L’ASSASSINAT DE LA CONSCIENCE

Par Jean Dornac.

Je dois préciser que cette analyse n’engage en rien le mouvement altermondialiste, ni les autres auteurs de mon site. C’est une intuition que je porte depuis plusieurs années… Une intuition qui se confirme au fil des années et des faits.

Le système qui cloue l’humanité pauvre, partout sur la surface de la terre, à pour nom aujourd’hui, néolibéralisme. Ce système vise à asservir le plus grand nombre pour le seul bénéfice d’un groupe minuscule. Cette idéologie n’est pas arrivée par hasard. Elle a été réfléchie, mûrie longuement par des chercheurs américains (pour l’essentiel) regroupés dans les « think tanks » [1]. Ces chercheurs ont été financés dans cet unique objectif et devaient parvenir à un résultat imposé dès le départ par les commanditaires de l’opération. Lire la suite…

S’ÉVEILLER SIGNIFIE RÉALISER SA PROPRE NULLITÉ

Par Gurdjieff

Mourir signifie que l’homme doit se libérer d’une multitude de petits attachements et d’identifications qui le maintiennent dans la situation où il se trouve actuellement.

L’attachement aux choses, l’identification aux choses, maintiennent vivants dans l’homme un millier de « moi » inutiles. Ces « moi » doivent mourir pour que le grand Moi puisse naître. Mais comment peuvent-ils être amenés à mourir ? ils ne le veulent pas.

C’est ici que la possibilité de s’éveiller vient à notre aide. S’éveiller signifie réaliser sa propre nullité, c’est-à-dire réaliser sa propre mécanicité, complète et absolue, et sa propre impuissance, non moins complète, non moins absolue. Lire la suite…

RIEN NE NOUS EST DONNÉ POUR NOUS ÉCRASER

Deux ans avant sa mort, Christiane Singer parle de comment retrouver la gratitude dans les moments les plus difficiles de notre vie, comment chaque être peut faire la différence sur cette Terre, et pourquoi s’aimer soi-même dans tous ses opposés, est la clé la plus importante et le plus difficile pour cheminer et manifester vers la paix. De nombreux indices pour avancer vers la guérison au sens global et spirituel du terme. [16mn 11]

Note :

Romancière et essayiste, Christiane Singer est née à Marseille en 1943, de parents originaires d’Europe centrale.

Elle est lycéenne et élève du conservatoire de diction et d’art dramatique à Marseille, puis suit des études de lettres à Aix-en-Provence, où elle obtiendra un doctorat de Lettres Modernes.

Lectrice à l’Université de Bâle et chargée de cours à celle de Fribourg, elle suivra également l’enseignement de Dürckheim, un des disciples de Jung.

Son œuvre et sa réflexion personnelle sont tout entières centrées sur la prise en compte nécessaire du spirituel qui couve dans le cœur de chacun. Elle est un écrivain relativement prolifique, de sensibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale, qui s’abstient de donner des leçons de morale et exclut tout dogmatisme.

Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, son premier livre, Les Cahiers d’une hypocrite, paraît en 1965.

Elle a obtenu plusieurs prix littéraires, dont le prix des libraires pour La Mort viennoise en 1979, le prix Albert-Camus pour Histoire d’âme en 1989, et le prix de la langue française en 2006 pour l’ensemble de son œuvre.

Elle dira à la radio : « J’ai écrit un livre sur Les Âges de la vie. J’ai tenté de montrer ces métamorphoses de l’être au cours de la vie. Il est évident que tout cela ne vaut que si l’on a appris en cours d’existence à mourir. Et ces occasions nous sont données si souvent ; toutes les crises, les séparations, et les maladies, et toutes les formes, tout, tout, tout, tout nous invite à apprendre et à laisser derrière nous. La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n’a pas de prise sur le reste. Et c’est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu’on n’avait pas soupçonné. Moi j’ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n’a pas l’audace d’y rentrer. »

Christiane Singer est morte à Vienne le 4 avril 2007.

LA FONCTION DE L’INCONSCIENT

par C.G Jung

Il existe une voie, une possibilité de parvenir au-delà des échelons psychologiques, des niveaux mentaux et humains décrits dans la première partie de cet ouvrage : c’est la voie de l’individuation.

