LECTURES CHOISIES

LES COMMANDEMENTS DE NOTRE ÂME

Par Dr Edward Bach.

Tant que notre Âme et notre personnalité sont en harmonie, tout est joie et paix, bonheur et santé. Le conflit surgit quand notre personnalité s’écarte de la voie tracée par l’Âme, soit par l’entraînement de nos propres passions, soit par la persuasion des autres. Ce conflit est la cause profonde de la maladie et de l’insatisfaction. Peu importe notre tâche en ce monde – cireur de chaussures ou monarque, propriétaire ou paysan, riche ou pauvre – tant que nous accomplissons cette tache particulière selon les directives de l’Âme, tout va bien, et nous pouvons en outre être assurés que quelque position que nous occupions dans la vie, princière ou inférieure, elle contient les leçons et expériences nécessaires à ce moment de notre évolution et nous donne la meilleure chance pour notre développement. Lire la suite…

LES INFOS RUINENT LA SANTÉ

par Jean-Marc Dupuis.

Une autre idée intéressante développée par Roph Dobelli (1) est que les infos nuisent à la santé.

Elles rendent craintif et agressif, diminuent votre créativité et votre capacité de réfléchir. Arrêter totalement de lire le journal vous rendra plus heureux. C’est prouvé.

Les infos sont au cerveau ce que le sucre est au corps. Faciles à avaler, elles nous donnent de petites bouffées de plaisir, ne demandent aucun effort, mais finissent par nous pourrir. Loin de nous informer, les « infos » nous remplissent le crâne de faits qui n’ont aucune utilité pratique ni théorique dans nos vies, sur lesquels nous n’avons aucune prise, et qui bien souvent ne nous concernent aucunement. Lire la suite…

LA SOLITUDE

Par C.-G. Jung.

Enfant, je me sentais solitaire, et je le suis encore aujourd’hui, car je sais et dois mentionner des choses que les autres, à ce qu’il semble, ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître. La solitude ne naît point de ce que l’on n’est pas entouré d’êtres, mais bien plus de ce que l’on ne peut leur communiquer les choses qui vous paraissent importantes, ou de ce que l’on trouve valables des pensées qui semblent improbables aux autres. Ma solitude commença avec l’expérience vécue de mes rêves précoces et atteignit son apogée à l’époque où je me confrontais avec l’inconscient. Quand un homme en sait plus long que les autres, il devient solitaire. Mais la solitude n’est pas nécessairement en opposition à la communauté, car nul ne ressent plus profondément la communauté que le solitaire ; et la communauté ne fleurit que là où chacun se rappelle sa nature et ne s’identifie pas aux autres. Lire la suite…

LA MAISON ET LE MONDE

Par Hélène Lubienska de Lenval.

Dehors il y a le monde. Dehors il a le bruit. Il y a la hâte, la convoitise, la vanité. Mais la maison ce n’est pas dehors : c’est dedans. Ce n’est pas le monde, c’est nous. Il ne tient qu’à nous de remplir la maison de silence.

Le silence repose, apaise, guérit, console. Il répare les forces, protège la vie, favorise la pensée. Le silence rend meilleur. Lui seul met d’accord l’esprit et la matière. Lire la suite…

QU’AS-TU QUE TU N’AIES PAS REÇU EN DON ?

par Christiane Singer.

L’homo technicus-economicus croit aussi, à sa manière, se suffire à lui-même. Arrogant, demiurge, autosatisfait, il se frotte les mains, dispose de tout ce qu’offre la planète, s’arroge tous les droits, ignore ses devoirs, coupe les liens qui le relient aux autres humains, à la nature, à l’histoire et au cosmos. Il pousse si loin l’émancipation qu’il court le risque de déchirer tous les fils et de décrocher, de se décrocher, de s’auto expulser de la création. Son idéologie est si simpliste que n’importe quel fondamentalisme religieux apparaît en comparaison subtil et pluriel. Un seul précepte, une seule loi, un seul paramètre, un seul étalon : le rendement ! Lire la suite…

UNE VIE TOUTE EN DURÉE, MAIS SANS INTENSITÉ : QUEL ENNUI !

