SI NOUS PRODUISONS ÉNORMÉMENT DE CONNAISSANCE, NOUS PRODUISONS TRÈS PEU DE SAGESSE

Par Idriss Aberkane.

Extrait

Si nous produisons énormément de connaissance, nous produisons très peu de sagesse. Pire : nous idéalisons l’avancée technologique et ridiculisons la spiritualité et la sagesse, et nos avancées technologiques n’ont pas été rattrapées par celles de notre conscience. Nous sommes philosophiquement immatures, ce qui fait de notre civilisation un danger pour elle-même.

(…) Nous ne sommes quasiment plus responsables de notre pensée, et nous passons notre temps à vivre dans la pensée des autres, si bien que nos décisions sont rarement les nôtres. Notre désir de nous conformer au système est bien plus puissant que notre libre arbitre ; et même lorsque nous réussissons à faire taire notre chien de garde intérieur, c’est une masse bien plus hargneuse de conformistes qui se lève contre nous, fière d’appartenir au camp des bons élèves, et blâmant les mauvais, en espérant son morceau de sucre. L’humanité, au fond, n’a que peu changé depuis l’époque du pilori. Lire la suite…

SOLITUDE

Par Claudine Briatore, psychologue clinicienne.

La solitude a mauvaise presse. Tout comme l’ennui. Ces états sont souvent synonymes d’échec de quelque chose… Nous nous sentons seuls parfois, lorsque nous ne nous sentons pas soutenus alors que nous en aurions eu besoin, lorsque, au milieu d’un groupe humain, nous comprenons combien ces liens sont fragiles, imparfaits ou insatisfaisants. Il est alors opportun de recalibrer nos relations, de revoir à la baisse nos attentes idéalistes ou excessives, de reconsidérer la question de la mouvance de nos relations humaines : à quoi pouvons-nous raisonnablement nous attacher quand il est question de relations ? Lire la suite…

POURQUOI LES HOMMES USENT-ILS DE STUPÉFIANTS ?

Par Léon TOLSTOÏ.

(Extrait)

Continuellement et partout on rencontre des gens qui pourtant aiment leurs enfants et sont prêts à faire pour eux de multiples sacrifices, mais qui néanmoins dépensent en eau-de-vie, vin, bière, haschisch ou opium, et surtout en tabac, l’argent qui pourrait nourrir ces enfants et même les sauver de la misère.

Evidemment, si un homme ayant à choisir entre les besoins et les souffrances d’une famille qu’il aime et l’abstinence des stupéfiants, préfère la première alternative, c’est qu’il y est poussé par quelque mobile plus puissant que la considération que « tout le monde fait » ou que « c’est agréable ». Certainement il n’agit pas ainsi « pour tuer le temps » ni davantage « pour s’égayer » : il subit un entraînement plus puissant. Lire la suite…

LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU EN PÉRIODE DE RENTRÉE

Par Diane Combes, professeur des écoles en maternelle.

Les premiers jours de la rentrée scolaire sont déterminants pour toute l’année. Les relations qui s’instaurent à ce moment-là ainsi que le mode d’interaction institué entre les adultes, porteurs de l’autorité, et les élèves sont capitaux.

Aussi, dans ma classe de maternelle, je ne tarde pas à raconter La leçon de Professeur Hibou(1). Cette histoire éveille l’enfant à l’Autorité intérieure, celle de la Vie, qui lui parle à travers la voix de son cœur. Après avoir défini les règles de fonctionnement de la classe, dès les premiers jours, je lis l’histoire puis j’adopte un positionnement d’observation et d’accueil. Le récit opère de lui-même ; les enfants, qui sont tout ouverture et encore en lien avec leur dimension profonde, saisissent immédiatement le sens et la portée du message. Lire la suite…

LE SENS DE LA PLEINE RESPONSABILITÉ

Par J. Krishnamurti.