La voie de l’individuation signifie : tendre à devenir un être réellement individuel et, dans la mesure où nous entendons par individualité la forme de notre unicité la plus intime, notre unicité dernière et irrévocable, il s’agit de la réalisation de son Soi, dans ce qu’il a de plus personnel et de plus rebelle à toute comparaison.

On pourrait donc traduire le mot d’« individuation » par « réalisation de soi-même », « réalisation de son Soi ». Lire la suite…

11. L’INDIVIDUATION

L’individuation est le processus qui nous permet de réaliser l’unicité de notre individualité, de devenir pleinement nous-même avec nos particularités, nos besoins et nos aspirations propres, en harmonie avec l’Unité de la Vie.

Elle n’est pas à confondre avec l’individualisme qui ignore le Soi – notre identité commune – et vise le développement de la personnalité terrestre pour la réalisation personnelle, égotique.

L’individuation nécessite que l’on marie les contraires présents en nous : le physique et le métaphysique, notre personnalité terrestre et l’identité spirituelle, impersonnelle, commune à tous.

Elle se réalise à partir du plus jeune âge par l’éveil aux deux formes d’intelligence, indissociables et complémentaires, dont la Vie nous a dotés : l’intelligence spéculative de la raison, qui nous procure le pouvoir d’agir dans le monde, et l’Intelligence sensible du cœur, qui nous fait participer à l’Unité du Tout.

INDIVIDUÉ, L’ÊTRE HUMAIN DEVIENT HOMME,
UN EN LUI-MÊME ET SPIRITUELLEMENT AUTONOME,
UNE MANIFESTATION DE LA CONSCIENCE UNIVERSELLE SUR LE PLAN TERRESTRE.

L’éveil au plan unitaire, métaphysique de la réalité – immanent en tout être humain – demande que l’on tourne son regard et son attention vers le cœur, le centre spirituel de son être ; que l’on descende avec un esprit ouvert, réceptif et libre de toute pensée dans les profondeurs de son âme où règne le silence intérieur.

Le silence intérieur n’est ni le vide ni le néant ; il est la présence d’un « ailleurs » qui nous est plus proche et plus intime que le monde extérieur, la présence plénière, solitaire, pure et paisible du plan unitaire de la Conscience qui, dès la naissance, nous donne notre sens d’être et notre fonction dans le contexte unitaire de la Vie.

Avec l’expérience et le temps, ce mouvement d’intériorisation de l’esprit nous rend plus réceptif à la voix de la Conscience et à l’intuition, et nous procure le recul nécessaire pour accéder à une vision globale et lucide des réalités existentielles. L’intériorité nous fait voir au-delà des apparences.

Un lieu calme, silencieux et dépouillé nous aide à cultiver le silence intérieur. Les pollutions sonores et visuelles comme les bruits inutiles, les musiques assourdissantes, le pouvoir hypnotique des écrans et le désordre ambiant, sont des agressions pour la conscience.

Mais la pollution principale à éviter est la perturbation émotionnelle causée par nos états d’âme non maitrisés – peurs, passions, ressentiments –, ainsi que l’agitation mentale incessante – préoccupations, pensées égoïstes, désirs obsédants – qui entretiennent les conflits intérieurs et la division, perturbent notre équilibre et celui des autres.

L’individuation est le fondement de l’autonomie et de la responsabilité individuelle. Elle est la condition première pour vivre ensemble dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel, et construire un monde véritablement démocratique où l’accomplissement du destin personnel fait évoluer le contexte social en harmonie avec l’Ordre universel.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 9 juillet 2016.

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9. AUTORITÉ ET POUVOIR

De même que l’intelligence de l’architecte est l’autorité à laquelle se réfèrent les différents corps de métiers pour coordonner leurs actions et construire une maison solide et fonctionnelle, de même l’Intelligence Créatrice de la Vie est l’Autorité, la référence universelle que les Hommes doivent respecter pour vivre ensemble dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel, et construire un monde où règnent la liberté, la justice et la paix.

