POUR ÉTOUFFER PAR AVANCE TOUTE RÉVOLTE

Par Günther Anders.

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Lire la suite…

DANS CE MONDE…

Par Krishnamurti.

Dans ce monde, il y a tant d’opinions et de théories contradictoires, tant d’affirmations grotesques et de revendications émotionnelles, qu’il est difficile de discerner ce qui est vrai, ce qui est d’une aide réelle à la compréhension et à la réalisation individuelles.

Ces affirmations, les unes fantastiques, les autres vraies, d’autres violentes, d’autres absurdement embrouillées, sont créées et lancées vers nous par des livres, des périodiques, des conférenciers et nous en devenons les victimes. Elles promettent des récompenses et, en même temps, menacent et contraignent avec subtilité. Lire la suite…

LA QUESTION DES RELATIONS HUMAINES

Par C.G. Jung.

La question des relations humaines et des rapports interhumains dans le cadre de notre société est devenue un souci urgent en face de l’atomisation des hommes « massifiés », simplement entassés les uns sur les autres, et dont les interrelations personnelles sont minées par une méfiance généralisée.

Lorsque les fluctuations du droit, l’espionnage policier et la terreur sont à l’œuvre, les hommes sont acculés à l’isolement et à n’être que des parcelles menacées, ce qui cadre avec le but et l’intention de l’état dictatorial, qui repose sur l’amoncellement aussi massif que possible d’unités sociales impuissantes. Lire la suite…

TE RÉFÈRES-TU OU NON À L’INFINI ?

Par C.G. Jung

Pour l’homme la question décisive est celle-ci : te réfères-tu ou non à l’infini ? Tel est le critère de sa vie. C’est uniquement si je sais que l’illimité est l’essentiel que je n’attache pas mon intérêt à des futilités et à des choses qui n’ont pas une importance décisive. Si je l’ignore, j’insiste pour que le monde me reconnaisse une certaine valeur pour telle ou telle qualité, que je conçois comme propriété personnelle : « mes dons » ou « ma beauté » peut-être. Lire la suite…

À LA LUMIÈRE DE LA MORT

par Reza Moghaddassi.

Nous pensons parfois que plus l’homme avance dans la compréhension de la vérité, plus il manipule des pensées complexes et difficiles à saisir pour le commun des mortels. Or les vérités les plus profondes sont peut-être les plus simples à comprendre — mais les plus difficiles à mettre en pratique. Il y en a même une qui est une évidence et qui peut être comprise sans avoir lu des livres ni fait de longues éludes : nous allons tous un jour mourir. Je ne serai pas toujours de ce monde et les autres qui m’entourent, connus ou inconnus, vont eux aussi, tôt ou tard, disparaître — la mort n’étant pas plus proche du vieillard que du nouveau-né. Lire la suite…

LA JUSTICE

Par Soljenitsyne

Extrait du livre « Soljenitsyne, sa vie » écrit par David Burg et Georges Feifer

La justice constitue, à travers les âges, un attribut permanent de l’humanité, et même lorsqu’en certaines périodes de « rapetissement » elle disparaît du champ de la perception de la majorité des êtres humains, elle ne meurt jamais.

Selon toute apparence, ce sens de la justice est inné en l’homme puisque l’on ne peut nulle part ailleurs en découvrir la source. Pour que le sens de la justice soit, il suffit qu’il y ait des hommes vivants, même s’il en est très peu qui l’éprouvent… Dans les périodes de dépravation générale où se posent des questions telles que « au nom de quoi ferait-on un effort ? au nom de quoi consentirait-on un sacrifice ? » il est une réponse que l’on peut faire avec certitude : au nom de la justice. Lire la suite…

POURQUOI LES HOMMES USENT-ILS DE STUPÉFIANTS ?

Par Léon TOLSTOÏ.

(Extrait)

Continuellement et partout on rencontre des gens qui pourtant aiment leurs enfants et sont prêts à faire pour eux de multiples sacrifices, mais qui néanmoins dépensent en eau-de-vie, vin, bière, haschisch ou opium, et surtout en tabac, l’argent qui pourrait nourrir ces enfants et même les sauver de la misère.

