20. POLITIQUE ET MÉTAPHYSIQUE

Pour participer activement au changement de conscience et de mentalité qui s’annonce, le pouvoir politique doit être éclairé par l’Autorité métaphysique de la Vie : la référence intérieure qui doit éclairer et guider tout Homme.

Il va de soi que la politique doit être libérée des croyances religieuses, exempte de mensonges, de démagogies et d’idéologies telles que l’égalitarisme qui tue toute véritable complémentarité, et l’élitisme qui est cause d’inégalités et d’exclusion.

Une politique matérialiste au service du pouvoir de l’argent, qui ignore le sens de l’existence, déshumanise l’humanité et la mène à sa perte. Pour qu’un réel changement voie le jour dans nos sociétés, toute action politique doit être en accord avec l’Ordre universel, animée par la Force suprême de l’Amour et au seul service de l’Homme.

LA POLITIQUE N’EST PAS UNE SCIENCE MAIS UN ART
QUI SE PRATIQUE AVEC AMOUR, ÉCLAIRÉ PAR L’AUTORITÉ DE LA VIE,
POUR QUE L’HOMME PUISSE S’ACCOMPLIR LIBREMENT DANS UN MONDE EN PAIX.

Sa fonction première est d’engendrer un champ évolutif qui réponde aux besoins spirituels de notre époque ; de créer un contexte social où la liberté de conscience et l’autonomie sont respectées et où chaque individualité peut trouver sa juste place et sa fonction.

Notre monde en transmutation demande que tout homme d’État ait conscience que l’on unit les êtres humains – qui naissent libres – non par la force et la soumission, mais par l’Éveil à la dimension unitaire et universelle de la Conscience, l’identité spirituelle commune à tous.

La priorité du pouvoir politique devrait être l’instauration d’une éducation qui prenne en compte l’être dans sa globalité et qui, dès le plus jeune âge, éveille à la voix de la Conscience, l’Autorité intérieure indispensable pour être autonome et responsable, en pensée et en acte.

Quand chaque être humain sera individué, conscient d’être une expression diversifiée de l’Homme Cosmique – une manifestation de la Vie au service de la Vie – une réelle complémentarité s’instaurera tout naturellement entre les individus et entre les collectivités, dans le respect de leur unicité et de leurs différences.

Tout homme, qu’il soit pauvre ou riche, manuel, intellectuel, artiste ou commerçant, vivra avec ses semblables en dehors de l’envie et du mépris. Ceux qui sont moins doués ou moins bien lotis par la vie prendront pour modèles ceux qui emploient leurs richesses, leurs capacités et leurs dons avec noblesse d’âme et générosité. Quand les individus et les collectivités évolueront en harmonie, dans la solidarité et l’enrichissement mutuel, l’excellence des uns deviendra une richesse pour tous.

Endosser une responsabilité politique dans un monde qui exprime un besoin criant de renouveau et qui doit intégrer la dimension métaphysique de la réalité est une lourde et délicate tâche. Elle demande avant tout d’aimer le genre humain d’un amour inconditionnel et d’être prêt à sacrifier ses intérêts personnels pour servir ses semblables dans le dévouement et le désintéressement.

UN MONDE NOUVEAU NAÎTRA LE JOUR OÙ LE POUVOIR POLITIQUE
S’ÉVEILLERA À LA FORCE SUPRÊME DE L’AMOUR.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 18 novembre 2017.

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LES ÉCRANS : UN DANGER POUR LES ENFANTS DE 0 À 4 ANS

Deux médecins de la Protection Maternelle et Infantile de l’Essonne alertent sur les dangers des écrans sur les enfants de 0 à 4 ans : retards de développement, troubles de la relation, troubles du comportement… C’est le plus grand défi de santé publique concernant des enfants dans les pays développés, ayant un coût financier et humain inestimable. [21mn 36]

LA VÉRITABLE ÉDUCATION…

Par Krishnamurti.

