19. LE JUSTE EMPLOI DU POUVOIR

Selon que l’on approche l’existence pleinement éveillé à notre identité spirituelle-commune ou non, on vit, pense et agit sous l’éclairage de l’Esprit de Vie ou sous l’emprise de l’esprit du Monde.

En cette époque décisive de mutation, chaque Homme doit devenir conscient de son sens d’être et de sa fonction dans le contexte Cosmique ; conscient que l’existence n’est qu’un passage, que rien ne lui appartient en propre, et que le pouvoir dont la Nature l’a pourvu est un don de la Vie qu’il se doit de bien employer.

Chaque individu est doté d’Intelligence de cœur et de Raison, de pouvoirs spirituels et matériels, pour vivre en accord avec la voix de la Conscience, contribuer à l’évolution des mentalités et assurer la pérennité harmonieuse de l’humanité. Abuser de son pouvoir pour assouvir des intérêts égoïstes, pour nuire à son semblable, l’exploiter, le manipuler ou le dominer est donc totalement illégitime, pervers et destructeur.

QUAND L’AMOUR EST ABSENT,
LE POUVOIR CORROMPT, DIVISE ET DRESSE LES UNS CONTRE LES AUTRES.

L’Homme moderne, coupé de son identité spirituelle et ignorant la loi suprême de l’Amour, vit à son insu sous l’emprise de l’esprit d’un monde qui a rompu tout lien avec la source mystérieuse de la réalité.

Identifié à sa seule dimension terrestre, plongé dans le subjectivisme, il est réduit à l’état d’animal domestique, dépourvu de responsabilité réelle et de dignité. Sans référence intérieure, il est enchainé aux valeurs éphémères du monde, formaté par l’idéologie, la propagande et les valeurs de l’époque. Il est avide de pouvoir personnel, ne cherche que la facilité, le plaisir et le confort, et ne vit que dans le paraître.

Dans un tel contexte d’aveuglement spirituel, se perpétue un monde matérialiste, gouverné par un système de dominants-dominés où règne la loi de la jungle, la loi du plus fort, du plus malin, du plus cynique.

L’ÉTAT DU MONDE DÉPEND DE L’USAGE QUE L’HOMME FAIT DE SON POUVOIR.

Pendant des millénaires, l’humanité a évolué reliée à la dimension métaphysique de la réalité par l’intermédiaire de divers systèmes religieux et spirituels. Mais pour que le Monde Nouveau voie le jour, chacun doit s’individuer, Être Un en lui-même, autonome spirituellement et responsable du juste emploi de son pouvoir.

Ce n’est qu’éveillé au plan universel de la Conscience, éclairé par l’Esprit de Vie, que l’individu devient conscient de sa fonction d’Homme et œuvre à son propre accomplissement dans la plénitude et la joie de vivre. Ce n’est qu’unis par leur identité spirituelle-commune, en partageant une même compréhension du sens de l’existence, que les Hommes vivront dans la solidarité, le respect et l’enrichissement mutuels.

Seule une humanité Une en Conscience, exerçant le pouvoir en accord avec l’Autorité suprême de la Vie, fera naitre un monde en paix, géré par une Démocratie éclairée.

LE MONDE ANCIEN SE MEURT,
ET L’HUMANITÉ DOIT CONNAITRE UNE VÉRITABLE RENAISSANCE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 26 août 2017.

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17. ÉDUQUER AUTREMENT

L’Homme, doté de cœur et de raison, évolue en conscience et a une mission particulière à remplir sur terre. Porteur d’Unité et d’Amour dans le monde, il a besoin d’une éducation éclairée et équilibrée qui le prépare à la fois à la vie intérieure, individuelle, et à la vie extérieure, sociale ; une éducation qui, d’une part, l’éveille à son état d’Homme et, d’autre part, l’aide à intégrer le monde et à maîtriser les réalités existentielles.

UNE ÉDUCATION RÉALISTE MÈNE À LA PLEINE CONSCIENCE
DU SENS DE L’EXISTENCE DANS LE CONTEXTE UNITAIRE DE LA VIE
AINSI QU’À LA PLEINE PRÉSENCE DANS LE MONDE.

À sa naissance et pendant quelques années, l’enfant baigne dans un état de conscience unitaire, impersonnel et universel, dans la pureté et l’innocence. Vers 3-4 ans, il s’éveille peu à peu à sa personnalité, à son désir et à sa volonté propre. Il est fasciné par le monde qui l’entoure, aime découvrir, apprendre et comprendre, et cherche à exercer son pouvoir sur les êtres et les choses.

C’est le moment propice pour l’éveiller à l’Intelligence du cœur, à la voix de la Conscience – la voix de son cœur – qui lui dicte comment employer son pouvoir de façon juste et l’empêche de se laisser entrainer par la malignité sous toutes ses formes.

Éveillé à sa verticalité intérieure – son axe d’équilibre dans le monde où tout change en permanence –, il devient capable de distinguer « ce que veut sa tête », qui exprime son désir personnel égotique, de ce que lui dicte son cœur, qui exprime la volonté de la Vie.

Il sent que cette voix intérieure le rend maître de lui-même, et il est fier de pouvoir agir seul « comme un grand ». Il découvre l’autodiscipline qui l’aide à instaurer de justes relations avec lui-même, les autres et le monde.

L’ÉVEIL À L’INTELLIGENCE DU CŒUR FAIT NAÎTRE L’AUTONOMIE DE LA PENSÉE,
LA CONFIANCE EN SOI ET L’EMPATHIE.

Dès sa naissance, l’enfant doit être considéré comme un Homme à part entière et traité avec dignité. Éduquer n’est ni laisser faire, ni dresser ou formater.

L’autorité juste, ferme et bienveillante dont tout enfant a besoin pour se sécuriser et se structurer n’a rien à voir avec le laxisme irresponsable qui mène à l’enfant-Roi, ni avec l’autoritarisme répressif et injuste qui engendre la révolte ou, au contraire, la peur, l’inhibition et le repli sur soi.

ÉDUQUER DEMANDE UN JUSTE ÉQUILIBRE ENTRE AUTORITÉ ET LIBERTÉ.

Pour grandir et s’épanouir librement, l’enfant a besoin de références stables qu’il aime, qu’il respecte et en qui il a confiance. Il a besoin de l’amour vrai – non possessif –, de l’affection et de l’autorité de ses deux géniteurs, ses tuteurs naturels.

Il est essentiel que les parents prennent conscience de leur rôle primordial. Ils doivent savoir que leurs enfants ne leur appartiennent pas, mais sont les enfants de la Vie qu’ils ont la responsabilité d’éveiller et d’éduquer afin qu’ils deviennent autonomes, capables de penser par eux-mêmes, de décider et d’agir en leur âme et conscience.

Ils doivent se connaître suffisamment eux-mêmes et être cohérents en paroles et en actes car leurs valeurs et aspirations, leur façon d’être, d’agir et de réagir influencent fortement le comportement et l’évolution de leurs enfants.

ON ÉDUQUE AVANT TOUT PAR L’EXEMPLE.

Éduquer autrement nécessite d’avoir gardé son âme d’enfant pour pouvoir s’adapter aux besoins de ceux que l’on accompagne vers la maturité et l’autonomie.

