage donne toute son importance à ce qui va suivre et permet de transformer un moment comme un autre en un événement. Il produit déjà l’unisson, puisqu’il concentre l’attention de tous dans la même direction. À la fin du concert, avant que les applaudissements ne viennent le couvrir — hélas, toujours trop tôt —, un autre silence, plein et riche, bouleversant, donne toute sa grâce à l’événement. Entourée par ces deux silences, la musique est comme arrachée au temps linéaire et entre dans une forme d’éternité — elle a toujours été et sera pour toujours. C’est du silence que s’élève toute musique et c’est au silence qu’elle retourne. Lire la suite…

LA PAROLE

Par Khalil Gibran

…Puis un érudit dit, Parle-nous de la Parole.

Et il répondit, disant : Vous parlez quand vous cessez d’être en paix avec vos pensées ; Et quand vous ne pouvez d’avantage demeurer dans la solitude de votre cœur vous venez vivre dans vos lèvres, et leur son devient un divertissement et un passe-temps. Dans bien de vos paroles, la pensée est à moitié massacrée. Car la pensée est un oiseau de l’espace, qui dans une cage de mots peut certes déplier ses ailes, mais ne peut voler. Il y a ceux parmi vous qui recherchent le bavard de peur d’être seul. Le silence de la solitude révèle à leurs yeux leur moi dans sa nudité et ils voudraient s’enfuir. Lire la suite…

MERCI

par Reza Moghaddassi

Il faut peut-être toute une vie pour comprendre ce mot qu’on nous a appris dans notre enfance, et surtout pour en vivre pleinement le sens. Il ne se limite pas à une formule de politesse ; il témoigne, s’il est vécu, d’une reconnaissance et d’une gratitude envers celui qui donne. Il est aussi le signe que nous avons su recevoir. « Merci » est beaucoup plus qu’un mot, il est une modalité de l’être. Il est même, vraisemblablement, la porte d’entrée d’une vie qui cherche à goûter à la saveur d’être. Lire la suite…

LE MONDE S’EST DÉSHUMANISÉ

Par C.G. Jung.

A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé. L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente avec ses phénomènes. Lire la suite…

DE LA LIBERTÉ PERSONNELLE DES DROITS À L’AUTORITÉ EN SOI

par Corinne Viggiano.

Notre société est en pleine mutation, ce qui signifie que l’on vit encore avec la mentalité égoïste et sectaire de l’ancien monde, même si celui-ci ne fonctionne plus, tout en pressentant qu’il est dépassé et qu’il faut trouver une autre solution.

Ce déséquilibre est flagrant dans le contexte de l’éducation, comme celui de l’école où de plus en plus d’enseignants ont du mal à gérer les nouvelles générations porteuses de comportements de plus en plus individualistes, légitimés par la société des « droits à » et de la revendication permanente. C’est le constat que dresse Mme Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie en collège, auteur d’un livre « Génération “J’ai le droit” », et celui de M. Alain Laurent, philosophe (ancien enseignant), lors d’un débat publié dans le journal Marianne. Lire la suite…

OBÉIR OU DÉSOBÉIR ?

Par Denis Marquet.

Extraits du livre « Eléments de philosophie angélique » de Denis Marquet – Edition Albin Michel

Ob-éir est composé de la racine -éir, qui signifie « écouter », et du préfixe ob-, qui signifie « au-devant de, à la rencontre de ». La véritable obéissance consiste donc à se mettre à l’écoute de ce qui vient à notre rencontre. C’est-à-dire du réel. Obéir, c’est s’ouvrir à l’Autre, sous toutes ses formes : l’adversité, ce qui s’oppose à moi ; l’inattendu, ce qui déjoue mes plans, mes projections mentales ; l’altérité d’autrui, qui excède mon savoir et mes prises de possessions. Obéir, c’est l’ego qui s’ouvre à ce qui le transcende, et c’est pourquoi la véritable obéissance permet un dépassement de l’ego. Lire la suite…

SEPT TÂCHES À ACCOMPLIR POUR LE BIEN COMMUN (2/2)

par l’Institut pour une Synthèse Planétaire

Développer la COOPÉRATION entre les religions et croyances
dans un esprit de respect et de gratitude mutuels

Toutes les religions et croyances spirituelles du monde ont une seule et même source:

L’AMOUR DU CRÉATEUR

S’il est vrai, comme l’affirment nombre de religions du monde, que Dieu est amour et que l’être humain est fait à l’image de Dieu, alors pourquoi les institutions religieuses se combattent-elles depuis des milliers d’années ? Peut-être parce qu’elles ont perdu le lien avec l’essence des messages divins apportés à l’humanité par des sages hautement développés tout au long des âges ? Lire la suite…

SEPT TÂCHES À ACCOMPLIR POUR LE BIEN COMMUN (1/2)

par l’Institut pour une Synthèse Planétaire.