En réalité, nous avons pratiquement tous peur. Nos parents ont peur, nos éducateurs ont peur, les gouvernements et les religions ont peur que nous devenions un individu à part entière, car ils veulent tous que nous restions bien à l’abri au sein de la prison que sont les influences de l’environnement et de la culture.

La quête de la vérité ne consiste pas à demeurer dans la prison, mais plutôt à comprendre la prison et à s’en échapper. Lire la suite…

16. UNE ÉPOQUE CHARNIÈRE DÉCISIVE

Vivre de façon constructive l’époque charnière que nous traversons exige une juste compréhension de la nature et de l’envergure de la mutation qui a lieu sur terre.

Tout au long de son histoire, le monde a connu des changements de paradigme pour des raisons naturelles, religieuses et sociales. Mais le changement que nous vivons – le plus capital et le plus décisif que l’humanité ait connu depuis des millénaires – est d’ordre spirituel.

Depuis sa genèse, l’humanité subit une lente évolution au rythme des ères astrologiques. Désormais entré dans l’âge de la maturité – de l’autonomie spirituelle –, l’être humain doit devenir Homme et remplir sa fonction de co-créateur dans le contexte unitaire de la Vie, en mariant matière et Esprit.

Il doit quitter l’approche transcendante du plan métaphysique de la réalité – en se libérant de toute autorité spirituelle extérieure, culturellement imposée – et doit s’éveiller à son lien universel immanent – purement intérieur et individuel – avec les Forces Cosmiques. Ce lien personnel et intime permet de s’extraire d’une conscience limitée et étriquée, et de s’ouvrir à l’ensemble de l’univers et ses Forces créatrices, notre véritable espace de vie et d’évolution.

SEUL UN CHANGEMENT DE CONSCIENCE
RÉUNIRA LES HOMMES DANS UNE UNITÉ SOLIDAIRE.

En ces temps délicats de maturation et de mutation, l’humanité se prépare à une nouvelle façon de voir et de concevoir l’existence, et à approcher tout – même le connu – avec un regard neuf. L’influence de la constellation du Verseau balaie les idées préconçues, les croyances et les superstitions pour changer en profondeur notre relation avec les êtres et les choses.

Les cœurs s’ouvrent progressivement à la Force de l’Amour, qui détrône la logique du pouvoir, du profit et de la compétition, propre au monde ancien, pour que règnent l’amitié spirituelle, l’entraide et le partage.

Quand les Hommes seront tous reliés en conscience au plan unitaire et impersonnel de l’Être, soumis à l’Autorité de la Vie, ils seront éclairés par La Raison qui transcende toutes les raisons personnelles et collectives. Cette référence intérieure, stable et commune à tous, libérera les esprits du relativisme, cause d’incompréhension et de division, et mettra fin à des siècles de domination de l’être humain par son semblable.

En cette époque charnière, la responsabilité de chacun est engagée car l’enjeu est de taille : soit l’humanité trouve son sens d’être dans le contexte unitaire de la Vie, soit elle s’égare dans les divagations du matérialisme, et prépare sa propre perte.

Cette période décisive exige que l’on se remette en question, et que l’on se dispose à accueillir avec bienveillance et ouverture d’esprit les nouvelles générations qui sont déjà sous l’influence de ce processus de transmutation et sont donc porteuses de besoins et d’aspirations propres au monde nouveau.

NOUS NOUS PRÉPARONS À UN MONDE OÙ PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 18 février 2017.

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LIBÉRER LE SPIRITUEL DU RELIGIEUX

par André Monjardet

Ce que n’avait pas réussi à faire le monothéisme religieux, conquérir le monde, le monothéisme profane est en train de le réaliser.

Le dieu argent régente aujourd’hui le monde entier et tient sous son implacable férule la quasi-totalité des êtres humains. Ses grands prêtres dictent leur loi à l’ensemble des nations. Ils en ont eux-mêmes inventé les termes et s’appliquent à faire en sorte qu’ils soient respectés partout. Sous peine d’exclusion de la communauté humaine, nationale et mondiale.