Éduquer autrement c’est permettre à toutes les potentialités d’un individu de se développer librement pour qu’il puisse offrir aux autres et au monde le meilleur de lui-même, tout en sauvegardant tout au long de son existence la fraîcheur, la spontanéité et l’ouverture d’esprit de la petite enfance.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 8 avril 2017.

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16. UNE ÉPOQUE CHARNIÈRE DÉCISIVE

Vivre de façon constructive l’époque charnière que nous traversons exige une juste compréhension de la nature et de l’envergure de la mutation qui a lieu sur terre.

Tout au long de son histoire, le monde a connu des changements de paradigme pour des raisons naturelles, religieuses et sociales. Mais le changement que nous vivons – le plus capital et le plus décisif que l’humanité ait connu depuis des millénaires – est d’ordre spirituel.

Depuis sa genèse, l’humanité subit une lente évolution au rythme des ères astrologiques. Désormais entré dans l’âge de la maturité – de l’autonomie spirituelle –, l’être humain doit devenir Homme et remplir sa fonction de co-créateur dans le contexte unitaire de la Vie, en mariant matière et Esprit.

Il doit quitter l’approche transcendante du plan métaphysique de la réalité – en se libérant de toute autorité spirituelle extérieure, culturellement imposée – et doit s’éveiller à son lien universel immanent – purement intérieur et individuel – avec les Forces Cosmiques. Ce lien personnel et intime permet de s’extraire d’une conscience limitée et étriquée, et de s’ouvrir à l’ensemble de l’univers et ses Forces créatrices, notre véritable espace de vie et d’évolution.

SEUL UN CHANGEMENT DE CONSCIENCE
RÉUNIRA LES HOMMES DANS UNE UNITÉ SOLIDAIRE.

En ces temps délicats de maturation et de mutation, l’humanité se prépare à une nouvelle façon de voir et de concevoir l’existence, et à approcher tout – même le connu – avec un regard neuf. L’influence de la constellation du Verseau balaie les idées préconçues, les croyances et les superstitions pour changer en profondeur notre relation avec les êtres et les choses.

Les cœurs s’ouvrent progressivement à la Force de l’Amour, qui détrône la logique du pouvoir, du profit et de la compétition, propre au monde ancien, pour que règnent l’amitié spirituelle, l’entraide et le partage.

Quand les Hommes seront tous reliés en conscience au plan unitaire et impersonnel de l’Être, soumis à l’Autorité de la Vie, ils seront éclairés par La Raison qui transcende toutes les raisons personnelles et collectives. Cette référence intérieure, stable et commune à tous, libérera les esprits du relativisme, cause d’incompréhension et de division, et mettra fin à des siècles de domination de l’être humain par son semblable.

En cette époque charnière, la responsabilité de chacun est engagée car l’enjeu est de taille : soit l’humanité trouve son sens d’être dans le contexte unitaire de la Vie, soit elle s’égare dans les divagations du matérialisme, et prépare sa propre perte.

Cette période décisive exige que l’on se remette en question, et que l’on se dispose à accueillir avec bienveillance et ouverture d’esprit les nouvelles générations qui sont déjà sous l’influence de ce processus de transmutation et sont donc porteuses de besoins et d’aspirations propres au monde nouveau.

NOUS NOUS PRÉPARONS À UN MONDE OÙ PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 18 février 2017.

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15. LA BEAUTÉ

La beauté est une des valeurs suprêmes qui, à travers les temps, a accompagné et guidé l’humanité dans son évolution.

La beauté se trouve dans tout ce que la Vie engendre ; elle est la présence sensible de l’Esprit de Vie dans la diversité du monde. À travers le beau, le Mystère initial nous appelle et nous fascine comme la lumière captive le papillon. Dans ses diverses expressions – physique, intellectuelle, artistique et morale –, la beauté élève notre âme vers la source mystérieuse dont tout est issu.

LE BEAU ILLUMINE, VIVIFIE ET MAGNIFIE LE MONDE DES HOMMES.

L’Amour suprême, qui anime le Tout en une unité harmonieuse, fait naitre en nous l’aspiration à la beauté ; on trouve beau ce que l’on aime et on aime ce que l’on trouve beau.

L’émotion esthétique – bien au-delà du plaisir des sens – nous remplit dès que l’on quitte l’approche utilitaire de l’existence et le monde des pensées, et que l’on plonge dans la contemplation, état de totale ouverture et réceptivité de l’être. La contemplation nous éveille à une approche désintéressée et non possessive du monde ; à notre insu, elle nous met en harmonie avec l’Unité de la manifestation cosmique dont chacun de nous est une partie intégrante.

L’appréciation du beau est un jugement de valeur purement personnel et intime ; il dépend de la personnalité de chacun, et évolue avec l’âge et l’expérience.

TOUT COMME LA VÉRITÉ, LA BEAUTÉ S’APPROCHE DANS LA LIBERTÉ.

Tout grand Art, véhicule par excellence de la beauté, est indissociable de la dimension spirituelle de l’existence. Il transcende les cultures et résiste à l’usure du temps car il n’est pas un produit de la recherche et de l’imagination, mais le fruit de l’inspiration créatrice qui est pure découverte.

L’inspiration ne naît pas de la spéculation mentale, elle est un don de la Vie et trouve sa source dans le lien avec le Soi et les Forces métaphysiques créatrices. Tout créateur authentique est un intermédiaire qui, sous la dictée de l’inspiration, rend sensible l’invisible, insuffle de la Lumière dans la matière.

Le beau a la capacité d’émouvoir et d’émerveiller, d’unir et d’élever au-dessus de tout ce qui divise l’humanité. Beauté et créativité sont indispensables à l’Éveil intérieur, à l’individuation des consciences et à l’unification du monde. En tant que co-créateur de la Vie, l’Homme a la fonction d’engendrer la beauté afin que l’Amour et l’Unité règnent dans tous les aspects de l’existence.

VIVRE AVEC AMOUR, AVEC OUVERTURE DE CŒUR, NOUS FAIT DÉCOUVRIR QUE,
DANS L’EXISTENCE, TOUT SE RÉSUME À LA BEAUTÉ… OU À LA LAIDEUR.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 7 janvier 2017.

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14. LA GRATITUDE

La vie est un déséquilibre permanent qui se rétablit à chaque instant. Tout ce qui vit se meut et évolue selon des cycles, en un éternel recommencement : l’inspir et l’expir, le jour et la nuit, le printemps, l’été, l’automne et l’hiver, la nature qui nait, croît, meurt et reprend vie…

À travers tout ce qui existe, dans ses innombrables expressions visibles et invisibles, les Forces métaphysiques agissent dans le monde physique faisant advenir sur terre « ce qui doit » pour que l’humanité évolue en harmonie avec l’Unité du Tout. L’Homme, co-créateur de la Vie, a la mission existentielle d’instaurer et d’entretenir l’équilibre, tant individuel que collectif, en apportant de justes réponses aux multiples besoins de son monde.

POUR QUE L’AMOUR ET L’HARMONIE RÈGNENT SUR TERRE,
LA GRATITUDE DOIT VIVRE DANS LE CŒUR DE L’HOMME.

Dans un monde où l’Amour est absent, où règne le pouvoir par la domination et la soumission, plus rien n’est perçu comme un don de la Vie et la gratitude est inexistante ; on ne parle que de droits, on exige, on revendique et tout est un dû. Si l’on rend des services c’est uniquement par obligation, par intérêt personnel, par soif de reconnaissance, pour se donner l’illusion d’être important ou d’être bon.