Entretien avec Michel Faucheux, Maître de conférence en littérature à l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon

L’homme se définit par son imperfection et ses limites, affirme l’universitaire. Pactiser avec une science toute-puissante afin de vaincre la mort, c’est risquer de nous perdre nous-mêmes.

Est-ce que le drame métaphysique de Faust — pactiser avec le diable en échange de l’éternité — se joue encore aujourd’hui ?

Oui, excepté qu’au XXIème siècle, ce n’est plus avec le diable que nous passons un pacte. mais avec une science devenue une puissance dont nous ne maîtrisons pas toujours les effets. Cette science ne se contente plus de transformer le monde, elle est poussée par certains à réinventer l’être humain — par la biologie, la génétique, la robotique… — voire à le dépasser — par l’intelligence artificielle. Pour échapper à un futur dangereux, il nous faut, à l’inverse de Faust, renoncer à ce pacte. Lire la suite…

LE SILENCE QUI REND PRÉSENT

par Reza Moghaddassi.

« Il faut deux ou trois ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. » Proverbe chinois

Tout concert commence par un profond silence dans lequel le musicien cherche à s’accorder intérieurement avec la musique qu’il va jouer. Ce silence n’est pas le vide, mais une sortie du vide. Car, dans ce silence, quelqu’un se prépare à donner le meilleur de lui-même et à habiter ce qu’il va faire. Ce silence plein de promesses dans lequel chacun est appelé à sortir de son bavardage donne toute son importance à ce qui va suivre et permet de transformer un moment comme un autre en un événement. Il produit déjà l’unisson, puisqu’il concentre l’attention de tous dans la même direction. À la fin du concert, avant que les applaudissements ne viennent le couvrir — hélas, toujours trop tôt —, un autre silence, plein et riche, bouleversant, donne toute sa grâce à l’événement. Entourée par ces deux silences, la musique est comme arrachée au temps linéaire et entre dans une forme d’éternité — elle a toujours été et sera pour toujours. C’est du silence que s’élève toute musique et c’est au silence qu’elle retourne. Lire la suite…

MON ÂME

Par C.-G. Jung

Mon âme, où es-tu ? M’entends-tu ? Je parle, je t’appelle, es-tu là ? Je suis revenu, je suis rentré. J’ai secoué de mes pieds la poussière de tous les pays et je suis venu à toi, je suis avec toi ; après de si longues années de longue marche je suis à nouveau venu vers toi. Veux-tu que je te raconte tout ce que j’ai regardé, vécu, ingurgité ? Ou bien ne veux-tu rien entendre de tous ces bruits de la vie et du monde ? Mais il faut que tu saches une chose, il y a une chose que j’aie apprise : Que l’on doit vivre cette vie. Cette vie est le chemin, le chemin que l’on cherche depuis si longtemps et qui mène à l’inconcevable que nous qualifions de divin. Il n’y a pas d’autre chemin. Tous les autres chemins sont de mauvais chemins. J’ai trouvé le bon chemin ; il m’a conduit jusqu’à toi jusqu’à mon âme. Lire la suite…

NOUS SOMMES TOUS RELIÉS

Par Myriam Gablier

Le mouvement et l’interdépendance : la vision holistique du monde

L’intrication quantique nous bouscule. Ce phénomène qui montre que les particules sont reliées même à distance est une invitation à nourrir une vision holistique du monde.