Evidemment, si un homme ayant à choisir entre les besoins et les souffrances d’une famille qu’il aime et l’abstinence des stupéfiants, préfère la première alternative, c’est qu’il y est poussé par quelque mobile plus puissant que la considération que « tout le monde fait » ou que « c’est agréable ». Certainement il n’agit pas ainsi « pour tuer le temps » ni davantage « pour s’égayer » : il subit un entraînement plus puissant. Lire la suite…

LA SOLITUDE

Par C.G. Jung.

Enfant, je me sentais solitaire, et je le suis encore aujourd’hui, car je sais et dois mentionner des choses que les autres, à ce qu’il semble, ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître. La solitude ne naît point de ce que l’on n’est pas entouré d’êtres, mais bien plus de ce que l’on ne peut leur communiquer les choses qui vous paraissent importantes, ou de ce que l’on trouve valables des pensées qui semblent improbables aux autres. Ma solitude commença avec l’expérience vécue de mes rêves précoces et atteignit son apogée à l’époque où je me confrontais avec l’inconscient. Quand un homme en sait plus long que les autres, il devient solitaire. Mais la solitude n’est pas nécessairement en opposition à la communauté, car nul ne ressent plus profondément la communauté que le solitaire ; et la communauté ne fleurit que là où chacun se rappelle sa nature et ne s’identifie pas aux autres. Lire la suite…

MON ÂME

Par C.G. Jung

Mon âme, où es-tu ? M’entends-tu ? Je parle, je t’appelle, es-tu là ? Je suis revenu, je suis rentré. J’ai secoué de mes pieds la poussière de tous les pays et je suis venu à toi, je suis avec toi ; après de si longues années de longue marche je suis à nouveau venu vers toi. Veux-tu que je te raconte tout ce que j’ai regardé, vécu, ingurgité ? Ou bien ne veux-tu rien entendre de tous ces bruits de la vie et du monde ? Mais il faut que tu saches une chose, il y a une chose que j’aie apprise : Que l’on doit vivre cette vie. Cette vie est le chemin, le chemin que l’on cherche depuis si longtemps et qui mène à l’inconcevable que nous qualifions de divin. Il n’y a pas d’autre chemin. Tous les autres chemins sont de mauvais chemins. J’ai trouvé le bon chemin ; il m’a conduit jusqu’à toi jusqu’à mon âme. Lire la suite…

LE SAVOIR DU CŒUR

Par C.G. Jung.

Le savoir du cœur ne se trouve dans aucun livre et dans la bouche d’aucun professeur, mais il grandit en toi comme la graine verte sort de la terre noire. Lire la suite…

À LA CONQUÊTE DE LA CONSCIENCE

Par C.G. Jung.

(Extrait)

Plus je me suis, au cours des ans, attaché à ces problèmes, plus s’est affermie en moi l’impression que notre éducation moderne est d’une maladive unilatéralité. Certes, il est judicieux d’ouvrir les yeux et les oreilles de la jeunesse aux perspectives du vaste monde, mais c’est folie que de croire avoir ainsi préparé suffisamment les êtres jeunes à la vie !

Cette éducation permet tout juste à l’être jeune une adaptation extérieure aux réalités du monde; mais personne ne songe à une adaptation au soi, aux puissances de l’âme dont l’omnipotence dépasse de très loin tout ce que le monde extérieur peut recéler de grandes puissances. Lire la suite…

L’APOLOGIE DE L’INDIVIDUALITÉ

Par Corinne Viggiano.

En privilégiant la dimension collective de l’existence dans son aspect utilitaire, formel et technique, au détriment de la dimension universelle qui touche au domaine de l’esprit, de la créativité et de l’intuition, on est en train de détruire l’esprit individuel de l’homme et, avec lui, le sens même de l’existence et la légitimité de toute organisation sociale. Lire la suite…

LA VOIE DE L’À-VENIR

Par Carl Gustave Jung.