Mais c’est la Vie qui pourvoit à tout. Et par la gratitude que l’on témoigne à ceux qui comblent nos faiblesses et nos besoins, par la gratitude que l’on voue à la nature qui nous offre ce qui nous est vital, par le Merci que l’on adresse aux Forces visibles et invisibles qui nous soutiennent et nous aident, on exprime notre reconnaissance et notre respect face au mystère insondable de la Vie.

DIRE MERCI EST BIEN PLUS QU’UNE FORMULE DE POLITESSE,
DIRE MERCI C’EST HONORER LA VIE.

Dire un Merci du fond du cœur pour manifester sa reconnaissance pour ce que l’on a reçu, ou simplement dire Merci pour dire Merci et exprimer sa plénitude et sa joie, est une manifestation d’Amour désintéressé. La gratitude nous ouvre aux Forces vives de la Vie, lesquelles nous éclairent du dedans et nous comblent d’un afflux d’énergies vivifiantes.

Vivre dans la gratitude, avec une totale confiance en la Vie, nous procure la force intérieure pour assumer les adversités qu’elle met sur notre chemin, et nous permet de vivre dans la confiance en soi et le lâcher prise, sans angoisses existentielles et sans peur.

Bien sûr, la Vie apporte des situations qui déplaisent ou qui font souffrir. Mais l’Homme éveillé et confiant, conscient que tout ce qui advient est un moyen pour évoluer en harmonie avec l’Ordre universel, accueille la facilité et l’adversité, l’agréable et le désagréable, avec gratitude et une égale ouverture de cœur et d’esprit.

VIVRE DANS LA GRATITUDE PERMET D’OUVRIR SON CŒUR ET DE S’OUBLIER SOI-MÊME,
D’ÊTRE UN AVEC LE TOUT.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 22 octobre 2016.

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13. LA PAROLE

De même que les végétaux et les animaux sont dotés de moyens pour communiquer entre eux, de même l’être humain est doué de la faculté du langage pour communiquer avec ses semblables.

Mais l’Homme – co-créateur de la Vie – est pourvu du don spirituel de la Parole pour incarner l’Esprit de Vie sur le plan matériel de la Terre, pour faire régner l’éternel dans le temporel, le métaphysique dans le physique, l’Unité et la Vérité dans la diversité du monde.

La Parole vivante émane du cœur, siège de l’Autorité de la Vie et de la Vérité ; elle témoigne d’expériences et de vécus, et permet d’entretenir avec les autres des relations justes et profondes, des relations d’âme à âme. La Parole marie cœur et raison ; elle s’adresse en même temps au cœur, qui en reconnait intuitivement la vérité, et à la raison, qui en comprend le sens.

« Parler vrai » c’est s’exprimer avec Amour, à la lumière de la Conscience unitaire dont chacun de nous est une manifestation. « Parler vrai » c’est être authentique, honnête, bienveillant et pur d’intention ; c’est témoigner, exprimer ses pensées, ses besoins et ses sentiments, partager son savoir-faire et ses découvertes, avec simplicité et modestie.

LA PAROLE EST LE MOYEN SPIRITUEL ET NATUREL
D’ÉVEIL INTÉRIEUR ET D’ENRICHISSEMENT MUTUELS.

Le pouvoir de la Parole sert à unir l’humanité. Mais l’Homme, coupé de la dimension métaphysique et unitaire de la réalité, a perverti l’emploi de ce don spirituel pour diviser et exercer le pouvoir sur les autres, pour nourrir le paraitre, médire, séduire, mentir, manipuler et abuser cyniquement de l’ignorance et de la faiblesse.

Les jeunes enfants « parlent vrai » tout naturellement, mais dès que se développe le Moi et que naissent les intentions, le désir et la volonté propre, l’éveil à l’intériorité – à l’Autorité en soi – devient fondamental pour le bon usage de la Parole.

Pour instaurer des relations saines, amicales et harmonieuses, l’Homme doit parler à ses semblables et les écouter avec une totale ouverture de cœur et d’esprit. Il doit exprimer ses besoins par des demandes, sans commander ni exiger, et doit répondre aux besoins des autres avec clarté, compréhension et bienveillance, sans contraindre ni imposer.

Toute aide et tout conseil donnés, même avec les meilleures intentions, sans avoir été sollicités – sauf en cas d’assistance à personne en danger – sont des ingérences dans la conscience, un non-respect du droit naturel à la liberté et à l’autonomie ; toute forme d’assistanat qui rend dépendant et qui déresponsabilise est une offense à la dignité.

LES JUSTES RELATIONS HUMAINES SE FONDENT
SUR LA DEMANDE ET LA RÉPONSE À LA DEMANDE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 17 septembre 2016.

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12. LA SOLIDARITÉ

La solidarité est une manifestation de la Force métaphysique suprême de l’Amour qui anime l’ensemble de la réalité cosmique et fait que tout est Un, complémentaire et interdépendant.

Sur terre, la solidarité se manifeste par l’interdépendance et la complémentarité entre les Hommes, lesquels sont liés par leur fonction universelle commune : garantir la pérennité et l’évolution harmonieuse du genre humain, de génération en génération. Elle se manifeste lorsque chacun donne le meilleur de lui-même selon ses aptitudes et sa force d’âme, et assume sa part de responsabilité dans l’œuvre commune. La solidarité – expression de l’amour désintéressé – permet à l’humanité de réaliser son unité dans la paix sociale.

LA SOLIDARITÉ ENTRE LES HOMMES EST UNE NÉCESSITÉ VITALE,
AUTANT SPIRITUELLE QUE MATÉRIELLE.

La solidarité ne doit pas être imposée par une quelconque théorie ou idéologie. Le besoin de solidarité est inscrit dans la condition humaine et se découvre naturellement quand la liberté de conscience et le besoin d’autonomie de chacun sont respectés. La complémentarité entre les individus et entre les collectivités ne se réalise que dans le respect mutuel de leur liberté.

Seule la libre évolution nous permet de découvrir nos réels besoins, de développer les capacités dont la Vie nous a dotés, d’acquérir notre autonomie et d’aller au bout de nos possibilités propres. C’est face à nos limites et à notre impuissance que l’on prend pleinement conscience que seul on n’est rien, que la présence et l’aide des autres nous sont indispensables.

ÊTRE LIBRE ET LAISSER LIBRE EST L’EXIGENCE PREMIÈRE
POUR INSTAURER DES RELATIONS JUSTES ET HARMONIEUSES.

Tout ce que la Vie nous apporte est don, rien ne nous appartient en propre. Les ressources naturelles, le savoir, les savoir-faire et les avantages que procure le progrès doivent être partagés afin de profiter à tous. L’emploi égoïste du pouvoir engendre les luttes de classe, de race et de sexe, oppose le peuple à ses gouvernants, et transforme le « vivre-ensemble » en rapports de force permanents qui empêchent l’unité et la paix sociale de se réaliser.

Un monde solidaire est un monde où règne l’Amour, où l’on respecte tout ce que la Vie engendre à travers la nature, où l’on apprécie la beauté et la richesse de la diversité. Toute forme d’égalitarisme et de massification des consciences tue la complémentarité naturelle et enlève à l’existence son intérêt et son sens.

