LE BESOIN SPIRITUEL

Par Jean-Louis Abrassart.

Dans les temps reculés de la préhistoire, avant l’aube du langage, les hommes de Néenderthal enterraient déjà leurs morts, sans vraiment avoir conscience de ce qu’ils faisaient. L’être humain a toujours senti, au fond de lui-même, qu’il n’était que de passage, que la condition humaine n’était qu’une des formes de la vie. Qu’est-ce la spiritualité au-delà des formes que lui ont donné les traditions religieuses ? Ne serait-ce pas ce besoin de se poser la question du sens de la vie, de l’origine et de la finalité de l’homme sur terre, de sa place dans l’univers ?

Dans notre monde moderne, la science a remplacé les religions dans sa tentative de répondre à ces questions fondamentales. Elle s’aperçoit maintenant qu’elle poursuit une quête sans fin, chaque découverte dans l’infiniment petit ou dans l’infiniment grand amenant de nouvelles interrogations. Mais devons-nous attendre de l’extérieur une réponse ou devons-nous la chercher en nous ? Lire la suite…

8. LA FORCE SUPRÊME DE L’AMOUR

À l’image du soleil unique qui, depuis le début des temps, anime et éclaire le monde physique, la Force métaphysique suprême de l’Amour anime et illumine l’ensemble de la manifestation cosmique.

Cette Force spirituelle dominante est source de Vie, de Conscience et d’Intelligence, et meut dans une Unité harmonieuse le Tout dans sa grande diversité, de l’infiniment grand à l’infiniment petit.

L’Amour suprême transcende l’espace et le temps ; il est au-delà de toute dualité, de tout sentiment et raisonnement, et échappe à jamais à la compréhension humaine.

Cette Force cosmique primordiale est présente, sous une forme ou une autre, dans tout ce qui existe. Elle est la cause première et occulte de la relation, de l’interaction et de la complémentarité entre les êtres et les choses, et donne à toute manifestation son sens d’être et son utilité.

DANS L’UNIVERS, OÙ TOUT EST RELIÉ ET INTERDÉPENDANT,
TOUT EST MÛ PAR LA FORCE SUPRÊME DE L’AMOUR.

L’amour tel qu’il est vécu par l’Homme est, dans l’âme et la conscience humaine, l’écho de l’Amour suprême qui s’impose comme une Force venue d’ailleurs. L’Amour nous fascine, nous domine et engendre en chacun de nous l’aspiration à l’Unité et à la paix, à l’harmonie et à la beauté, à la vérité et à la justice.

Aimer c’est être Un avec le Tout. C’est accepter les êtres et les choses tels qu’ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, en commençant par s’accepter soi-même ; c’est réaliser sa propre Unité intérieure en mariant son Moi au Soi, sa personnalité terrestre à l’identité réelle, impersonnelle, commune à tous les Hommes.

PAR ESSENCE ET NAISSANCE, L’HOMME EST PORTEUR D’AMOUR
ET D’UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ DU MONDE.

Mais ce que l’on appelle communément amour n’est souvent que séduction, convoitise, soif d’aventures sensuelles et passionnelles ; plaisirs bien éphémères qui, la plupart du temps, cachent un désir de pouvoir personnel, une volonté de posséder et de dominer… et finissent dans l’insatisfaction et la désillusion.

L’Homme, doté de conscience de soi, connait le désir qui est l’aspiration à la plénitude. Tout désir est légitime lorsqu’il est en accord avec la conscience, et qu’il répond donc à un besoin évolutif, à une nécessité. La satisfaction des désirs légitimes, par les prises de conscience qu’elle apporte, nous fait évoluer en conscience, grandir en sagesse et en humanité.

L’amour véritable s’oppose à la recherche de pouvoir personnel ; l’amour est don. Il est multiple dans ses expressions et commence par l’amour-besoin de l’enfant pour sa mère. Il évolue de l’amour personnel intéressé – sentiment amoureux, amour de l’art, du savoir, etc. – à l’amour impersonnel et désintéressé qui nous ouvre à l’altruisme et à la solidarité, nous fait prendre conscience de l’importance du bien commun et nous éveille parfois à l’amour-compassion qui appelle au don total de soi.