Imaginez une vague, cette forme émergente et dynamique que peut prendre l’eau. Est-ce que la vague peut être considérée comme un objet séparé de l’océan ? Peut-elle être vue comme une réalité statique et finalisée ? Non. Elle passe dans l’eau, l’eau se prête à elle. Il y a bien eu ce que nous appelons une vague et pourtant il est difficile de la « chosifier » séparément de l’arrière-plan. En comprenant ce dilemme, vous avez compris un des problèmes majeurs de la physique quantique. Les particules élémentaires n’apparaissent pas comme des choses fixes et délimitées, totalement différenciées de ce qui les entoure. Elles ressemblent plutôt à des phénomènes en mouvement, perçant depuis une dimension que nous ne connaissons encore que mal. Lire la suite…

À L’AUBE D’UNE NOUVELLE CIVILISATION : LA RÉVOLUTION DE LA PENSÉE

par Corinne Viggiano

L’intensification des mouvements sociaux à l’échelle de la planète nous renvoie au désarroi d’une grande partie des peuples face à des conditions de vie de plus en plus difficiles dont les causes sont liées et se génèrent mutuellement.

C’est parce que notre système économique est fondé sur le pouvoir de l’argent et de la spéculation indépendamment de toute frontière que les systèmes politiques nationaux dépendants des flux monétaires mondiaux n’ont plus de pouvoir réel de décision, et c’est pour cette raison que les peuples sont menés comme du bétail pour entretenir une économie fictive qui profite aux uns en enlevant le pain de la bouche des autres. Lire la suite…

COHÉRENCE CARDIAQUE

Nouvelles lumières sur l’intuition

Par Mireille Rosselet-Capt *

Et si le cerveau percevait moins bien et moins vite que le cœur ? Et si cela était désormais prouvé ? Et si la perception intuitive s’apprêtait à prendre le pas sur l’approche purement cognitive ? Plongée dons un monde à portée de la main qui bouleverse nos repères.

Il y a des modes en matière d’explication scientifique, et si notre époque privilégie l’acteur « cerveau », lui donnant même la prédominance absolue, il n’en fut pas toujours ainsi. Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, c’était le cœur qui prédominait – non pas tant l’organe (Kardia) que la disposition à « avoir du cœur » (thymos), qui régissait les élans affectifs, la générosité et la noblesse. De nos jours, on demanderait plutôt à nos héros « Rodrigue, as-tu du cerveau ?» – ce cerveau qui, pour Hippocrate encore, n’était qu’un viscère, certes indispensable, mais qui ne faisait, après tout, que sécréter de la pensée comme d’autres font de la bile ou de la lymphe… Lire la suite…

STOP À LA CONFUSION ENTRE L’ÉGALITARISME ET L’ÉGALITÉ !

Par Nicole Duprat, Professeur des écoles à la retraite.

 « Ce que l’Amour peut faire, l’Amour ose l’accomplir » – Shakespeare

Les sociétés éprises d’égalité attisent souvent une confusion avec l’égalitarisme menant à des logiques de division, de rivalité, de jalousies sociales, de paupérisation et donnent naissance au relativisme alors que toutes les opinions ne se valent pas. L’idée que toutes les opinions sont respectables et se valent détruit l’échelle des valeurs. Certaines ont des qualités que d’autres n’ont pas. Le relativisme est une dictature qui en prenant le prétexte du « respect des différences » homogénéise tout par la transgression et la démagogie. Si tout se vaut rien ne vaut. Lire la suite…

LE SAVOIR DU CŒUR

Par C.G. Jung.

Le savoir du cœur ne se trouve dans aucun livre et dans la bouche d’aucun professeur, mais il grandit en toi comme la graine verte sort de la terre noire. Lire la suite…

JEAN-MICHEL BESNIER : « CE N’EST PAS RÉACTIONNAIRE… »

… que d’aborder l’amélioration qui prétend résulter des NBIC comme la traduction d’un parti pris (idéologique, politique, industriel, civilisationnel…) sur le format que l’on voudrait imposer à l’humain – un parti pris en tant que tel discutable. »

par l’AFCIA Association Française Contre l’Intelligence Artificielle Lire la suite…

MOURIR ? PLUTÔT CREVER !