Un monde solidaire est un monde où tout élitisme et toute prétention de supériorité et de domination des uns sur les autres sont refusés, où personne n’est dénigré ou rejeté, où chacun, avec ses particularités et ses différences, est reconnu comme un représentant à part entière de l’humanité.

Chacun a sa raison d’être, sa juste place et sa fonction à remplir dans l’évolution de l’ensemble. Les manuels, les intellectuels et les artistes, les riches et les pauvres, les savants et les ignorants, doivent se respecter, s’aider et s’apprécier mutuellement.

L’existence prend tout son sens quand individus et contextes collectifs se nourrissent et s’enrichissent mutuellement, quand l’humanité, éveillée à sa fonction universelle de co-créateur de la Vie, réalise la solidarité universelle-naturelle.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 13 août 2016.

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11. L’INDIVIDUATION

L’individuation est le processus qui nous permet de réaliser l’unicité de notre individualité, de devenir pleinement nous-même avec nos particularités, nos besoins et nos aspirations propres, en harmonie avec l’Unité de la Vie.

Elle n’est pas à confondre avec l’individualisme qui ignore le Soi – notre identité commune – et vise le développement de la personnalité terrestre pour la réalisation personnelle, égotique.

L’individuation nécessite que l’on marie les contraires présents en nous : le physique et le métaphysique, notre personnalité terrestre et l’identité spirituelle, impersonnelle, commune à tous.

Elle se réalise à partir du plus jeune âge par l’éveil aux deux formes d’intelligence, indissociables et complémentaires, dont la Vie nous a dotés : l’intelligence spéculative de la raison, qui nous procure le pouvoir d’agir dans le monde, et l’Intelligence sensible du cœur, qui nous fait participer à l’Unité du Tout.

INDIVIDUÉ, L’ÊTRE HUMAIN DEVIENT HOMME,
UN EN LUI-MÊME ET SPIRITUELLEMENT AUTONOME,
UNE MANIFESTATION DE LA CONSCIENCE UNIVERSELLE SUR LE PLAN TERRESTRE.

L’éveil au plan unitaire, métaphysique de la réalité – immanent en tout être humain – demande que l’on tourne son regard et son attention vers le cœur, le centre spirituel de son être ; que l’on descende avec un esprit ouvert, réceptif et libre de toute pensée dans les profondeurs de son âme où règne le silence intérieur.

Le silence intérieur n’est ni le vide ni le néant ; il est la présence d’un « ailleurs » qui nous est plus proche et plus intime que le monde extérieur, la présence plénière, solitaire, pure et paisible du plan unitaire de la Conscience qui, dès la naissance, nous donne notre sens d’être et notre fonction dans le contexte unitaire de la Vie.

Avec l’expérience et le temps, ce mouvement d’intériorisation de l’esprit nous rend plus réceptif à la voix de la Conscience et à l’intuition, et nous procure le recul nécessaire pour accéder à une vision globale et lucide des réalités existentielles. L’intériorité nous fait voir au-delà des apparences.

Un lieu calme, silencieux et dépouillé nous aide à cultiver le silence intérieur. Les pollutions sonores et visuelles comme les bruits inutiles, les musiques assourdissantes, le pouvoir hypnotique des écrans et le désordre ambiant, sont des agressions pour la conscience.

Mais la pollution principale à éviter est la perturbation émotionnelle causée par nos états d’âme non maitrisés – peurs, passions, ressentiments –, ainsi que l’agitation mentale incessante – préoccupations, pensées égoïstes, désirs obsédants – qui entretiennent les conflits intérieurs et la division, perturbent notre équilibre et celui des autres.

L’individuation est le fondement de l’autonomie et de la responsabilité individuelle. Elle est la condition première pour vivre ensemble dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel, et construire un monde véritablement démocratique où l’accomplissement du destin personnel fait évoluer le contexte social en harmonie avec l’Ordre universel.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 9 juillet 2016.

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10. LA JUSTICE

Dans la vie, tout se meut, se transforme et évolue en permanence, animé par la Force suprême de l’Amour qui garantit l’Unité et l’équilibre du Tout. À chaque instant, dans l’univers entier, la loi de l’Équilibre s’accomplit et devient sur terre fondement d’équilibre et de Justice.

Ainsi, tout ce que la Vie fait advenir doit être accepté comme étant juste, même si les raisons nous échappent. Le contexte social dans lequel nous sommes nés, les forces et les faiblesses dont nous sommes dotés et tout ce qui arrive dans notre existence – plaisant ou déplaisant –, sont la manifestation de l’Équilibre universel, l’expression d’une nécessité.

Rien n’est le fruit du hasard. Les évènements qui s’inscrivent sur notre chemin existentiel et dont nous ignorons les raisons d’être ont toujours une cause, même si elle remonte loin dans le temps ou reste inexpliquée à jamais. Comme tout ce qui advient, le « hasard » est la manifestation de la loi de l’Équilibre universel.

LA PLEINE ACCEPTATION DE CE QUE NOUS APPORTE LA VIE
NOUS FAIT ÊTRE UN AVEC LE TOUT.

Toute attitude de refus ou de révolte face à ce que la Vie nous impose nous coupe de l’évolution harmonieuse du Tout. Mais accepter n’est pas se résigner ; l’acceptation nous permet d’avoir des prises de conscience et nous amène souvent à revoir nos façons de penser et d’agir.

L’Homme moderne, trop souvent égocentrique et préoccupé par son Moi, ignore les besoins profonds de son âme et fuit toute forme d’épreuve et d’adversité ; il considère comme étant juste uniquement ce qui lui est agréable et convient à ses intérêts égoïstes.

TOUT CE QUI NOUS ARRIVE NOUS EST NÉCESSAIRE ET EST UN MOYEN POUR ÉVOLUER,
POUR GRANDIR EN SAGESSE ET EN HUMANITÉ.

À la différence des règnes minéral, végétal et animal qui sont régis par les lois naturelles et l’instinct, l’Homme, porteur de la dimension sacrée, unitaire et impersonnelle de la conscience, est doté de raison et de libre arbitre. Il est libre dans sa pensée et dans ses intentions, donc pleinement responsable de ses actes et de leurs conséquences.

Tout ce que l’Homme pense et fait doit être en harmonie avec l’Unité du Tout. Sinon, tôt ou tard, la loi de l’Équilibre universel lui fera subir le choc en retour de ses actes inconscients, injustes ou malveillants.

LE MONDE EST CE QUE L’HOMME EN FAIT.

L’âme humaine, par nature, aspire à la vérité et à la justice. Toute société a besoin d’un système judiciaire dont les lois sont justes et légitimes, c’est-à-dire en accord avec l’Ordre universel. Trop souvent on estime que ce qui est légal est forcément légitime…

La justice humaine a la fonction, d’une part, de garantir la liberté individuelle – afin que chacun puisse accomplir son destin dans la dignité, au service du bien commun – et, d’autre part, de préserver la sécurité individuelle et la paix sociale en punissant les crimes et les délits, et en responsabilisant les délinquants.

PAS DE PAIX SANS JUSTICE ET PAS DE JUSTICE SANS RESPONSABILITÉ.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 4 juin 2016.