Depuis le début des temps, l’Intelligence Cosmique Créatrice conçoit, engendre et assure l’Unité et l’équilibre de l’ensemble de la manifestation. Présente partout et dans tout ce qui advient, elle est l’Autorité qui garantit l’évolution harmonieuse de l’humanité, de génération en génération.

Elle se révèle à nous par les lois physiques, naturelles et spirituelles immuables qui structurent l’Univers, et dont la loi suprême est celle de l’Amour, celle de l’Unité du Tout.

L’Autorité de la Vie est aussi présente dans le plan originel de la conscience dans lequel nous sommes tous nés – le Soi – et s’exprime en chacun de nous par l’intuition et la voix du cœur.

LA VOIX DE NOTRE CONSCIENCE EST L’AUTORITÉ INTÉRIEURE,
LA RÉFÉRENCE INTIME ET INDIVIDUELLE, QUI NOUS GUIDE ET NOUS ÉCLAIRE.

L’Homme nait libre, et sa liberté de conscience le met souvent face au choix de céder à ses désirs personnels égoïstes ou de répondre à la voix de l’autorité intérieure qui l’exhorte à agir de façon impersonnelle et désintéressée.

Pour connaitre la paix, la plénitude et la joie de vivre auxquelles il aspire, l’Homme doit respecter l’Autorité de la Vie dans toutes ses expressions ; il doit employer les pouvoirs dont la Vie l’a doté – pouvoirs de la pensée, de la parole et de l’action – avec Amour, pour le bien de tous et de tout.

Ainsi vécue, l’existence libère du subjectivisme, de l’égoïsme et de l’attache aux fausses valeurs qui bien souvent enchaînent et sont cause de souffrances.

Dès l’enfance et tout au long de l’existence, l’être humain a besoin d’autorité, de références stables qui le sécurisent, le guident et l’éclairent. Mais toute fonction d’autorité exercée par l’Homme – de l’autorité parentale à l’autorité politique – n’est qu’une autorité de procuration qui, pour être légitime, doit être soumise à l’Autorité de la Vie, doit respecter et faire respecter la Liberté tant individuelle que collective. L’autorité véritable s’oppose à l’autoritarisme qui n’est que tyrannie et abus de pouvoir, une agression pour l’âme et une offense à la dignité.

TOUTE AUTORITÉ LÉGITIME EST RECONNUE DANS L’ÂME COMME ÉTANT JUSTE ;
ELLE EST NATURELLEMENT DÉSIRÉE, RESPECTÉE ET AIMÉE.

En respectant l’Autorité de la Vie, l’Homme est utile à lui-même, au contexte social dans lequel il évolue et à l’humanité dans son ensemble. La terre doit être un lieu d’éveil mutuel, d’épanouissement et d’accomplissement individuel, où l’évolution de chacun participe à faire évoluer le contexte social en harmonie avec l’Ordre universel.

LE MONDE NE DOIT PLUS ÊTRE DOMINÉ PAR LE POUVOIR
D’UNE QUELCONQUE CROYANCE OU IDÉOLOGIE
MAIS RÉGI PAR L’AUTORITÉ DE LA VIE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 5 mai 2016.

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POUR UNE HUMANITÉ LIBRE

par Annie Marquier, Directrice de l’institut du Développement de la Personne au Québec

Le chaos mondial bat son plein. Les événements dramatiques du 13 novembre dernier à Paris n’en sont qu’une expression parmi bien d’autres, toutes aussi alarmantes, qui se produisent quotidiennement partout dans le monde. Devant ce chaos et cette souffrance, y a-t-il espoir de créer un monde meilleur, un monde libre ?

Certainement, mais pour changer cet état de choses, il nous faut en reconnaître la source, et non se contenter de blâmer ou poursuivre quelques méchants terroristes.

En fait, l’humanité est en train de vivre un processus majeur de transformation de la conscience, et c’est ce qui va lui permettre de retrouver sa liberté.

Jusqu’à présent, les êtres humains ont été soumis à l’influence de deux facteurs qui leur ont retiré leur liberté dans une très large mesure et les ont amenés au chaos  actuel.

Le premier facteur concerne la structure même de la conscience humaine. Lire la suite…

6. LA LIBERTÉ

Nous naissons tous libres, dotés de conscience de soi et de libre arbitre, afin de remplir notre mission existentielle dans la liberté et la dignité.