De même que la fenêtre n’éclaire pas la pièce, mais est un intermédiaire transparent qui laisse passer la lumière du soleil, de même l’Homme n’aime pas par lui-même, mais a la fonction existentielle d’être un canal, un intermédiaire impersonnel et désintéressé, à travers lequel l’Amour se manifeste.

La mission universelle de l’Homme est d’être co-créateur de la Vie en étant éveillé à la voix intuitive de sa conscience – à l’Intelligence du cœur – qui est celle de l’Amour et de l’Unité du Tout en chacun de nous.

C’EST EN VIVANT AVEC AMOUR QUE L’HOMME
MARIE ESPRIT ET MATIÈRE, CIEL ET TERRE, CŒUR ET RAISON,

AFIN QUE TOUTES CHOSES SOIENT UNE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 26 mars 2016.

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RÉFLEXIONS SUR LA MORT

par Marcel Renoulet

Ceux qui aiment la vraie vie, c’est-à-dire la grande vérité du silence tiennent compte de la mort. Le silence fait de la mort une amie fidèle, une précieuse conseillère, un repère lumineux qui nous fait traverser la vie avec dignité et joie.

Cette éloquence de la mort est celle de notre sérénité et de notre humour. Les idées qui jaillissent de la méditation silencieuse de la mort sont comme les arbres qui poussent au bord de l’eau. Ce sont de fortes pensées de plénitude qui surplombent les angoisses existentielles des philosophies et des sciences matérialistes et qui nous font intégrer l’instant présent : l’ultime réalité.

Intégrer la mort, c’est intégrer le temps puisque toutes les dimensions du temps se retrouvent dans l’instant présent. Ce qu’il y a de bien avec la mort, c’est qu’elle peut survenir à chaque instant… C’est notre compagne la plus fidèle, celle sur laquelle on peut toujours compter. Rien ne l’arrête : que l’on soit en pleine action ou dans le repos, que l’on ait le cœur en fête ou à pleurer, le dernier examen de conscience peut être demandé à tout moment.

La mort est présente partout. Pour se nourrir on tue des plantes, des animaux et on trouve que c’est tout à fait naturel. Lorsqu’il s’agit de la mort de l’homme, on se trouve désarmé, on n’avait pas imaginé qu’elle pouvait prendre ceux que l’on connaissait bien et encore moins soi-même. Lire la suite…

5. DÉCOUVRIR LA VIE INTÉRIEURE

La vie intérieure ‒ la vie de l’âme ‒ crée un lien intime et profond entre le Moi et le Soi, entre notre personnalité terrestre et notre identité réelle et commune qui nous hisse au-delà de l’état d’animal et nous rend Homme. La vie intérieure nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Les modes de vie actuels ont plongé l’Homme dans l’activisme et l’agitation mentale incessante. Aveuglé par ses habitudes, ses désirs, ses projets et son besoin maladif de tout contrôler et dominer, vivant uniquement dans le paraître, il a perdu le lien conscient avec la réalité, avec sa dimension intérieure… avec lui-même.

Il croit être libre mais, coupé de son identité réelle, il se laisse manipuler et ne réagit qu’aux ordres et aux suggestions qu’il reçoit de son environnement.

SANS VIE INTÉRIEURE, ON NE VIT PAS,
ON FONCTIONNE COMME UN AUTOMATE.

Se rappeler que l’on est mortel, et que la mort peut survenir à n’importe quel moment, ouvre à l’intériorité et à l’instant présent. La mort nous aide à prendre pleinement conscience qu’au-delà de notre fonction sociale, nous sommes avant tout des enfants de la Vie et qu’un jour il nous faudra tout quitter.

La vie intérieure commence dès que l’on quitte l’agitation mentale engendrée par les préoccupations et les tracas de la vie quotidienne, dès que l’on prend ses distances avec les relations possessives et passionnelles que l’on entretient avec les êtres et les choses.

Le recul que nous offre l’intériorité nous met face à nous-mêmes et nous amène à nous remettre en question. Il nous permet de prendre conscience que les valeurs du monde sont éphémères et ne sont que des moyens pour accomplir notre destin en harmonie avec l’Ordre Universel.