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9. AUTORITÉ ET POUVOIR

De même que l’intelligence de l’architecte est l’autorité à laquelle se réfèrent les différents corps de métiers pour coordonner leurs actions et construire une maison solide et fonctionnelle, de même l’Intelligence Créatrice de la Vie est l’Autorité, la référence universelle que les Hommes doivent respecter pour vivre ensemble dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel, et construire un monde où règnent la liberté, la justice et la paix.

Depuis le début des temps, l’Intelligence Cosmique Créatrice conçoit, engendre et assure l’Unité et l’équilibre de l’ensemble de la manifestation. Présente partout et dans tout ce qui advient, elle est l’Autorité qui garantit l’évolution harmonieuse de l’humanité, de génération en génération.

Elle se révèle à nous par les lois physiques, naturelles et spirituelles immuables qui structurent l’Univers, et dont la loi suprême est celle de l’Amour, celle de l’Unité du Tout.

L’Autorité de la Vie est aussi présente dans le plan originel de la conscience dans lequel nous sommes tous nés – le Soi – et s’exprime en chacun de nous par l’intuition et la voix du cœur.

LA VOIX DE NOTRE CONSCIENCE EST L’AUTORITÉ INTÉRIEURE,
LA RÉFÉRENCE INTIME ET INDIVIDUELLE, QUI NOUS GUIDE ET NOUS ÉCLAIRE.

L’Homme nait libre, et sa liberté de conscience le met souvent face au choix de céder à ses désirs personnels égoïstes ou de répondre à la voix de l’autorité intérieure qui l’exhorte à agir de façon impersonnelle et désintéressée.

Pour connaitre la paix, la plénitude et la joie de vivre auxquelles il aspire, l’Homme doit respecter l’Autorité de la Vie dans toutes ses expressions ; il doit employer les pouvoirs dont la Vie l’a doté – pouvoirs de la pensée, de la parole et de l’action – avec Amour, pour le bien de tous et de tout.

Ainsi vécue, l’existence libère du subjectivisme, de l’égoïsme et de l’attache aux fausses valeurs qui bien souvent enchaînent et sont cause de souffrances.

Dès l’enfance et tout au long de l’existence, l’être humain a besoin d’autorité, de références stables qui le sécurisent, le guident et l’éclairent. Mais toute fonction d’autorité exercée par l’Homme – de l’autorité parentale à l’autorité politique – n’est qu’une autorité de procuration qui, pour être légitime, doit être soumise à l’Autorité de la Vie, doit respecter et faire respecter la Liberté tant individuelle que collective. L’autorité véritable s’oppose à l’autoritarisme qui n’est que tyrannie et abus de pouvoir, une agression pour l’âme et une offense à la dignité.

TOUTE AUTORITÉ LÉGITIME EST RECONNUE DANS L’ÂME COMME ÉTANT JUSTE ;
ELLE EST NATURELLEMENT DÉSIRÉE, RESPECTÉE ET AIMÉE.

En respectant l’Autorité de la Vie, l’Homme est utile à lui-même, au contexte social dans lequel il évolue et à l’humanité dans son ensemble. La terre doit être un lieu d’éveil mutuel, d’épanouissement et d’accomplissement individuel, où l’évolution de chacun participe à faire évoluer le contexte social en harmonie avec l’Ordre universel.

LE MONDE NE DOIT PLUS ÊTRE DOMINÉ PAR LE POUVOIR
D’UNE QUELCONQUE CROYANCE OU IDÉOLOGIE
MAIS RÉGI PAR L’AUTORITÉ DE LA VIE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 5 mai 2016.

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8. LA FORCE SUPRÊME DE L’AMOUR

À l’image du soleil unique qui, depuis le début des temps, anime et éclaire le monde physique, la Force métaphysique suprême de l’Amour anime et illumine l’ensemble de la manifestation cosmique.

Cette Force spirituelle dominante est source de Vie, de Conscience et d’Intelligence, et meut dans une Unité harmonieuse le Tout dans sa grande diversité, de l’infiniment grand à l’infiniment petit.

L’Amour suprême transcende l’espace et le temps ; il est au-delà de toute dualité, de tout sentiment et raisonnement, et échappe à jamais à la compréhension humaine.

Cette Force cosmique primordiale est présente, sous une forme ou une autre, dans tout ce qui existe. Elle est la cause première et occulte de la relation, de l’interaction et de la complémentarité entre les êtres et les choses, et donne à toute manifestation son sens d’être et son utilité.

DANS L’UNIVERS, OÙ TOUT EST RELIÉ ET INTERDÉPENDANT,
TOUT EST MÛ PAR LA FORCE SUPRÊME DE L’AMOUR.

L’amour tel qu’il est vécu par l’Homme est, dans l’âme et la conscience humaine, l’écho de l’Amour suprême qui s’impose comme une Force venue d’ailleurs. L’Amour nous fascine, nous domine et engendre en chacun de nous l’aspiration à l’Unité et à la paix, à l’harmonie et à la beauté, à la vérité et à la justice.

Aimer c’est être Un avec le Tout. C’est accepter les êtres et les choses tels qu’ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, en commençant par s’accepter soi-même ; c’est réaliser sa propre Unité intérieure en mariant son Moi au Soi, sa personnalité terrestre à l’identité réelle, impersonnelle, commune à tous les Hommes.

PAR ESSENCE ET NAISSANCE, L’HOMME EST PORTEUR D’AMOUR
ET D’UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ DU MONDE.

Mais ce que l’on appelle communément amour n’est souvent que séduction, convoitise, soif d’aventures sensuelles et passionnelles ; plaisirs bien éphémères qui, la plupart du temps, cachent un désir de pouvoir personnel, une volonté de posséder et de dominer… et finissent dans l’insatisfaction et la désillusion.

L’Homme, doté de conscience de soi, connait le désir qui est l’aspiration à la plénitude. Tout désir est légitime lorsqu’il est en accord avec la conscience, et qu’il répond donc à un besoin évolutif, à une nécessité. La satisfaction des désirs légitimes, par les prises de conscience qu’elle apporte, nous fait évoluer en conscience, grandir en sagesse et en humanité.

L’amour véritable s’oppose à la recherche de pouvoir personnel ; l’amour est don. Il est multiple dans ses expressions et commence par l’amour-besoin de l’enfant pour sa mère. Il évolue de l’amour personnel intéressé – sentiment amoureux, amour de l’art, du savoir, etc. – à l’amour impersonnel et désintéressé qui nous ouvre à l’altruisme et à la solidarité, nous fait prendre conscience de l’importance du bien commun et nous éveille parfois à l’amour-compassion qui appelle au don total de soi.

De même que la fenêtre n’éclaire pas la pièce, mais est un intermédiaire transparent qui laisse passer la lumière du soleil, de même l’Homme n’aime pas par lui-même, mais a la fonction existentielle d’être un canal, un intermédiaire impersonnel et désintéressé, à travers lequel l’Amour se manifeste.

La mission universelle de l’Homme est d’être co-créateur de la Vie en étant éveillé à la voix intuitive de sa conscience – à l’Intelligence du cœur – qui est celle de l’Amour et de l’Unité du Tout en chacun de nous.