Par Clément Doedens*.

The Guardian, Londres, novembre 2016. « La justice britannique a autorisé en octobre une jeune fille de 14 ans atteinte d’un cancer à être conservée à très basse température après sa mort, comme elle en avait émis le souhait » …

L’hominisation, ce processus qui sépara définitivement nos ancêtres préhistoriques du commun des primates, franchit assurément une étape décisive avec l’instauration de rites funéraires. Accorder un statut particulier aux morts, revient à distinguer aussi les vivants de la même espèce, qui bientôt prétendront survivre dans un autre monde, puis ressusciter, et enfin ne plus mourir du tout ! Lire la suite…

MERCI

par Reza Moghaddassi

Il faut peut-être toute une vie pour comprendre ce mot qu’on nous a appris dans notre enfance, et surtout pour en vivre pleinement le sens. Il ne se limite pas à une formule de politesse ; il témoigne, s’il est vécu, d’une reconnaissance et d’une gratitude envers celui qui donne. Il est aussi le signe que nous avons su recevoir. « Merci » est beaucoup plus qu’un mot, il est une modalité de l’être. Il est même, vraisemblablement, la porte d’entrée d’une vie qui cherche à goûter à la saveur d’être. Lire la suite…

LE MONDE S’EST DÉSHUMANISÉ

Par C.G. Jung.

A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s’est déshumanisé. L’homme se sent isolé dans le cosmos, car il n’est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective inconsciente avec ses phénomènes. Lire la suite…

FACE À LA MONDIALISATION, L’AFRICAIN EST GÉRÉ PAR L’IGNORANCE ET L’INCONSCIENCE

Par Simon Magbenga, économiste national au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) à la retraite.

Partout, c’est à travers l’ignorance que l’on tient les masses sous la tyrannie. Il suffit pour cela de leur faire croire qu’elles sont dans le bon sens, afin d’obtenir leur soumission et leur servilité aveugles au bâton qui les fait marcher et croupir dans la misère. Lire la suite…

LE TRANSHUMANISME : QUAND LA SCIENCE DEVIENT UNE (MAUVAISE) RELIGION

par Jean Staune.

En effet, cette question de la nature de notre conscience n’a pas seulement un intérêt philosophique, elle est vitale pour l’avenir de l’humanité. Et ce à cause d’un mouvement dont on commence à beaucoup parler et dont on parlera encore davantage au cours du XXIème siècle : le transhumanisme. Lire la suite…

DE LA LIBERTÉ PERSONNELLE DES DROITS À L’AUTORITÉ EN SOI

par Corinne Viggiano.

Notre société est en pleine mutation, ce qui signifie que l’on vit encore avec la mentalité égoïste et sectaire de l’ancien monde, même si celui-ci ne fonctionne plus, tout en pressentant qu’il est dépassé et qu’il faut trouver une autre solution.

Ce déséquilibre est flagrant dans le contexte de l’éducation, comme celui de l’école où de plus en plus d’enseignants ont du mal à gérer les nouvelles générations porteuses de comportements de plus en plus individualistes, légitimés par la société des « droits à » et de la revendication permanente. C’est le constat que dresse Mme Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie en collège, auteur d’un livre « Génération “J’ai le droit” », et celui de M. Alain Laurent, philosophe (ancien enseignant), lors d’un débat publié dans le journal Marianne. Lire la suite…

À LA CONQUÊTE DE LA CONSCIENCE

Par C.G. Jung.

(Extrait)

Plus je me suis, au cours des ans, attaché à ces problèmes, plus s’est affermie en moi l’impression que notre éducation moderne est d’une maladive unilatéralité. Certes, il est judicieux d’ouvrir les yeux et les oreilles de la jeunesse aux perspectives du vaste monde, mais c’est folie que de croire avoir ainsi préparé suffisamment les êtres jeunes à la vie !