Nous disons de façon très catégorique, et en insistant sur ce point, que seule la pleine responsabilité envers toute l’humanité – responsabilité qui est amour – peut transformer fondamentalement l’état actuel de la société. Quel que soit le système existant dans les différentes parties du monde, il est corrompu, dégénéré et totalement immoral. Il vous suffit de regarder autour de vous pour le constater. Lire la suite…

LES ENFANTS PERDUS ENTRE FICTION ET RÉALITÉ

Par Liliane Lurçat.

Si les scènes de violence libéraient les spectateurs, les Américains seraient tous des anges.

– Que produisent les images de la télévision sur les enfants ?

Liliane Lurçat : L’enfant qui vit avec la télévision dès son plus jeune âge est soumis à une ritualisation de l’écoute : on regarde la télé pendant le repas, puis après le bain et encore avant d’aller se coucher. La télévision se greffe ainsi sur la satisfaction des besoins fondamentaux et cette association, de type pavlovien, crée un conditionnement, une dépendance décrite par des auteurs américains comme Marie Win.

– Quels sont les effets dangereux d’une telle proximité ?

La télévision fascine les enfants : elle les immobilise et provoque un choc émotionnel qui favorise l’imprégnation, l’un des modes les plus puissants de l’apprentissage, celui qui permet d’ignorer qu’on apprend et ce qu’on apprend. Captif de l’écran, le jeune téléspectateur s’imprègne d’images auxquelles il n’adhérait pas forcément de façon volontaire. Dans le cas des enfants qui regardent beaucoup la télévision, Marie Winn parle même d’état hypnotique. Lire la suite…

TÉMOIGNAGES DE PARENTS À PROPOS DE « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU »

Mère de Chloé, 5 ans

Chloé est une petite fille très créative et très sensible. À priori, l’année précédente elle avait déjà entendu l’histoire mais elle ne l’a jamais évoquée. Son entrée dans la classe de D. a changé les choses. Elle a su faire vivre cette expérience aux enfants. Leur faire confiance pour qu’ils prennent les bonnes décisions. Et si au début nous étions sceptiques, au fil de l’année Chloé a réinvesti ce qu’elle vivait en classe à la maison. Tout le monde dans la famille connait l’histoire. Lire la suite…

LES COMMANDEMENTS DE NOTRE ÂME

Par Dr Edward Bach.

Tant que notre Âme et notre personnalité sont en harmonie, tout est joie et paix, bonheur et santé. Le conflit surgit quand notre personnalité s’écarte de la voie tracée par l’Âme, soit par l’entraînement de nos propres passions, soit par la persuasion des autres. Ce conflit est la cause profonde de la maladie et de l’insatisfaction. Peu importe notre tâche en ce monde – cireur de chaussures ou monarque, propriétaire ou paysan, riche ou pauvre – tant que nous accomplissons cette tache particulière selon les directives de l’Âme, tout va bien, et nous pouvons en outre être assurés que quelque position que nous occupions dans la vie, princière ou inférieure, elle contient les leçons et expériences nécessaires à ce moment de notre évolution et nous donne la meilleure chance pour notre développement. Lire la suite…

LES INFOS RUINENT LA SANTÉ

par Jean-Marc Dupuis.

Une autre idée intéressante développée par Roph Dobelli (1) est que les infos nuisent à la santé.

Elles rendent craintif et agressif, diminuent votre créativité et votre capacité de réfléchir. Arrêter totalement de lire le journal vous rendra plus heureux. C’est prouvé.

Les infos sont au cerveau ce que le sucre est au corps. Faciles à avaler, elles nous donnent de petites bouffées de plaisir, ne demandent aucun effort, mais finissent par nous pourrir. Loin de nous informer, les « infos » nous remplissent le crâne de faits qui n’ont aucune utilité pratique ni théorique dans nos vies, sur lesquels nous n’avons aucune prise, et qui bien souvent ne nous concernent aucunement. Lire la suite…

PROJET : FABRICATION D’UN RACONTE-TAPIS « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU »

Voici un excellent support de jeu pour aider les jeunes enfants à s’approprier l’histoire de « La leçon de Professeur Hibou » et s’identifier aux personnages.