« loi du Marché » repose essentiellement sur le droit du plus fort d’écraser le plus faible. Ne pas s’y soumettre ou la transgresser équivaut à s’isoler de la société et se voir condamner par elle.

C’est ainsi, par exemple, que tout service doit aujourd’hui passer par le moule de la monétarisation sous peine d’être jugé et condamné par les tribunaux pour concurrence déloyale. La gratuité est partout suspecte !

Cette « loi du Marché » n’est en réalité que la traduction policée de la « loi de la jungle ». Mais avec une différence de taille : celui qui ne veut pas tuer et voudrait simplement vivre en paix avec lui-même et avec les autres ne peut pas fuir. Il est cerné de tous côtés par la monnaie et se voit obligé de passer sous les fourches caudines de la production ou de l’assistanat. Nouvel esclave de la course au profit, il est prisonnier de l’arène mondiale où se joue le drame de « l’horreur économique ». Le plus souvent il s’y fait dévorer, très rarement il s’en échappe. Lire la suite…

14. LA GRATITUDE

La vie est un déséquilibre permanent qui se rétablit à chaque instant. Tout ce qui vit se meut et évolue selon des cycles, en un éternel recommencement : l’inspir et l’expir, le jour et la nuit, le printemps, l’été, l’automne et l’hiver, la nature qui nait, croît, meurt et reprend vie…

À travers tout ce qui existe, dans ses innombrables expressions visibles et invisibles, les Forces métaphysiques agissent dans le monde physique faisant advenir sur terre « ce qui doit » pour que l’humanité évolue en harmonie avec l’Unité du Tout. L’Homme, co-créateur de la Vie, a la mission existentielle d’instaurer et d’entretenir l’équilibre, tant individuel que collectif, en apportant de justes réponses aux multiples besoins de son monde.

POUR QUE L’AMOUR ET L’HARMONIE RÈGNENT SUR TERRE,
LA GRATITUDE DOIT VIVRE DANS LE CŒUR DE L’HOMME.

Dans un monde où l’Amour est absent, où règne le pouvoir par la domination et la soumission, plus rien n’est perçu comme un don de la Vie et la gratitude est inexistante ; on ne parle que de droits, on exige, on revendique et tout est un dû. Si l’on rend des services c’est uniquement par obligation, par intérêt personnel, par soif de reconnaissance, pour se donner l’illusion d’être important ou d’être bon.

Mais c’est la Vie qui pourvoit à tout. Et par la gratitude que l’on témoigne à ceux qui comblent nos faiblesses et nos besoins, par la gratitude que l’on voue à la nature qui nous offre ce qui nous est vital, par le Merci que l’on adresse aux Forces visibles et invisibles qui nous soutiennent et nous aident, on exprime notre reconnaissance et notre respect face au mystère insondable de la Vie.

DIRE MERCI EST BIEN PLUS QU’UNE FORMULE DE POLITESSE,
DIRE MERCI C’EST HONORER LA VIE.

Dire un Merci du fond du cœur pour manifester sa reconnaissance pour ce que l’on a reçu, ou simplement dire Merci pour dire Merci et exprimer sa plénitude et sa joie, est une manifestation d’Amour désintéressé. La gratitude nous ouvre aux Forces vives de la Vie, lesquelles nous éclairent du dedans et nous comblent d’un afflux d’énergies vivifiantes.

Vivre dans la gratitude, avec une totale confiance en la Vie, nous procure la force intérieure pour assumer les adversités qu’elle met sur notre chemin, et nous permet de vivre dans la confiance en soi et le lâcher prise, sans angoisses existentielles et sans peur.

Bien sûr, la Vie apporte des situations qui déplaisent ou qui font souffrir. Mais l’Homme éveillé et confiant, conscient que tout ce qui advient est un moyen pour évoluer en harmonie avec l’Ordre universel, accueille la facilité et l’adversité, l’agréable et le désagréable, avec gratitude et une égale ouverture de cœur et d’esprit.