Cette éducation permet tout juste à l’être jeune une adaptation extérieure aux réalités du monde; mais personne ne songe à une adaptation au soi, aux puissances de l’âme dont l’omnipotence dépasse de très loin tout ce que le monde extérieur peut recéler de grandes puissances. Lire la suite…

L’INTELLIGENCE DU CŒUR : L’INSTITUT HEARTMATH

L’intelligence du cœur influence notre pensée

En ce qui concerne l’intelligence du coeur, la plupart d’entre nous ont appris que le cœur doit s’adapter aux « ordres » envoyés par le cerveau sous forme de signaux neuronaux. En réalité, le coeur envoie plus d’informations au cerveau que le cerveau n’en envoie au cœur ! Ces signaux cardiaques ont un effet significatif sur la fonction cérébrale. Ils influent sur le traitement émotionnel ainsi que sur les facultés cognitives comme l’attention, la perception, la mémoire et la résolution de problèmes. Lire la suite…

ET SI LA CONNERIE HUMAINE ÉTAIT BIEN PLUS À CRAINDRE QUE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Par Charles Hadji

« Le contraire de la connerie, ce n’est pas la logique », disait le grand professeur René Zazzo (psychologue français mort en 1995) .

L’intelligence artificielle (IA) a le vent en poupe. À tel point que ses succès, et ses conquêtes, pourraient faire d’elle une grande menace pour l’humanité. L’homme, équipé de sa modeste intelligence naturelle, doit-il donc avoir peur d’une concurrence (déloyale ?) de l’IA ? Se pencher sur cette question expose à quelques surprises. Lire la suite…

CHIMÈRES HOMME-ANIMAL : JUSQU’OÙ IRONT LES MANIPULATIONS D’EMBRYONS ?

La revue américaine Cell a publié une étude révélant la création d’embryons chimères par des chercheurs. L’objectif affiché est celui de parvenir à « cultiver » des organes humains à l’intérieur d’animaux, pour obtenir des greffons, par exemple.

La technique utilise d’un côté des cellules souches humaines totipotentes (issues d’embryons humains ou de cellules somatiques reprogrammées) : ce sont des cellules capables de se transformer en n’importe quel tissu et organe. Et de l’autre côté, des embryons animaux, de cochon en l’occurrence dans ces travaux. Lire la suite…

LES HOMMES NE VEULENT PAS LA GUERRE … … OU COMMENT L’ON CRÉE LES GUERRES

par Dieter Sprock.

« Les masses ne sont jamais avides de faire la guerre, aussi longtemps qu’elles ne sont pas empoisonnées par la propagande. »(1) Albert Einstein

L’histoire de l’humanité est parsemée de guerres et de violence. La liste des guerres depuis l’antiquité est presque interminable et l’ampleur de la destruction et de la souffrance humaine, créée par la guerre, hier et aujourd’hui, inimaginable. Les deux guerres mondiales du siècle passé ont provoqué, à elles seules environ 150 millions de morts et de blessés, dont une grande partie de victimes civiles: femmes, enfants, personnes âgées. Le nombre de personnes ayant perdu leur vie depuis la Seconde Guerre mondiale suite aux guerres et à d’autres excès de violence humaine pourrait bien atteindre les 100 millions de victimes. – La Suisse a 8 millions d’habitants. – Face à ce bilan tragique, nous ne pouvons fermer les yeux. Lire la suite…

LA COMMUNICATION NON-VIOLENTE À L’ÉPREUVE DU RÉEL

Par Diane Combes.

La Communication Non Violente (CNV) initiée par le psychologue américain Marshall B. Rosenberg(1)dans les années 80, fait partie de ce grand courant de pensées et de pratiques qui, pendant la seconde moitié du XXème siècle, a tenté de faire la synthèse entre les conceptions occidentales et orientales de l’existence.