Si je parle dans l’esprit de ce temps, il me faut dire : Rien ni personne ne peut justifier ce qu’il me faut vous annoncer. Me justifier est superflu, car je n’ai pas le choix, il le faut. J’ai appris qu’outre l’esprit de ce temps, un autre esprit est à l’œuvre, celui qui règne sur les profondeurs de tout ce qui fait partie du présent. L’esprit de ce temps veut entendre parler d’utilité et de valeur. Je le pensais moi aussi et ce qui est humain en moi le pense encore. Mais cet autre esprit m’oblige néanmoins à parler, par-delà toute justification, toute utilité et tout sens. Lire la suite…

CŒUR ET RAISON

Par Bruno Bettelheim.

Nous ne pouvons espérer réaliser de belles choses si le cœur et la raison demeurent dissociés.

Le travail et la création artistique, la vie familiale et la vie sociale, ne peuvent plus évoluer séparément.

Il faut que le cœur, s’armant d’audace, imprègne la raison de sa chaleur vitale, même si la raison doit renoncer à sa rigueur logique pour faire place à l’amour et aux pulsations de la vie.

Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vie où le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas.

Nos cœurs doivent connaitre le monde de la raison et la raison doit avoir pour guide un cœur conscient.

Source : Le Cœur conscient, Robert Laffont éd., Paris, 1972 

Télécharger cet article au format PDF

POURQUOI FAUT-IL ÉCOUTER PLUS LOIN QUE NOS OPINIONS

Par Gilles Farcet.

Mon opinion ou ton opinion ?

L’écologie intérieure doit, elle aussi, se préoccuper des facteurs de pollution, les identifier et tenter d’en réduire les émissions. Parmi les polluants divers qui agissent sur notre climat interne, il y a… nos opinions, ou plutôt la relation passionnelle que nous entretenons la plupart du temps avec elles. Lire la suite…

BERNAYS OU LA MANIPULATION DES ESPRITS

Par Michel LEBLANC.

La période des « fêtes de fin d’année » qui n’ont plus rien à voir avec celle de Noël puisqu’il s’agit très ouvertement des fêtes de la consommation la plus débridée, sans rapport avec la fête religieuse, amène à se pencher sur l’espèce de décervellement orwellien que subissent nos contemporains. Comment, en effet, ne pas constater que les mots utilisés aujourd’hui affirment des concepts contraires à leur sens primitifs. Voilà des années que l’on nous répète que le temps individuel est « libéré » que chacun peut faire tout ce qui lui plaît. Seulement on oublie de préciser que le choix, le goût, l’envie de ces prétendues « libertés » sont très largement orientés. Lire la suite…

POURQUOI LES HOMMES USENT-ILS DE STUPÉFIANTS ?

Par Léon Nikolaïevitch Tolstoï.

Les intoxications que nous imposent nos vies urbaines et précipitées se banalisent de telle façon qu’on en est parfois à se demander s’il n’y a pas une fatalité des drogues. Sur le ton de la plus vive polémique, Tolstoï ne craint pas de bousculer les certitudes de chacun sur l’usage civilisé qu’il prétend faire des stupéfiants.

Lien vers le site de l’éditeur

SI TU VEUX CHANGER LE MONDE…

Par Carl Gustave Jung.

Une minorité d’humains, encore trop faible, se demande si en définitive, la meilleure façon de servir la société et les hommes ne serait pas de commencer chacun par soi-même, d’essayer d’abord et uniquement sur sa propre personne, dans sa propre économie interne, les réformes prêchées à tous les carrefours.

Un certain bouleversement de l’ordre établi, un branle-bas intime, la dissolution de ce qui existe et le renouvellement intérieur sont une nécessité pour chaque individu ; mais il ne s’agit pas de les imposer aux autres sous le couvert hypocrite de l’amour chrétien du prochain, du sentiment de la responsabilité, ou de je ne sais quel autre prétexte, masquant des besoins inconscients de domination.

Comment guérir de cet aveuglement collectif qui sévit à l’heure actuelle ?

On ne peut envisager sa guérison que si chacun fait un retour sur lui-même (Selbstbesinnung), retour qui le ramènera au fond humain primordial, à l’essentiel de sa propre nature, et qui lui permettra de dégager de ses gangues sa vraie vocation individuelle et sociale.