Voici quelques indications pour la confection, qui nécessite quelques habiletés en couture : Lire la suite…

LA SOLITUDE

Par C.G. Jung.

Enfant, je me sentais solitaire, et je le suis encore aujourd’hui, car je sais et dois mentionner des choses que les autres, à ce qu’il semble, ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître. La solitude ne naît point de ce que l’on n’est pas entouré d’êtres, mais bien plus de ce que l’on ne peut leur communiquer les choses qui vous paraissent importantes, ou de ce que l’on trouve valables des pensées qui semblent improbables aux autres. Ma solitude commença avec l’expérience vécue de mes rêves précoces et atteignit son apogée à l’époque où je me confrontais avec l’inconscient. Quand un homme en sait plus long que les autres, il devient solitaire. Mais la solitude n’est pas nécessairement en opposition à la communauté, car nul ne ressent plus profondément la communauté que le solitaire ; et la communauté ne fleurit que là où chacun se rappelle sa nature et ne s’identifie pas aux autres. Lire la suite…

LA MAISON ET LE MONDE

Par Hélène Lubienska de Lenval.

Dehors il y a le monde. Dehors il a le bruit. Il y a la hâte, la convoitise, la vanité. Mais la maison ce n’est pas dehors : c’est dedans. Ce n’est pas le monde, c’est nous. Il ne tient qu’à nous de remplir la maison de silence.

Le silence repose, apaise, guérit, console. Il répare les forces, protège la vie, favorise la pensée. Le silence rend meilleur. Lui seul met d’accord l’esprit et la matière. Lire la suite…

QU’AS-TU QUE TU N’AIES PAS REÇU EN DON ?

par Christiane Singer.

L’homo technicus-economicus croit aussi, à sa manière, se suffire à lui-même. Arrogant, demiurge, autosatisfait, il se frotte les mains, dispose de tout ce qu’offre la planète, s’arroge tous les droits, ignore ses devoirs, coupe les liens qui le relient aux autres humains, à la nature, à l’histoire et au cosmos. Il pousse si loin l’émancipation qu’il court le risque de déchirer tous les fils et de décrocher, de se décrocher, de s’auto expulser de la création. Son idéologie est si simpliste que n’importe quel fondamentalisme religieux apparaît en comparaison subtil et pluriel. Un seul précepte, une seule loi, un seul paramètre, un seul étalon : le rendement ! Lire la suite…

DE LA COMPÉTITION

Par Albert Jacquart.

Le système ne choisit pas les meilleurs, il choisit les plus conformes, c’est dangereux.
[3mn 27]

MOTS D’ENFANTS À PROPOS DE « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU »

Angéline, 6 ans

Quand je pleure, dans ma maison, j’écoute mon cœur et c’est mon cœur qui me rassure et après, je trouve la joie.

Lubin, 5 ans

La voix peut te dire quelque chose même quand tu dors. J’ai entendu une autre voix qui m’a dit : « Si des petits écoutent leur cœur et qu’ils jouent avec des grands qui sont insolents, ils vont devenir comme eux, insolents et voleurs. Moi, je joue avec les enfants qui écoutent bien leur cœur, comme ça, je suis sage. » Lire la suite…

A PROPOS DES JEUX D’ENFANTS

par Dieter Sprock

Les enfants aiment jouer. Pas seulement les enfants des hommes. A chaque occasion qui s’offre pour observer le jeune être, on est frappé par sa joie de vivre, sa joie de bouger et de découvrir le monde et d’expérimenter de nouvelles choses. Qui ne connaît le jeu de jeunes chiens, quand ils se courent après, qu’ils zigzaguent, qu’ils s’arrêtent soudain, qu’ils regardent ce que l’autre fait et recommencent à courir, ou bien les sauts exubérants des petits veaux sur la prairie …? Nos enfants aussi aiment jouer et bouger, quand leur joie de vivre n’a pas été enrayée par une éducation erronée. Lire la suite…

UNE VIE TOUTE EN DURÉE, MAIS SANS INTENSITÉ : QUEL ENNUI !