VIVRE DANS LA GRATITUDE PERMET D’OUVRIR SON CŒUR ET DE S’OUBLIER SOI-MÊME,
D’ÊTRE UN AVEC LE TOUT.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 22 octobre 2016.

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13. LA PAROLE

De même que les végétaux et les animaux sont dotés de moyens pour communiquer entre eux, de même l’être humain est doué de la faculté du langage pour communiquer avec ses semblables.

Mais l’Homme – co-créateur de la Vie – est pourvu du don spirituel de la Parole pour incarner l’Esprit de Vie sur le plan matériel de la Terre, pour faire régner l’éternel dans le temporel, le métaphysique dans le physique, l’Unité et la Vérité dans la diversité du monde.

La Parole vivante émane du cœur, siège de l’Autorité de la Vie et de la Vérité ; elle témoigne d’expériences et de vécus, et permet d’entretenir avec les autres des relations justes et profondes, des relations d’âme à âme. La Parole marie cœur et raison ; elle s’adresse en même temps au cœur, qui en reconnait intuitivement la vérité, et à la raison, qui en comprend le sens.

« Parler vrai » c’est s’exprimer avec Amour, à la lumière de la Conscience unitaire dont chacun de nous est une manifestation. « Parler vrai » c’est être authentique, honnête, bienveillant et pur d’intention ; c’est témoigner, exprimer ses pensées, ses besoins et ses sentiments, partager son savoir-faire et ses découvertes, avec simplicité et modestie.

LA PAROLE EST LE MOYEN SPIRITUEL ET NATUREL
D’ÉVEIL INTÉRIEUR ET D’ENRICHISSEMENT MUTUELS.

Le pouvoir de la Parole sert à unir l’humanité. Mais l’Homme, coupé de la dimension métaphysique et unitaire de la réalité, a perverti l’emploi de ce don spirituel pour diviser et exercer le pouvoir sur les autres, pour nourrir le paraitre, médire, séduire, mentir, manipuler et abuser cyniquement de l’ignorance et de la faiblesse.

Les jeunes enfants « parlent vrai » tout naturellement, mais dès que se développe le Moi et que naissent les intentions, le désir et la volonté propre, l’éveil à l’intériorité – à l’Autorité en soi – devient fondamental pour le bon usage de la Parole.

Pour instaurer des relations saines, amicales et harmonieuses, l’Homme doit parler à ses semblables et les écouter avec une totale ouverture de cœur et d’esprit. Il doit exprimer ses besoins par des demandes, sans commander ni exiger, et doit répondre aux besoins des autres avec clarté, compréhension et bienveillance, sans contraindre ni imposer.

Toute aide et tout conseil donnés, même avec les meilleures intentions, sans avoir été sollicités – sauf en cas d’assistance à personne en danger – sont des ingérences dans la conscience, un non-respect du droit naturel à la liberté et à l’autonomie ; toute forme d’assistanat qui rend dépendant et qui déresponsabilise est une offense à la dignité.

LES JUSTES RELATIONS HUMAINES SE FONDENT
SUR LA DEMANDE ET LA RÉPONSE À LA DEMANDE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 17 septembre 2016.

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12. LA SOLIDARITÉ

La solidarité est une manifestation de la Force métaphysique suprême de l’Amour qui anime l’ensemble de la réalité cosmique et fait que tout est Un, complémentaire et interdépendant.

Sur terre, la solidarité se manifeste par l’interdépendance et la complémentarité entre les Hommes, lesquels sont liés par leur fonction universelle commune : garantir la pérennité et l’évolution harmonieuse du genre humain, de génération en génération. Elle se manifeste lorsque chacun donne le meilleur de lui-même selon ses aptitudes et sa force d’âme, et assume sa part de responsabilité dans l’œuvre commune. La solidarité – expression de l’amour désintéressé – permet à l’humanité de réaliser son unité dans la paix sociale.

LA SOLIDARITÉ ENTRE LES HOMMES EST UNE NÉCESSITÉ VITALE,
AUTANT SPIRITUELLE QUE MATÉRIELLE.