Dans le processus de spiritualisation à l’intérieur et à l’extérieur des Nations-Unies par la pratique du respect et de la gratitude mutuelle, de l’inclusivité et de la non-discrimination dans la vie quotidienne.

VERS UNE NOUVELLE CONSCIENCE, UN NOUVEL ÊTRE HUMAIN, UN NOUVEAU MONDE

Fondé sur la justice pour tous et sur les droits de l’homme protégés par un droit international exécutable

Ces pensées au sujet de sept parmi les nombreuses tâches auxquelles l’humanité doit faire face sur la voie d’une culture mondiale et d’une civilisation plus en harmonie avec les lois universelles découlent de notre travail aux Nations Unies à Genève. Celui-ci nous met en contact avec les nombreux efforts faits par des groupes divers et des organisations pour aider à résoudre les problèmes du monde d’aujourd’hui, et avec les obstacles qui les empêchent d’être résolus. Ce choix de sept tâches n’implique pas que ce soient les seules, ou que ce soient les plus importantes. Nettoyer l’environnement, changer notre attitude envers la santé et les méthodes de guérison, faire avancer la science au-delà du pur matérialisme : tout cela peut paraître aussi important que ces sept tâches. De notre point de vue, cependant, ces sept tâches sont exemplaires du travail qui doit être accompli aujourd’hui pour établir de justes relations humaines au sein de la famille humaine. Nous offrons nos réflexions sur le sujet avec l’espoir qu’elles puissent aider à clarifier quelques-unes des causes sous-jacentes aux problèmes du monde et qu’elles soient utiles à tous ceux qui, autour du monde, travaillent pour les soulager. Lire la suite…

UNE EXPÉRIENCE INTÉRIEURE

Par Jacques Castermane.

Il existe une expérience qui débouche sur le silence, où l’être humain éprouve l’unité de la vie.

Le plus souvent, on définit le silence comme étant absence de bruit. Mais le silence est aussi expérience intérieure. Chacun de nous l’expérimente sur différents plans de la vie. L’homme satisfait, ou repu, ressent le silence comme sécurisant. Le vieux pêcheur assis de longues heures face à l’océan, le paysan regardant ses terres, connaissent ce silence apaisant, fruit d’une vie de labeur. Et chacun ressent ce moment d’émotion qui nait lorsque le silence, ne serait-ce qu’une minute, honore les morts. D’une qualité particulière, il interroge ceux qui l’observent sur le sens de l’existence. Lire la suite…

J’EXPOSE, JE PROPOSE, MAIS JE N’IMPOSE PAS

par Marcel Renoulet.

Notre quotidien voit sans cesse augmenter son lot d’horreurs, accompagnant l’apocalypse rampante et inexorable de la mort de la nature qui progresse au rythme de la pénétration d’une technologie aveugle.

La nature, ou ce qu’il en reste, nous rappelle combien actuellement l’existence est frelatée et pervertie. Lire la suite…

L’AMOUR EST LA SEULE ET LA DERNIÈRE RÉPONSE

Lettre d’Albert Einstein à sa fille Lieserl.

À la fin des années 1980, Lieserl, la fille du célèbre génie Albert Einstein, a donné 1 400 lettres écrites par Einstein à l’Université hébraïque, avec ordre de ne pas rendre public son contenu jusqu’à vingt ans après sa mort. Ceci est l’une d’entre elles. Lire la suite…

LES LIMITES DE LA LAÏCITÉ FACE AU BESOIN DE SPIRITUALITÉ

Par Corinne Viggiano (enseignante).

De nos jours il semblerait que la laïcité devienne l’enjeu de bien des combats d’origine identitaire, et qu’au lieu d’apaiser elle suscite divisions et incompréhensions, exactement le contraire de ce qu’elle se propose d’apporter dès l’origine : une tentative d’éclairer le peuple et de le rassembler au-delà des convictions culturelles et religieuses. Mais la laïcité telle qu’elle est proposée et apprise à l’école n’a aucun fondement spirituel. Lire la suite…

LE BESOIN SPIRITUEL

Par Jean-Louis Abrassart.

Dans les temps reculés de la préhistoire, avant l’aube du langage, les hommes de Néenderthal enterraient déjà leurs morts, sans vraiment avoir conscience de ce qu’ils faisaient. L’être humain a toujours senti, au fond de lui-même, qu’il n’était que de passage, que la condition humaine n’était qu’une des formes de la vie. Qu’est-ce la spiritualité au-delà des formes que lui ont donné les traditions religieuses ? Ne serait-ce pas ce besoin de se poser la question du sens de la vie, de l’origine et de la finalité de l’homme sur terre, de sa place dans l’univers ?

Dans notre monde moderne, la science a remplacé les religions dans sa tentative de répondre à ces questions fondamentales. Elle s’aperçoit maintenant qu’elle poursuit une quête sans fin, chaque découverte dans l’infiniment petit ou dans l’infiniment grand amenant de nouvelles interrogations. Mais devons-nous attendre de l’extérieur une réponse ou devons-nous la chercher en nous ? Lire la suite…