Entretien avec Michel Faucheux, Maître de conférence en littérature à l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon

L’homme se définit par son imperfection et ses limites, affirme l’universitaire. Pactiser avec une science toute-puissante afin de vaincre la mort, c’est risquer de nous perdre nous-mêmes.

Est-ce que le drame métaphysique de Faust — pactiser avec le diable en échange de l’éternité — se joue encore aujourd’hui ?

Oui, excepté qu’au XXIème siècle, ce n’est plus avec le diable que nous passons un pacte. mais avec une science devenue une puissance dont nous ne maîtrisons pas toujours les effets. Cette science ne se contente plus de transformer le monde, elle est poussée par certains à réinventer l’être humain — par la biologie, la génétique, la robotique… — voire à le dépasser — par l’intelligence artificielle. Pour échapper à un futur dangereux, il nous faut, à l’inverse de Faust, renoncer à ce pacte. Lire la suite…

LE SILENCE QUI REND PRÉSENT

par Reza Moghaddassi.

« Il faut deux ou trois ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. » Proverbe chinois

Tout concert commence par un profond silence dans lequel le musicien cherche à s’accorder intérieurement avec la musique qu’il va jouer. Ce silence n’est pas le vide, mais une sortie du vide. Car, dans ce silence, quelqu’un se prépare à donner le meilleur de lui-même et à habiter ce qu’il va faire. Ce silence plein de promesses dans lequel chacun est appelé à sortir de son bavardage donne toute son importance à ce qui va suivre et permet de transformer un moment comme un autre en un événement. Il produit déjà l’unisson, puisqu’il concentre l’attention de tous dans la même direction. À la fin du concert, avant que les applaudissements ne viennent le couvrir — hélas, toujours trop tôt —, un autre silence, plein et riche, bouleversant, donne toute sa grâce à l’événement. Entourée par ces deux silences, la musique est comme arrachée au temps linéaire et entre dans une forme d’éternité — elle a toujours été et sera pour toujours. C’est du silence que s’élève toute musique et c’est au silence qu’elle retourne. Lire la suite…

TÉMOIGNAGES DE PROFESSEURS DES ÉCOLES EN MATERNELLE À PROPOS DE « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU »

Diane

La manière dont l’adulte accompagne l’enfant en utilisant le moyen donné par La leçon de Professeur Hibou est très importante.

Voici un exemple : B. est très sensible à la voix de son cœur, mais il se laisse entraîner par A. qui le pousse à dire et à faire des bêtises. Après un temps de silence, un jour, il a dit : « En fait, moi, je n’écoute pas trop mon cœur parce qu’il y a des enfants qui m’apprennent à faire le fou. » Lire la suite…

MON ÂME

Par C.G. Jung

Mon âme, où es-tu ? M’entends-tu ? Je parle, je t’appelle, es-tu là ? Je suis revenu, je suis rentré. J’ai secoué de mes pieds la poussière de tous les pays et je suis venu à toi, je suis avec toi ; après de si longues années de longue marche je suis à nouveau venu vers toi. Veux-tu que je te raconte tout ce que j’ai regardé, vécu, ingurgité ? Ou bien ne veux-tu rien entendre de tous ces bruits de la vie et du monde ? Mais il faut que tu saches une chose, il y a une chose que j’aie apprise : Que l’on doit vivre cette vie. Cette vie est le chemin, le chemin que l’on cherche depuis si longtemps et qui mène à l’inconcevable que nous qualifions de divin. Il n’y a pas d’autre chemin. Tous les autres chemins sont de mauvais chemins. J’ai trouvé le bon chemin ; il m’a conduit jusqu’à toi jusqu’à mon âme. Lire la suite…

NOUS SOMMES TOUS RELIÉS

Par Myriam Gablier

Le mouvement et l’interdépendance : la vision holistique du monde

L’intrication quantique nous bouscule. Ce phénomène qui montre que les particules sont reliées même à distance est une invitation à nourrir une vision holistique du monde.