Notre vie intérieure nous procure la Force d’approcher l’existence et ses aléas avec lucidité, bon sens et détachement, afin de vivre avec les choses et non pas pour les choses.

Une vie intérieure active, où l’on recherche et cultive le silence intérieur, nous hisse au-dessus de toute subjectivité et nous met en contact direct avec le Soi et les Forces vives de la Vie. Ce lien constant nous permet de vivre avec la pureté de l’état de conscience dans lequel nous sommes nés.

LA VIE INTÉRIEURE NOUS REND VIVANTS,
SENSIBLES, LUCIDES ET CONSCIENTS.

Dans le Monde Nouveau, le lien naturel, intérieur et purement individuel avec le Soi – fondement commun et sacré de notre humanité – remplacera les croyances religieuses et les systèmes d’éveil spirituel dont la fonction était de relier les consciences personnelles au plan métaphysique et unitaire de la réalité.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 19 décembre 2015.

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4. L’ERREUR D’IDENTIFICATION

Le déséquilibre actuel du monde découle uniquement d’une erreur d’identification.

L’Homme n’est pas un animal. Doté de conscience de soi, il est l’incarnation de l’Esprit de Vie ; il est physiquement présent sur terre, mais son identité réelle et commune à tous – le Soi – est d’ordre universel, cosmique.

L’HOMME EST DANS CE MONDE, MAIS N’EST PAS DE CE MONDE.

Chacun de nous est un représentant, à part entière, du plan unitaire de l’Esprit de Vie sur le plan terrestre. Notre devoir existentiel est d’agir en accord avec l’Ordre Universel et d’être co-créateur de la Vie.

L’Homme moderne, coupé du plan unitaire du Soi, est plongé dans le subjectivisme et vit uniquement sous l’emprise de ses désirs et intérêts personnels. Ces mobiles égoïstes qui diffèrent, voire s’opposent, selon les individus, les peuples et les nations, ne peuvent qu’engendrer des rivalités et des luttes de pouvoir sans fin.

Pour construire le Monde Nouveau, il est fondamental, vital, que l’on (re)découvre la vie intérieure qui nous permet d’instaurer et de cultiver le lien direct et conscient avec le fondement sacré, unitaire et impersonnel de la conscience.

Seul le lien conscient et constant avec le Soi nous libère de l’égocentrisme et de l’égoïsme, nous protège des formatages et des endoctrinements, et nous soustrait à l’emprise de l’esprit grégaire qui nous fait suivre, aveuglément et docilement, les opinions et comportements véhiculés par la masse.

Afin de relier le plan unitaire et impersonnel de la conscience à notre dimension terrestre, la Vie nous a dotés de deux formes d’intelligence : une intelligence sensible qui, par la vie intérieure et la voix intuitive de notre conscience, nous fait participer à l’Unité du Tout, et une intelligence spéculative qui nous rend opérationnels dans le monde.

La voix de la conscience – la voix du cœur – est en chacun de nous la référence, l’Autorité intérieure, à laquelle doit se soumettre notre dimension terrestre qui détient le pouvoir d’exécution.

Tel le souffle dans une flûte engendre différents sons selon les trous qu’il traverse, par la voix de la conscience, le Soi s’exprime différemment dans chaque personnalité selon ses capacités et besoins évolutifs.

L’erreur fondamentale, cause de l’anarchie et du chaos que nous connaissons actuellement, est dans l’identification à notre seule dimension terrestre et dans l’ignorance totale de notre identité réelle, originelle, laquelle donne sens à l’existence et fait l’humanité-Une.

EN MARIANT VIE INTÉRIEURE ET VIE EXTÉRIEURE, CŒUR ET RAISON,

L’HOMME DEVIENT UN EN LUI-MÊME,

UN REPRÉSENTANT DE L’UNITÉ DU TOUT DANS LA DIVERSITÉ DU MONDE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 19 novembre 2015.