Source : Psychologie de l’inconscient – Carl Gustave Jung

Télécharger cet article au format PDF

S’ÉVEILLER SIGNIFIE RÉALISER SA PROPRE NULLITÉ

Par Gurdjieff

Mourir signifie que l’homme doit se libérer d’une multitude de petits attachements et d’identifications qui le maintiennent dans la situation où il se trouve actuellement.

L’attachement aux choses, l’identification aux choses, maintiennent vivants dans l’homme un millier de « moi » inutiles. Ces « moi » doivent mourir pour que le grand Moi puisse naître. Mais comment peuvent-ils être amenés à mourir ? ils ne le veulent pas.

C’est ici que la possibilité de s’éveiller vient à notre aide. S’éveiller signifie réaliser sa propre nullité, c’est-à-dire réaliser sa propre mécanicité, complète et absolue, et sa propre impuissance, non moins complète, non moins absolue. Lire la suite…

À L’ÉCOUTE DE LA VIE

par le Dr Alfred TOMATIS (1)

«Ton fils n’est pas ton fils. C’est le fils de son temps.» Proverbe chinois

Chaque Être est imbibé dans une structure sonore qui le « sculpte ». Le son, c’est à dire le silence, ses diverses modulations et les bruits qui en rompent la trame, ne s’adressent pas seulement à l’oreille ; ils affectent le corps tout entier.

Profondément enfoui dans un cosmos qui l’enserre et l’emporte en sa course sidérale, l’homme est assurément la structure la plus complexe jusqu’alors élaborée. Or il est prouvé que l’univers en sa totalité n’est que la réponse phénoménologique d’une intentionnalité créatrice pour laquelle tout fut programmé et exprimé sous forme d’énergies émanant d’une source unique. La multiplicité de ces énergies et leurs interférences provoquèrent par leur inter-réaction les diverses cristallisations qui permirent au monde d’exister. En fait, tout est énergie. Et énergie en devenir. Dans sa constitution, l’homme est le modèle surgissant de la convergence des multiples champs énergétiques qui firent de lui le cristal organique le plus sophistiqué qui soit, tenu en suspension dans ce bain cosmique en permanente évolution. En ce sens l’homme apparaît comme un résonateur parfait convié à s’accorder aux harmonies dont les lois gouvernent le monde. Lire la suite…

LA FONCTION DE L’INCONSCIENT

par C.G Jung

Il existe une voie, une possibilité de parvenir au-delà des échelons psychologiques, des niveaux mentaux et humains décrits dans la première partie de cet ouvrage : c’est la voie de l’individuation.

La voie de l’individuation signifie : tendre à devenir un être réellement individuel et, dans la mesure où nous entendons par individualité la forme de notre unicité la plus intime, notre unicité dernière et irrévocable, il s’agit de la réalisation de son Soi, dans ce qu’il a de plus personnel et de plus rebelle à toute comparaison.

On pourrait donc traduire le mot d’« individuation » par « réalisation de soi-même », « réalisation de son Soi ». Lire la suite…

ÉCHAPPER À LA TYRANNIE DE L’ÉGO

Lâcher prise, c’est accepter ses limites

par Gilles Farcet

A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. D’où le fameux « lâcher-prise » ! Une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres dont l’écrivain Gilles Farcet nous livre quelques clés.

Il faut, paraît-il « lâcher prise ». C’est en tout cas ce que tout un chacun peut lire ou entendre répéter dès qu’il est question d’une approche spirituelle de l’existence. Si cette expression a fait florès au point de devenir un cliché du développement personnel, ce qu’elle recouvre n’en reste pas moins confus. Elle est prétexte à bien des malentendus. Qu’avons-nous, au juste, à « lâcher » ?

Quelle est donc cette « prise » qu’il conviendrait de desserrer ? Cette attitude est-elle compatible avec un positionnement responsable ? Si oui, comment passer du concept à la pratique ? Les enseignements de sagesse traditionnels s’articulent tous autour de cette question. Nous pouvons donc nous tourner vers eux et y chercher clés réponses, qu’il nous appartient ensuite de faire nôtres.