Imaginez une vague, cette forme émergente et dynamique que peut prendre l’eau. Est-ce que la vague peut être considérée comme un objet séparé de l’océan ? Peut-elle être vue comme une réalité statique et finalisée ? Non. Elle passe dans l’eau, l’eau se prête à elle. Il y a bien eu ce que nous appelons une vague et pourtant il est difficile de la « chosifier » séparément de l’arrière-plan. En comprenant ce dilemme, vous avez compris un des problèmes majeurs de la physique quantique. Les particules élémentaires n’apparaissent pas comme des choses fixes et délimitées, totalement différenciées de ce qui les entoure. Elles ressemblent plutôt à des phénomènes en mouvement, perçant depuis une dimension que nous ne connaissons encore que mal. Lire la suite…

LA PAROLE

Par Khalil Gibran

…Puis un érudit dit, Parle-nous de la Parole.

Et il répondit, disant : Vous parlez quand vous cessez d’être en paix avec vos pensées ; Et quand vous ne pouvez d’avantage demeurer dans la solitude de votre cœur vous venez vivre dans vos lèvres, et leur son devient un divertissement et un passe-temps. Dans bien de vos paroles, la pensée est à moitié massacrée. Car la pensée est un oiseau de l’espace, qui dans une cage de mots peut certes déplier ses ailes, mais ne peut voler. Il y a ceux parmi vous qui recherchent le bavard de peur d’être seul. Le silence de la solitude révèle à leurs yeux leur moi dans sa nudité et ils voudraient s’enfuir. Lire la suite…

PROJET : LES ANIMAUX DE « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU » AU FIL DES SAISONS

En classe de maternelle, afin de maintenir éveillé l’intérêt pour l’histoire tout au long de l’année, il est intéressant, en arts plastiques, d’imaginer l’environnement de chaque animal selon la saison traversée. Voici quelques exemples :

L’automne

Sur une feuille Canson, commencer par tracer au pinceau un cadre avec de l’encre grise. Puis dessiner à l’intérieur un arbre aux pastels, et Madame Écureuil. Pour colorer le fond, passer d’abord de l’eau avec un pinceau, puis des encres aux couleurs vives. Coller ensuite divers éléments illustrant l’automne : feuilles sèches, glands, faines de hêtre, papier de soie déchiré, écorces, etc. Ajouter, en relief, collé sur une rondelle de liège, Professeur Hibou découpé et colorié. Lire la suite…

DISCIPLINE DE LA LIBERTÉ

par Maria Montessori

Voici un autre principe difficilement compris par les partisans de l’école ordinaire. Comment obtenir la discipline dans une classe d’enfants libres ?

Certainement, dans notre système, nous avons une conception différente de la discipline. Si la discipline est fondée sur la liberté, elle doit nécessairement être active. Il n’est pas dit qu’un individu soit discipliné, seulement lorsqu’il est devenu artificiellement silencieux comme un muet, et immobile comme un paralytique. Celui-là est un individu anéanti mais non discipliné.

Nous appelons discipliné un individu qui est maitre de lui-même et qui peut, par conséquent, disposer de lui là où il faut suivre une règle de vie. Lire la suite…

À L’AUBE D’UNE NOUVELLE CIVILISATION : LA RÉVOLUTION DE LA PENSÉE

par Corinne Viggiano

L’intensification des mouvements sociaux à l’échelle de la planète nous renvoie au désarroi d’une grande partie des peuples face à des conditions de vie de plus en plus difficiles dont les causes sont liées et se génèrent mutuellement.