Chacun d’entre nous est unique, a sa personnalité, ses besoins et ses aspirations propres, et possède l’intelligence et les capacités nécessaires pour accomplir son destin en servant le contexte social dans lequel il évolue.

Nous aspirons tous à vivre libres mais, coupés du Soi qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout, nous ignorons ce qu’est la Liberté. Seule la vie intérieure nous révèle pleinement que nous appartenons à la Vie, et que la Liberté est un droit naturel et sacré qui nous est donné uniquement pour écouter notre conscience et agir en conséquence.

LA LIBERTÉ EST LE DON SUPRÊME DE LA VIE
QUE L’ON SE DOIT DE RESPECTER ET DE DÉFENDRE.

On confond souvent la Liberté et les comportements immatures, irresponsables, sauvages, voire agressifs, par lesquels on assouvit les bas instincts et on satisfait les désirs et les intérêts égoïstes.

Par arrivisme et soif de pouvoir, ou par faiblesse, pour acquérir une illusoire sécurité, l’Homme sacrifie sa liberté et perd sa dignité. Victime du « qu’en dira-t-on », dominé par l’esprit de masse, il perd son individualité.

NOUS NAISSONS LIBRES ET AVONS LE DEVOIR DE LE RESTER
TOUT AU LONG DE L’EXISTENCE.

L’absence de liberté emprisonne l’âme, engendre l’insatisfaction profonde, les angoisses existentielles et la dépression. La Liberté donne à chacun le droit de s’épanouir pleinement et d’évoluer en vivant les expériences dont il a besoin pour satisfaire ses désirs et aspirations légitimes.

Être libre commence par l’acceptation de soi tel que l’on est, avec nos forces et nos faiblesses. Être libre exige que l’on soit pleinement soi-même et que l’on respecte notre propre liberté de conscience en refusant les conditionnements aliénants que notre environnement chercherait à nous imposer.

L’Homme libre pense par lui-même et décide en son âme et conscience ce qu’il doit faire ou ne pas faire. Autonome dans sa pensée, il est soumis à la voix de sa conscience et respecte l’Autorité de la Vie ; responsable de ses actes, il en assume les conséquences. L’Homme libre est entier ‒ intègre, conséquent et cohérent ‒ et vit en harmonie avec l’Unité du Tout.

Le changement de mentalité, indispensable pour la naissance d’un Monde Nouveau, exige que l’humanité dans son ensemble prenne pleinement conscience que la Liberté est le fondement naturel de l’équilibre individuel, et que seul l’équilibre individuel garantit une paix sociale durable.

POUR VIVRE EN HARMONIE AVEC L’ORDRE UNIVERSEL,
LA LIBERTÉ EST PLUS QUE NÉCESSAIRE… ELLE EST VITALE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 23 janvier 2016.

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RÉFLEXIONS SUR LA MORT

par Marcel Renoulet

Ceux qui aiment la vraie vie, c’est-à-dire la grande vérité du silence tiennent compte de la mort. Le silence fait de la mort une amie fidèle, une précieuse conseillère, un repère lumineux qui nous fait traverser la vie avec dignité et joie.

Cette éloquence de la mort est celle de notre sérénité et de notre humour. Les idées qui jaillissent de la méditation silencieuse de la mort sont comme les arbres qui poussent au bord de l’eau. Ce sont de fortes pensées de plénitude qui surplombent les angoisses existentielles des philosophies et des sciences matérialistes et qui nous font intégrer l’instant présent : l’ultime réalité.

Intégrer la mort, c’est intégrer le temps puisque toutes les dimensions du temps se retrouvent dans l’instant présent. Ce qu’il y a de bien avec la mort, c’est qu’elle peut survenir à chaque instant… C’est notre compagne la plus fidèle, celle sur laquelle on peut toujours compter. Rien ne l’arrête : que l’on soit en pleine action ou dans le repos, que l’on ait le cœur en fête ou à pleurer, le dernier examen de conscience peut être demandé à tout moment.