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LE COEUR A UN CERVEAU

Écrit par Éditeur VOPUS


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près avoir étudié les Mathématiques, et après sa carrière de pianiste et d’organiste, elle a été professeur à La Sorbonne. Ensuite, elle s’est installée en Inde et a participé à la création de la communauté d’Auroville avec Sri Aurobindo et Krishnamurti. Et peu après, elle a fondé l’Institut pour le Développement de la Personne au Québec. Elle est l’auteur de : «Le pouvoir de choisir», «La liberté d’être» et «Le maître du cœur» (le Ver luisant).

Elle a passé de nombreuses années à investiguer sur l’interférence entre la science et la conscience, et ses exposés sont toujours rigoureux et bien documentés. Samedi prochain, elle exposera aux journées sur l’Évolution de la Conscience (Cosmo Caixa), les découvertes sur le cerveau du cœur et ses implications.
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LE LIVRE ROUGE

par Carl Gustav JUNG

Livre rouge« Ces années pendant lesquelles j’étais tellement occupé par les images intérieures ont été l’époque la plus importante de ma vie. Tout le reste en découle ». C. G. JUNG

Dans ce livre inouï, Jung raconte son voyage intérieur dans les profondeurs de l’âme, sa descente sinon aux enfers, du moins dans le chaos d’une psyché troublée et les méandres de ses propres désorientations. Traversant une crise de mi-vie, après avoir refusé d’être le docile disciple de Freud, il cherche des réponses donnant du sens à la vie, et pose cette question éternelle : « Mon âme, qu’as-tu à me dire ? »

Médecin renommé pour ses travaux sur la schizophrénie, inlassable interprète des mythes et des symboles, Jung est aussi un fils de pasteur qui a perdu la foi mais continue d’interroger la Bible et le christianisme. C’est pourquoi toutes les racines culturelles de notre temps structurent ce grand texte, tour à tour narratif et visionnaire, poétique et métaphysique.

Après la publication en très grand format du somptueux Livre Rouge manuscrit, calligraphié et orné de sa main, voici venu le temps de lire en continu, dans une édition pratique, un texte dont le premier jet fut écrit en moins de deux cents jours, à partir de novembre 1913, puis médité pendant toute la Grande Guerre…

Très au-delà de son rôle bien connu de pionnier historique de la psychanalyse, Jung se révèle ici un penseur culturel incontournable et majeur.

ISBN 978-2-35204-208-2

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NOTRE EXISTENCE A-T-ELLE UN SENS ?

Une enquête scientifique et philosophique

par Jean Staune

Jean Staune_1Ce livre révèle une révolution dans la conception du monde et de la vie. Une révolution déjà accomplie dans des secteurs décisifs de la recherche scientifique mais niée par d’autres, donc ignorée par l’opinion. Il explore la nature de l’être humain et du monde qui l’entoure, à la lumière des connaissances scientifiques les plus récentes, décrites de façon accessible à tous.

« Il reste de profondes questions à résoudre en science. Beaucoup d’entre elles ont d’importantes implications pour la nature et le sens de la vie. Jean Staune en a une profonde connaissance et la façon dont il les analyse est fascinante. »  Charles Townes, Prix Nobel de physique, inventeur du laser.

Jean Staune nous fait voyager à travers l’infiniment petit et l’infiniment grand, les sciences de la vie et les sciences de la conscience. Un parcours fascinant qui nous amène à une incroyable conclusion : la vision classique que nous avons aujourd’hui de l’homme et du monde est aussi inexacte que pouvait l’être au Moyen Âge celle d’un Univers de petite dimension dont la Terre occupait le centre !

La vision nouvelle issue de cette synthèse nous décrit un monde ouvert sur d’autres niveaux de réalité, où notre conscience ne se résumerait pas à l’activité de nos neurones, où la vie serait inscrite dans les lois de l’Univers. De telles découvertes, qui selon de nombreux scientifiques permettent un « réenchantement du monde », ont de très grandes implications philosophiques et sociétales. Parmi celles-ci, la possibilité d’un rapprochement, après des siècles de séparation, de nos connaissances rationnelles et des intuitions des grandes traditions religieuses, pour contribuer à donner aux hommes du XXIe siècle une vision unifiée et cohérente du monde.

ISBN 9782856169698

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