Avant de prétendre « lâcher », encore faut-il savoir ce que nous « tenons ». Lire la suite…

INTUITION, L’ENFANT CACHÉ DE LA CONNAISSANCE

par Mireille Rosselet-Capt

Regardée avec méfiance par les milieux scientifiques pour son irrationalité, encensée par le New Age pour son aspect magique, l’intuition se voit trop souvent opposée à la raison. Pourtant, elle constitue un mode de relation au réel, une ressource cognitive d’une grande valeur heuristique et créative qu’il convient de réhabiliter.

Le concept d’intuition joue un rôle clé dans différents domaines de la psychologie autant que dans l’expérience quotidienne. Lorsque les psychologues se sont attelés à la tâche de définir l’intelligence et de la mesurer, des débats vifs et nombreux se sont produits sur la question de savoir ce qui peut être considéré comme une conduite « intelligente ». Le QI (1) représente le modèle le plus connu, mais il n’est de loin pas le seul. Une théorie alternative qui fait la part belle à l’intuition aussi bien qu’à l’intelligence pratique est le modèle triarchique de l’intelligence de Sternberg (2). Il reconnaît trois grandes formes d’intelligence, qui fonctionnent de manière intégrée: l’intelligence analytique (permettant le raisonnement abstrait, l’analyse et le traitement de l’information), l’intelligence créative (fonctionnant par intuition et permettant la création et l’innovation) et l’intelligence pratique (ou sens commun, qui permet l’adaptation au contexte).

Et c’est l’intelligence créative-intuitive « qui serait responsable de l’insight, cet éclair qui surgit subitement sans que l’on puisse analyser le cheminement qui y a conduit et qui permet de réagir aux situations nouvelles ». Albert Einstein, par exemple, possédait, semble-t-il, à un degré élevé cette forme d’intelligence: « De son propre aveu, Einstein pensait d’abord sous forme d’images et de situations concrètes; il a raconté par exemple que c’est en s’imaginant à califourchon sur un rayon de lumière qu’il a eu l’idée de la relativité restreinte (3). » Son exemple montre bien comment les trois formes d’intelligence interagissent : on y voit clairement le lien de l’intuition avec l’expérience concrète, mais aussi avec le raisonnement abstrait:  c’est parce qu’il réfléchissait de longue date au problème de la vitesse des objets que cet insight a pu être éclairant pour Einstein. Et après l’insight, il a dû ensuite « revenir à l’intelligence analytique pour structurer logiquement et mathématiquement le tout (4) ». Lire la suite…

LE LIVRE ROUGE

par Carl Gustav JUNG

Livre rouge« Ces années pendant lesquelles j’étais tellement occupé par les images intérieures ont été l’époque la plus importante de ma vie. Tout le reste en découle ». C. G. JUNG

Dans ce livre inouï, Jung raconte son voyage intérieur dans les profondeurs de l’âme, sa descente sinon aux enfers, du moins dans le chaos d’une psyché troublée et les méandres de ses propres désorientations. Traversant une crise de mi-vie, après avoir refusé d’être le docile disciple de Freud, il cherche des réponses donnant du sens à la vie, et pose cette question éternelle : « Mon âme, qu’as-tu à me dire ? »

Médecin renommé pour ses travaux sur la schizophrénie, inlassable interprète des mythes et des symboles, Jung est aussi un fils de pasteur qui a perdu la foi mais continue d’interroger la Bible et le christianisme. C’est pourquoi toutes les racines culturelles de notre temps structurent ce grand texte, tour à tour narratif et visionnaire, poétique et métaphysique.

Après la publication en très grand format du somptueux Livre Rouge manuscrit, calligraphié et orné de sa main, voici venu le temps de lire en continu, dans une édition pratique, un texte dont le premier jet fut écrit en moins de deux cents jours, à partir de novembre 1913, puis médité pendant toute la Grande Guerre…

Très au-delà de son rôle bien connu de pionnier historique de la psychanalyse, Jung se révèle ici un penseur culturel incontournable et majeur.

ISBN 978-2-35204-208-2

Lien vers le site de l’éditeur