La mort est présente partout. Pour se nourrir on tue des plantes, des animaux et on trouve que c’est tout à fait naturel. Lorsqu’il s’agit de la mort de l’homme, on se trouve désarmé, on n’avait pas imaginé qu’elle pouvait prendre ceux que l’on connaissait bien et encore moins soi-même. Lire la suite…

5. DÉCOUVRIR LA VIE INTÉRIEURE

La vie intérieure ‒ la vie de l’âme ‒ crée un lien intime et profond entre le Moi et le Soi, entre notre personnalité terrestre et notre identité réelle et commune qui nous hisse au-delà de l’état d’animal et nous rend Homme. La vie intérieure nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Les modes de vie actuels ont plongé l’Homme dans l’activisme et l’agitation mentale incessante. Aveuglé par ses habitudes, ses désirs, ses projets et son besoin maladif de tout contrôler et dominer, vivant uniquement dans le paraître, il a perdu le lien conscient avec la réalité, avec sa dimension intérieure… avec lui-même.

Il croit être libre mais, coupé de son identité réelle, il se laisse manipuler et ne réagit qu’aux ordres et aux suggestions qu’il reçoit de son environnement.

SANS VIE INTÉRIEURE, ON NE VIT PAS,
ON FONCTIONNE COMME UN AUTOMATE.

Se rappeler que l’on est mortel, et que la mort peut survenir à n’importe quel moment, ouvre à l’intériorité et à l’instant présent. La mort nous aide à prendre pleinement conscience qu’au-delà de notre fonction sociale, nous sommes avant tout des enfants de la Vie et qu’un jour il nous faudra tout quitter.

La vie intérieure commence dès que l’on quitte l’agitation mentale engendrée par les préoccupations et les tracas de la vie quotidienne, dès que l’on prend ses distances avec les relations possessives et passionnelles que l’on entretient avec les êtres et les choses.

Le recul que nous offre l’intériorité nous met face à nous-mêmes et nous amène à nous remettre en question. Il nous permet de prendre conscience que les valeurs du monde sont éphémères et ne sont que des moyens pour accomplir notre destin en harmonie avec l’Ordre Universel.

Notre vie intérieure nous procure la Force d’approcher l’existence et ses aléas avec lucidité, bon sens et détachement, afin de vivre avec les choses et non pas pour les choses.

Une vie intérieure active, où l’on recherche et cultive le silence intérieur, nous hisse au-dessus de toute subjectivité et nous met en contact direct avec le Soi et les Forces vives de la Vie. Ce lien constant nous permet de vivre avec la pureté de l’état de conscience dans lequel nous sommes nés.

LA VIE INTÉRIEURE NOUS REND VIVANTS,
SENSIBLES, LUCIDES ET CONSCIENTS.

Dans le Monde Nouveau, le lien naturel, intérieur et purement individuel avec le Soi – fondement commun et sacré de notre humanité – remplacera les croyances religieuses et les systèmes d’éveil spirituel dont la fonction était de relier les consciences personnelles au plan métaphysique et unitaire de la réalité.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 19 décembre 2015.

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4. L’ERREUR D’IDENTIFICATION

Le déséquilibre actuel du monde découle uniquement d’une erreur d’identification.

L’Homme n’est pas un animal. Doté de conscience de soi, il est l’incarnation de l’Esprit de Vie ; il est physiquement présent sur terre, mais son identité réelle et commune à tous – le Soi – est d’ordre universel, cosmique.

L’HOMME EST DANS CE MONDE, MAIS N’EST PAS DE CE MONDE.

Chacun de nous est un représentant, à part entière, du plan unitaire de l’Esprit de Vie sur le plan terrestre. Notre devoir existentiel est d’agir en accord avec l’Ordre Universel et d’être co-créateur de la Vie.

L’Homme moderne, coupé du plan unitaire du Soi, est plongé dans le subjectivisme et vit uniquement sous l’emprise de ses désirs et intérêts personnels. Ces mobiles égoïstes qui diffèrent, voire s’opposent, selon les individus, les peuples et les nations, ne peuvent qu’engendrer des rivalités et des luttes de pouvoir sans fin.

Pour construire le Monde Nouveau, il est fondamental, vital, que l’on (re)découvre la vie intérieure qui nous permet d’instaurer et de cultiver le lien direct et conscient avec le fondement sacré, unitaire et impersonnel de la conscience.