C’EST EN VIVANT AVEC AMOUR QUE L’HOMME
MARIE ESPRIT ET MATIÈRE, CIEL ET TERRE, CŒUR ET RAISON,

AFIN QUE TOUTES CHOSES SOIENT UNE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 26 mars 2016.

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7. LA DIGNITÉ POUR TOUS

Seul un nouveau paradigme, une nouvelle façon de voir le monde et de comprendre le sens de l’existence, permettra de construire le Monde Nouveau. Mais cela exige une rupture totale avec les modes de pensée et les valeurs qui ont régi le monde jusqu’à ce jour ; monde décadent et sans Amour qui s’autodétruit par la recherche effrénée de pouvoir en tout domaine et à tout niveau.

Les théories élaborées par l’esprit humain qui ignorent le fondement sacré de la conscience sont irréalistes et destructrices. Toutes les approches qui conçoivent l’Homme comme un être domesticable, dépourvu d’intériorité, d’âme et d’individualité, et qui ne reconnaissent pas son besoin fondamental de liberté et d’autonomie, sont une offense à la Vie et à la dignité humaine.

LA DIGNITÉ EST UNE QUALITÉ D’ÂME INHÉRENTE À L’ÉTAT D’HOMME.

La dignité concerne chaque être humain quels que soient son origine, son genre, son âge, son niveau d’érudition ou d’évolution. Chaque Homme doit être un représentant à part entière de l’humanité-Une, unie en conscience, laquelle est la manifestation de l’Esprit de Vie éternel dans le monde temporel.

Mais seul l’éveil à notre identité réelle et commune – le Soi – nous éclaire sur le vrai sens de la dignité, qui n’a rien à voir avec l’amour-propre.

La dignité se manifeste par notre soumission au Soi, au plan universel de la conscience qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout, alors que l’amour-propre exprime notre attachement au Moi, se nourrit de nos désirs personnels, du qu’en dira-t-on et de tout ce qui flatte notre personne.

ON CROÎT EN DIGNITÉ DANS LA MESURE OÙ L’ON MEURT À L’AMOUR-PROPRE.

La dignité ne dépend ni de valeurs ni de conditions extérieures. On peut être digne sans posséder les gadgets dernier cri ou un compte bancaire bien garni. On peut vivre dignement dans l’inconfort, en ayant une maladie grave ou un handicap.

La dignité nous rend humbles et nous procure la force d’âme pour accepter, traverser et sublimer les adversités que la Vie met sur notre chemin.

L’Homme digne aime la vérité au-delà de lui-même ; il obéit à la voix de sa conscience plutôt qu’à ses intérêts et ses désirs égoïstes. Il est libre dans sa pensée et respecte la liberté des autres. Il refuse, voire combat, tout ce que la société chercherait à imposer qu’il ne ressent pas comme étant juste.

L’HOMME DIGNE NE RENONCE JAMAIS À SA LIBERTÉ,
IL LA DÉFEND MÊME AU PRIX DE SA VIE.

Le changement de paradigme qui doit voir le jour implique un changement radical d’état de conscience pour l’humanité entière.

La naissance d’un monde où règnent la liberté et la paix exige une nouvelle éducation pour tous. Une éducation qui éveille les enfants, dès le plus jeune âge, à la voix de la conscience, la voix du cœur ; une éducation respectueuse de la liberté de conscience et des particularités de chacun, qui forge des individus dignes, spirituellement autonomes, individuellement et collectivement responsables.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 25 février 2016.

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6. LA LIBERTÉ

Nous naissons tous libres, dotés de conscience de soi et de libre arbitre, afin de remplir notre mission existentielle dans la liberté et la dignité.

Chacun d’entre nous est unique, a sa personnalité, ses besoins et ses aspirations propres, et possède l’intelligence et les capacités nécessaires pour accomplir son destin en servant le contexte social dans lequel il évolue.

Nous aspirons tous à vivre libres mais, coupés du Soi qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout, nous ignorons ce qu’est la Liberté. Seule la vie intérieure nous révèle pleinement que nous appartenons à la Vie, et que la Liberté est un droit naturel et sacré qui nous est donné uniquement pour écouter notre conscience et agir en conséquence.

LA LIBERTÉ EST LE DON SUPRÊME DE LA VIE
QUE L’ON SE DOIT DE RESPECTER ET DE DÉFENDRE.

On confond souvent la Liberté et les comportements immatures, irresponsables, sauvages, voire agressifs, par lesquels on assouvit les bas instincts et on satisfait les désirs et les intérêts égoïstes.

Par arrivisme et soif de pouvoir, ou par faiblesse, pour acquérir une illusoire sécurité, l’Homme sacrifie sa liberté et perd sa dignité. Victime du « qu’en dira-t-on », dominé par l’esprit de masse, il perd son individualité.

NOUS NAISSONS LIBRES ET AVONS LE DEVOIR DE LE RESTER
TOUT AU LONG DE L’EXISTENCE.

L’absence de liberté emprisonne l’âme, engendre l’insatisfaction profonde, les angoisses existentielles et la dépression. La Liberté donne à chacun le droit de s’épanouir pleinement et d’évoluer en vivant les expériences dont il a besoin pour satisfaire ses désirs et aspirations légitimes.

Être libre commence par l’acceptation de soi tel que l’on est, avec nos forces et nos faiblesses. Être libre exige que l’on soit pleinement soi-même et que l’on respecte notre propre liberté de conscience en refusant les conditionnements aliénants que notre environnement chercherait à nous imposer.

L’Homme libre pense par lui-même et décide en son âme et conscience ce qu’il doit faire ou ne pas faire. Autonome dans sa pensée, il est soumis à la voix de sa conscience et respecte l’Autorité de la Vie ; responsable de ses actes, il en assume les conséquences. L’Homme libre est entier ‒ intègre, conséquent et cohérent ‒ et vit en harmonie avec l’Unité du Tout.

Le changement de mentalité, indispensable pour la naissance d’un Monde Nouveau, exige que l’humanité dans son ensemble prenne pleinement conscience que la Liberté est le fondement naturel de l’équilibre individuel, et que seul l’équilibre individuel garantit une paix sociale durable.

POUR VIVRE EN HARMONIE AVEC L’ORDRE UNIVERSEL,
LA LIBERTÉ EST PLUS QUE NÉCESSAIRE… ELLE EST VITALE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 23 janvier 2016.

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5. DÉCOUVRIR LA VIE INTÉRIEURE

La vie intérieure ‒ la vie de l’âme ‒ crée un lien intime et profond entre le Moi et le Soi, entre notre personnalité terrestre et notre identité réelle et commune qui nous hisse au-delà de l’état d’animal et nous rend Homme. La vie intérieure nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout.

Les modes de vie actuels ont plongé l’Homme dans l’activisme et l’agitation mentale incessante. Aveuglé par ses habitudes, ses désirs, ses projets et son besoin maladif de tout contrôler et dominer, vivant uniquement dans le paraître, il a perdu le lien conscient avec la réalité, avec sa dimension intérieure… avec lui-même.

Il croit être libre mais, coupé de son identité réelle, il se laisse manipuler et ne réagit qu’aux ordres et aux suggestions qu’il reçoit de son environnement.

SANS VIE INTÉRIEURE, ON NE VIT PAS,
ON FONCTIONNE COMME UN AUTOMATE.