C’est parce que notre système économique est fondé sur le pouvoir de l’argent et de la spéculation indépendamment de toute frontière que les systèmes politiques nationaux dépendants des flux monétaires mondiaux n’ont plus de pouvoir réel de décision, et c’est pour cette raison que les peuples sont menés comme du bétail pour entretenir une économie fictive qui profite aux uns en enlevant le pain de la bouche des autres. Lire la suite…

COHÉRENCE CARDIAQUE

Nouvelles lumières sur l’intuition

Par Mireille Rosselet-Capt *

Et si le cerveau percevait moins bien et moins vite que le cœur ? Et si cela était désormais prouvé ? Et si la perception intuitive s’apprêtait à prendre le pas sur l’approche purement cognitive ? Plongée dons un monde à portée de la main qui bouleverse nos repères.

Il y a des modes en matière d’explication scientifique, et si notre époque privilégie l’acteur « cerveau », lui donnant même la prédominance absolue, il n’en fut pas toujours ainsi. Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, c’était le cœur qui prédominait – non pas tant l’organe (Kardia) que la disposition à « avoir du cœur » (thymos), qui régissait les élans affectifs, la générosité et la noblesse. De nos jours, on demanderait plutôt à nos héros « Rodrigue, as-tu du cerveau ?» – ce cerveau qui, pour Hippocrate encore, n’était qu’un viscère, certes indispensable, mais qui ne faisait, après tout, que sécréter de la pensée comme d’autres font de la bile ou de la lymphe… Lire la suite…

TÉMOIGNAGES DE PARENTS À PROPOS DE « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU »

Mère d’Éric, 4 ans

Cette histoire a vraiment eu un impact sur le comportement de mon fils. Il a très bien compris la morale de cette histoire et l’applique au quotidien.

À l’école, pendant la récréation, les copains de mon fils ont pris à partie un petit garçon et l’ont frappé à coup de pieds, violemment. En rentrant de l’école, je lui ai demandé de m’expliquer ce qui s’est passé ; il m’a répondu que lui n’avait pas frappé le petit garçon car son cœur lui avait dit que ce n’était pas bien et que ses copains n’avaient pas écouté leur cœur. Lire la suite…

L’ÉDUCATION NE CONSISTE PAS À APPRENDRE DANS DES LIVRES

Par Krishnamurti

Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux – comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci – où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté – on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Lire la suite…

STOP À LA CONFUSION ENTRE L’ÉGALITARISME ET L’ÉGALITÉ !

Par Nicole Duprat, Professeur des écoles à la retraite.

 « Ce que l’Amour peut faire, l’Amour ose l’accomplir » – Shakespeare

Les sociétés éprises d’égalité attisent souvent une confusion avec l’égalitarisme menant à des logiques de division, de rivalité, de jalousies sociales, de paupérisation et donnent naissance au relativisme alors que toutes les opinions ne se valent pas. L’idée que toutes les opinions sont respectables et se valent détruit l’échelle des valeurs. Certaines ont des qualités que d’autres n’ont pas. Le relativisme est une dictature qui en prenant le prétexte du « respect des différences » homogénéise tout par la transgression et la démagogie. Si tout se vaut rien ne vaut. Lire la suite…

MOTS D’ENFANTS À PROPOS DE « LA LEÇON DE PROFESSEUR HIBOU »

Jullian, 7 ans

La leçon de Professeur Hibou m’a beaucoup aidé à pardonner, à être plus calme, à ne plus faire de bêtises et à écouter mon cœur. À l’école je suis plus sage en classe, plus heureux, plus calme. Avec mes amis je les aide, je les console. Cela m’a appris plein de choses que je ne faisais pas avant. Lire la suite…