Seul le lien conscient et constant avec le Soi nous libère de l’égocentrisme et de l’égoïsme, nous protège des formatages et des endoctrinements, et nous soustrait à l’emprise de l’esprit grégaire qui nous fait suivre, aveuglément et docilement, les opinions et comportements véhiculés par la masse.

Afin de relier le plan unitaire et impersonnel de la conscience à notre dimension terrestre, la Vie nous a dotés de deux formes d’intelligence : une intelligence sensible qui, par la vie intérieure et la voix intuitive de notre conscience, nous fait participer à l’Unité du Tout, et une intelligence spéculative qui nous rend opérationnels dans le monde.

La voix de la conscience – la voix du cœur – est en chacun de nous la référence, l’Autorité intérieure, à laquelle doit se soumettre notre dimension terrestre qui détient le pouvoir d’exécution.

Tel le souffle dans une flûte engendre différents sons selon les trous qu’il traverse, par la voix de la conscience, le Soi s’exprime différemment dans chaque personnalité selon ses capacités et besoins évolutifs.

L’erreur fondamentale, cause de l’anarchie et du chaos que nous connaissons actuellement, est dans l’identification à notre seule dimension terrestre et dans l’ignorance totale de notre identité réelle, originelle, laquelle donne sens à l’existence et fait l’humanité-Une.

EN MARIANT VIE INTÉRIEURE ET VIE EXTÉRIEURE, CŒUR ET RAISON,

L’HOMME DEVIENT UN EN LUI-MÊME,

UN REPRÉSENTANT DE L’UNITÉ DU TOUT DANS LA DIVERSITÉ DU MONDE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 19 novembre 2015.

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LE COEUR A UN CERVEAU

Écrit par Éditeur VOPUS


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près avoir étudié les Mathématiques, et après sa carrière de pianiste et d’organiste, elle a été professeur à La Sorbonne. Ensuite, elle s’est installée en Inde et a participé à la création de la communauté d’Auroville avec Sri Aurobindo et Krishnamurti. Et peu après, elle a fondé l’Institut pour le Développement de la Personne au Québec. Elle est l’auteur de : «Le pouvoir de choisir», «La liberté d’être» et «Le maître du cœur» (le Ver luisant).

Elle a passé de nombreuses années à investiguer sur l’interférence entre la science et la conscience, et ses exposés sont toujours rigoureux et bien documentés. Samedi prochain, elle exposera aux journées sur l’Évolution de la Conscience (Cosmo Caixa), les découvertes sur le cerveau du cœur et ses implications.
Lire la suite…

LE LIVRE ROUGE

par Carl Gustav JUNG

Livre rouge« Ces années pendant lesquelles j’étais tellement occupé par les images intérieures ont été l’époque la plus importante de ma vie. Tout le reste en découle ». C. G. JUNG

Dans ce livre inouï, Jung raconte son voyage intérieur dans les profondeurs de l’âme, sa descente sinon aux enfers, du moins dans le chaos d’une psyché troublée et les méandres de ses propres désorientations. Traversant une crise de mi-vie, après avoir refusé d’être le docile disciple de Freud, il cherche des réponses donnant du sens à la vie, et pose cette question éternelle : « Mon âme, qu’as-tu à me dire ? »

Médecin renommé pour ses travaux sur la schizophrénie, inlassable interprète des mythes et des symboles, Jung est aussi un fils de pasteur qui a perdu la foi mais continue d’interroger la Bible et le christianisme. C’est pourquoi toutes les racines culturelles de notre temps structurent ce grand texte, tour à tour narratif et visionnaire, poétique et métaphysique.

Après la publication en très grand format du somptueux Livre Rouge manuscrit, calligraphié et orné de sa main, voici venu le temps de lire en continu, dans une édition pratique, un texte dont le premier jet fut écrit en moins de deux cents jours, à partir de novembre 1913, puis médité pendant toute la Grande Guerre…

Très au-delà de son rôle bien connu de pionnier historique de la psychanalyse, Jung se révèle ici un penseur culturel incontournable et majeur.

ISBN 978-2-35204-208-2

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