Se rappeler que l’on est mortel, et que la mort peut survenir à n’importe quel moment, ouvre à l’intériorité et à l’instant présent. La mort nous aide à prendre pleinement conscience qu’au-delà de notre fonction sociale, nous sommes avant tout des enfants de la Vie et qu’un jour il nous faudra tout quitter.

La vie intérieure commence dès que l’on quitte l’agitation mentale engendrée par les préoccupations et les tracas de la vie quotidienne, dès que l’on prend ses distances avec les relations possessives et passionnelles que l’on entretient avec les êtres et les choses.

Le recul que nous offre l’intériorité nous met face à nous-mêmes et nous amène à nous remettre en question. Il nous permet de prendre conscience que les valeurs du monde sont éphémères et ne sont que des moyens pour accomplir notre destin en harmonie avec l’Ordre Universel.

Notre vie intérieure nous procure la Force d’approcher l’existence et ses aléas avec lucidité, bon sens et détachement, afin de vivre avec les choses et non pas pour les choses.

Une vie intérieure active, où l’on recherche et cultive le silence intérieur, nous hisse au-dessus de toute subjectivité et nous met en contact direct avec le Soi et les Forces vives de la Vie. Ce lien constant nous permet de vivre avec la pureté de l’état de conscience dans lequel nous sommes nés.

LA VIE INTÉRIEURE NOUS REND VIVANTS,
SENSIBLES, LUCIDES ET CONSCIENTS.

Dans le Monde Nouveau, le lien naturel, intérieur et purement individuel avec le Soi – fondement commun et sacré de notre humanité – remplacera les croyances religieuses et les systèmes d’éveil spirituel dont la fonction était de relier les consciences personnelles au plan métaphysique et unitaire de la réalité.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 19 décembre 2015.

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4. L’ERREUR D’IDENTIFICATION

Le déséquilibre actuel du monde découle uniquement d’une erreur d’identification.

L’Homme n’est pas un animal. Doté de conscience de soi, il est l’incarnation de l’Esprit de Vie ; il est physiquement présent sur terre, mais son identité réelle et commune à tous – le Soi – est d’ordre universel, cosmique.

L’HOMME EST DANS CE MONDE, MAIS N’EST PAS DE CE MONDE.

Chacun de nous est un représentant, à part entière, du plan unitaire de l’Esprit de Vie sur le plan terrestre. Notre devoir existentiel est d’agir en accord avec l’Ordre Universel et d’être co-créateur de la Vie.

L’Homme moderne, coupé du plan unitaire du Soi, est plongé dans le subjectivisme et vit uniquement sous l’emprise de ses désirs et intérêts personnels. Ces mobiles égoïstes qui diffèrent, voire s’opposent, selon les individus, les peuples et les nations, ne peuvent qu’engendrer des rivalités et des luttes de pouvoir sans fin.

Pour construire le Monde Nouveau, il est fondamental, vital, que l’on (re)découvre la vie intérieure qui nous permet d’instaurer et de cultiver le lien direct et conscient avec le fondement sacré, unitaire et impersonnel de la conscience.

Seul le lien conscient et constant avec le Soi nous libère de l’égocentrisme et de l’égoïsme, nous protège des formatages et des endoctrinements, et nous soustrait à l’emprise de l’esprit grégaire qui nous fait suivre, aveuglément et docilement, les opinions et comportements véhiculés par la masse.

Afin de relier le plan unitaire et impersonnel de la conscience à notre dimension terrestre, la Vie nous a dotés de deux formes d’intelligence : une intelligence sensible qui, par la vie intérieure et la voix intuitive de notre conscience, nous fait participer à l’Unité du Tout, et une intelligence spéculative qui nous rend opérationnels dans le monde.

La voix de la conscience – la voix du cœur – est en chacun de nous la référence, l’Autorité intérieure, à laquelle doit se soumettre notre dimension terrestre qui détient le pouvoir d’exécution.

Tel le souffle dans une flûte engendre différents sons selon les trous qu’il traverse, par la voix de la conscience, le Soi s’exprime différemment dans chaque personnalité selon ses capacités et besoins évolutifs.

L’erreur fondamentale, cause de l’anarchie et du chaos que nous connaissons actuellement, est dans l’identification à notre seule dimension terrestre et dans l’ignorance totale de notre identité réelle, originelle, laquelle donne sens à l’existence et fait l’humanité-Une.

EN MARIANT VIE INTÉRIEURE ET VIE EXTÉRIEURE, CŒUR ET RAISON,

L’HOMME DEVIENT UN EN LUI-MÊME,

UN REPRÉSENTANT DE L’UNITÉ DU TOUT DANS LA DIVERSITÉ DU MONDE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 19 novembre 2015.

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3. TOUT EST UN

Tout ce qui existe a son origine dans une source unique. De même que les morceaux d’un puzzle trouvent leur sens d’être et leur complémentarité grâce à l’image originelle dont ils sont issus, de même le sens d’être et la complémentarité de toute chose manifestée, de tout ce qui existe, trouve son origine dans une source mystérieuse, inconcevable par l’esprit humain.

Dans le contexte unitaire de la Vie, tout est Un, complémentaire et interdépendant, car issu d’une source unique.

LE PRINCIPE D’UNITÉ DOMINE ET ORDONNE LA DIVERSITÉ.

L’Homme moderne, enivré par son savoir et aveuglé par son égocentrisme, se prend pour le centre de l’univers. Dans son orgueil sans limites, il veut tout maîtriser et il n’est plus capable de reconnaitre qu’une Force spirituelle suprême – l’Amour – anime l’ensemble de la manifestation.

Refusant tout ce qui échappe à son mental spéculatif, il s’est coupé de la source mystérieuse de la réalité dont il fait partie et ignore que tout est Un, complémentaire et interdépendant. C’est ainsi qu’il a créé le déséquilibre en lui-même et a déshumanisé le monde.

Nous sommes des enfants de la Vie. Le regard du tout jeune enfant nous révèle la profondeur de l’Esprit de Vie qui l’habite. Dès son premier respir, l’enfant baigne dans un état de conscience unitaire, global et impersonnel, avant de prendre conscience de lui-même et du monde qui l’entoure.

Ce plan originel de la conscience dans lequel nous sommes tous nés – le Soi – est notre identité réelle et commune, qui nous enracine dans la Vie, nous fait participer à l’Unité du Tout. C’est à partir de ce plan unitaire et impersonnel que s’éveille, vers l’âge de 3-4 ans, notre conscience personnelle – le Moi – qui nous rend opérationnels dans le monde, chacun selon ses dons, ses aspirations et ses capacités propres.

NOUS SOMMES TOUS UN AU DEDANS
ET TOUS UNIQUES AU DEHORS.

Chacun de nous est un porteur d’Unité dans la diversité du monde, un outil au service de la Vie. Notre mission existentielle est de tout mettre en œuvre pour employer les capacités physiques, mentales et créatrices dont la Vie nous a dotés pour faire régner l’Unité, la vérité, la beauté et la paix, en soi et dans le monde.

On comprendra aisément que toute forme de division et d’égoïsme, toute volonté de puissance et de domination, est en contradiction avec la solidarité universelle qui, tout naturellement, devrait régner sur terre.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, Montréal, 19 octobre 2015.

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2. SOYONS RÉALISTES

L’état préoccupant de notre monde en décomposition met en évidence le manque flagrant de réalisme avec lequel nous vivons l’existence.