L’approche purement rationnelle ayant montré ses limites, les psychologues, thérapeutes et penseurs se sont tournés vers les spiritualités orientales pour chercher une voie d’équilibre. De même que pour la Méditation de Pleine Conscience et pour la plupart des méthodes de connaissance de soi, une approche hybride a été créée. En laïcisant les traditions ancestrales, les chercheurs ont finalement exclu la dimension métaphysique qu’elles véhiculaient pour ne garder que des techniques de soin ou de confort. Lire la suite…

LE MOMENT LE PLUS IMPORTANT DE MA VIE C’EST LE PRÉSENT, L’ÊTRE LE PLUS IMPORTANT CELUI QUI SE TROUVE DEVANT MOI À CE MOMENT-CI. ET L’ACTE LE PLUS IMPORTANT C’EST TOUJOURS L’AMOUR.

– Maître Eckhart, théologien et philosophe dominicain, 1260-1328

OBÉIR OU DÉSOBÉIR ?

Par Denis Marquet.

Extraits du livre « Eléments de philosophie angélique » de Denis Marquet – Edition Albin Michel

Ob-éir est composé de la racine -éir, qui signifie « écouter », et du préfixe ob-, qui signifie « au-devant de, à la rencontre de ». La véritable obéissance consiste donc à se mettre à l’écoute de ce qui vient à notre rencontre. C’est-à-dire du réel. Obéir, c’est s’ouvrir à l’Autre, sous toutes ses formes : l’adversité, ce qui s’oppose à moi ; l’inattendu, ce qui déjoue mes plans, mes projections mentales ; l’altérité d’autrui, qui excède mon savoir et mes prises de possessions. Obéir, c’est l’ego qui s’ouvre à ce qui le transcende, et c’est pourquoi la véritable obéissance permet un dépassement de l’ego. Lire la suite…

CE QUE NOUS PRÉPARE LA SCIENCE : RESTERONS-NOUS ENCORE DES HUMAINS ?

Par Pr Chems Eddine Chitour.

« La Science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes » Jean Rostand (biologiste)

Introduction 

Il est d’usage de dire et d’écrire que la science à terme, a vocation à tout expliquer et que rien n’arrête le progrès catalysé, justement, par une science conquérante dont on dit qu’elle s’oppose à la religion en ce sens que les miracles sortent de plus en plus des laboratoires poussant ainsi les religions dans leurs derniers retranchements surtout quand elles font preuve de concordisme qui est la grande erreur à ne pas faire. La science est par essence dynamique et donc sujette à éternel réajustement, ce qui ne devrait pas être le cas des religions par postulat d’essence divine valables en tout temps et en tout lieu. Souvenons-nous de Galilée – convoqué par l’Eglise, pour avoir affirmé simplement que la terre était ronde et tournait autour du soleil-. Son avocat dans sa plaidoirie eut cette phrase lumineuse : « Galilée ne vous dit pas comment aller au ciel, mais comment est le ciel » Lire la suite…

LE CŒUR EST LE TAMBOUR DU MONDE

La recherche en cardiologie nous donne de précieuses ressources pour se frayer une voie d’entrée vers le grand Mystère de ce qui se cache dans le cœur. Elle nous explique que les battements du cœur sont réguliers, mais pas trop, un peu comme si c’était une régularité inexacte, vivante. La variabilité cardiaque peut passer tantôt de 998 ms, à 1022 ms, puis 889 ms, etc… Même si sa moyenne est 1000 ms, elle n’est pas de 1000. Imperfection de la nature, ou mystère de l’Univers qui échappe à notre entendement ? En réalité, on a déterminé que la santé, physique et psychique, est caractérisée par une variabilité cardiaque importante, à ces irrégularités, c’est ce que l’on appelle la “cohérence cardiaque”. Au contraire, au plus le curseur va vers le stress, le burnout, la dépression, au plus la variabilité cardiaque diminue et se fixe autour d’une valeur… Lire la suite…