Actuellement, la plupart des individus ne vivent pas mais survivent. Pour la majorité, qui fonctionne dans le carcan abrutissant du métro-boulot-dodo, l’existence se limite à la recherche de toujours plus d’avantages, de facilités et de confort ; pour d’autres, elle se résume à la recherche de moyens pour se nourrir, se loger… et s’offrir des objets et des gadgets à la mode pour se donner une consistance.

Dans notre époque anarchique, aucun mobile profond, aucun idéal n’unit l’humanité. On parle beaucoup d’amour, de liberté, de démocratie et de droits, mais en réalité chacun ne cherche qu’à satisfaire ses désirs et à nourrir ses intérêts personnels. Nous vivons dans un monde où finalement personne ne semble savoir pourquoi il est né et quel est le sens de sa présence sur terre.

Le monde est ce que l’homme en fait. Et si nous voulons construire un monde nouveau, nous devons impérativement nous libérer de la mentalité avec laquelle nous approchons l’existence. Nous devons faire taire nos égoïsmes et en finir avec les arrivismes et les rapports de force qui divisent le peuple et détruisent l’harmonie sociale.

La situation actuelle du monde appelle un changement total et radical d’état de conscience et de mentalité ; il exige une révolution, qui ne sera ni violente ni sanglante, une révolution de la pensée.

NOUS DEVONS PENSER AUTREMENT POUR AGIR AUTREMENT.

Pour commencer, prenons conscience que, dès notre naissance, nous sommes enregistrés, classifiés et formatés pour devenir de « bons citoyens » capables de servir – le plus docilement possible – le système social et culturel dans lequel nous sommes nés. Jamais on ne nous fait prendre conscience qu’avant d’être citoyen, agriculteur, artisan, écolier ou savant, nous sommes des êtres humains, manifestations de la Vie sur la planète Terre.

C’est la Vie qui, à travers la nature, nous a engendrés et qui, dès la naissance, nous impose ses conditions et ses lois. Personne ne choisit ses parents, l’époque, le lieu et le bain culturel dans lesquels il voit le jour, ni d’ailleurs sa personnalité ou l’heure de sa mort. Exister n’est pas une question de choix. Exister nous est imposé comme un devoir.

Comme tout ce qui existe, nous appartenons à la Vie et non pas à l’État ou à qui que ce soit. Avant tout et par nature, nous sommes des enfants de la Vie, nés sur la planète Terre qui fait partie d’un univers et d’un ensemble cosmique dont nous subissons en permanence – consciemment ou non – les influences.

Comme tout ce que la Vie engendre, l’Homme a son utilité, une fonction à remplir dans le contexte de la réalité universelle et cosmique dans lequel il évolue.

POUR VIVRE DE FAÇON RÉALISTE, NOUS DEVONS CONNAÎTRE LE SENS DE L’EXISTENCE, CONNAÎTRE NOTRE SENS D’ÊTRE ET NOTRE FONCTION SUR TERRE.

Chacun de nous n’a qu’une seule existence à vivre et le devoir d’accomplir son destin avant de mourir.

Il n’est jamais trop tard pour commencer à réfléchir…

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, Montréal, 27 septembre 2015.

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1. UNE ALTERNATIVE À L’IDÉOLOGIE MONDIALISTE

Nous ne sommes ni des doux rêveurs, ni des idéalistes, ni des utopistes, et nous n’avons aucunement l’illusion ni la prétention de pouvoir changer le monde. Nous sommes des réalistes et notre devoir est de faire connaitre le sens de l’existence humaine dans le contexte unitaire de la Vie, tel que la Vie nous l’a fait découvrir. L’approche de l’existence que nous proposons n’est donc pas une théorie spirituelle ou philosophique personnelle, mais est naturellement inscrite dans la condition humaine.

Ceux qui ont actuellement le monde en main sont guidés par l’esprit du monde et ignorent tout de l’Amour, la Force suprême qui anime l’ensemble du vivant. C’est pourquoi leur action, dénuée d’Amour, n’est qu’exercice de pouvoir tyrannique et recherche de domination ; mais c’est le seul moyen dont ils disposent pour faire face à l’égoïsme et à l’irresponsabilité personnelle et collective généralisée. Incapables de répondre aux besoins de liberté, de paix et de justice auxquels aspirent tous les Hommes, l’instauration d’une dictature planétaire matérialiste leur parait être l’unique solution.

Dans un monde qui se globalise, aucune idéologie politique ou théorie philosophique, aucune religion ou spiritualité traditionnelle, ne peut prétendre à l’universalité ; raison pour laquelle elles sont toutes condamnées à disparaitre avec le temps. Seule une approche de l’existence, en accord avec l’Ordre universel, logique et accessible au bon sens de chacun, peut convenir à une humanité qui doit devenir Une.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, Montréal, 15 septembre 2015.

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AVANT-PROPOS

IL EST TEMPS D’ABORDER L’EXISTENCE AUTREMENT
POUR VIVRE AUTREMENT

Nous sommes à la fin d’un long cycle évolutif – à la fin d’un monde – et une nouvelle façon de comprendre le sens de l’existence est nécessaire pour construire un monde meilleur. Chacun de nous doit se sentir concerné, nous sommes tous co-responsables du sort de l’humanité.

Une vie sociale rongée par la division, la corruption et l’injustice, où sévissent la manipulation et le mensonge, ne répond pas à nos besoins profonds et ne nous permet pas de nous épanouir pleinement. Malgré tout le savoir et le progrès technique, nombreux sont ceux qui vivent dans l’insatisfaction profonde. Là où la liberté est piétinée, où règne le matérialisme et où la recherche de pouvoir et l’argent sont les valeurs suprêmes, les besoins de l’âme et de l’esprit sont ignorés et étouffés.

Ces textes sur le sens de l’existence sont issus de la collaboration de deux individus qu’un demi-siècle sépare ; ils ne résultent aucunement d’une spéculation mentale mais sont le fruit de leur vécu personnel et d’expériences intérieures qui leur ont révélé que la juste solution aux problèmes du monde est dans un changement généralisé d’état de conscience et de mentalité.

Ces textes décrivent, à partir du plan unitaire de la Conscience, différents aspects de la condition humaine, et mettent en évidence le sens de l’existence dans le contexte unitaire de la Vie.

Pour vivre en harmonie avec l’ensemble du manifesté, visible et invisible, dont la terre et chacun de nous est une partie intégrante, l’être humain doit s’éveiller à l’Intelligence du cœur – à la voix de la Conscience – et ce, dès le plus jeune âge. C’est l’unique moyen, inscrit naturellement dans la condition humaine, qui permet d’instaurer sur terre la paix et la démocratie véritable, dans le respect total de la liberté et de la dignité de tous.

Au-delà des rites, des croyances, des théories et des idéologies, l’ouverture du cœur nous éveille à l’Amour désintéressé, nous libère de l’égocentrisme et de l’égoïsme, et nous permet de vivre de façon solidaire, dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel.

Prenons tous nos responsabilités, et surtout arrêtons de formater et de mutiler la jeunesse avec les principes, les vérités et les valeurs qui ont mené le monde là où il en est. Pour construire le monde nouveau, nous avons besoin de ses forces vives et de sa capacité à se passionner pour une cause juste.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE

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