La solidarité ne doit pas être imposée par une quelconque théorie ou idéologie. Le besoin de solidarité est inscrit dans la condition humaine et se découvre naturellement quand la liberté de conscience et le besoin d’autonomie de chacun sont respectés. La complémentarité entre les individus et entre les collectivités ne se réalise que dans le respect mutuel de leur liberté.

Seule la libre évolution nous permet de découvrir nos réels besoins, de développer les capacités dont la Vie nous a dotés, d’acquérir notre autonomie et d’aller au bout de nos possibilités propres. C’est face à nos limites et à notre impuissance que l’on prend pleinement conscience que seul on n’est rien, que la présence et l’aide des autres nous sont indispensables.

ÊTRE LIBRE ET LAISSER LIBRE EST L’EXIGENCE PREMIÈRE
POUR INSTAURER DES RELATIONS JUSTES ET HARMONIEUSES.

Tout ce que la Vie nous apporte est don, rien ne nous appartient en propre. Les ressources naturelles, le savoir, les savoir-faire et les avantages que procure le progrès doivent être partagés afin de profiter à tous. L’emploi égoïste du pouvoir engendre les luttes de classe, de race et de sexe, oppose le peuple à ses gouvernants, et transforme le « vivre-ensemble » en rapports de force permanents qui empêchent l’unité et la paix sociale de se réaliser.

Un monde solidaire est un monde où règne l’Amour, où l’on respecte tout ce que la Vie engendre à travers la nature, où l’on apprécie la beauté et la richesse de la diversité. Toute forme d’égalitarisme et de massification des consciences tue la complémentarité naturelle et enlève à l’existence son intérêt et son sens.

Un monde solidaire est un monde où tout élitisme et toute prétention de supériorité et de domination des uns sur les autres sont refusés, où personne n’est dénigré ou rejeté, où chacun, avec ses particularités et ses différences, est reconnu comme un représentant à part entière de l’humanité.

Chacun a sa raison d’être, sa juste place et sa fonction à remplir dans l’évolution de l’ensemble. Les manuels, les intellectuels et les artistes, les riches et les pauvres, les savants et les ignorants, doivent se respecter, s’aider et s’apprécier mutuellement.

L’existence prend tout son sens quand individus et contextes collectifs se nourrissent et s’enrichissent mutuellement, quand l’humanité, éveillée à sa fonction universelle de co-créateur de la Vie, réalise la solidarité universelle-naturelle.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 13 août 2016.

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9. AUTORITÉ ET POUVOIR

De même que l’intelligence de l’architecte est l’autorité à laquelle se réfèrent les différents corps de métiers pour coordonner leurs actions et construire une maison solide et fonctionnelle, de même l’Intelligence Créatrice de la Vie est l’Autorité, la référence universelle que les Hommes doivent respecter pour vivre ensemble dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel, et construire un monde où règnent la liberté, la justice et la paix.

Depuis le début des temps, l’Intelligence Cosmique Créatrice conçoit, engendre et assure l’Unité et l’équilibre de l’ensemble de la manifestation. Présente partout et dans tout ce qui advient, elle est l’Autorité qui garantit l’évolution harmonieuse de l’humanité, de génération en génération.

Elle se révèle à nous par les lois physiques, naturelles et spirituelles immuables qui structurent l’Univers, et dont la loi suprême est celle de l’Amour, celle de l’Unité du Tout.

L’Autorité de la Vie est aussi présente dans le plan originel de la conscience dans lequel nous sommes tous nés – le Soi – et s’exprime en chacun de nous par l’intuition et la voix du cœur.

LA VOIX DE NOTRE CONSCIENCE EST L’AUTORITÉ INTÉRIEURE,
LA RÉFÉRENCE INTIME ET INDIVIDUELLE, QUI NOUS GUIDE ET NOUS ÉCLAIRE.

L’Homme nait libre, et sa liberté de conscience le met souvent face au choix de céder à ses désirs personnels égoïstes ou de répondre à la voix de l’autorité intérieure qui l’exhorte à agir de façon impersonnelle et désintéressée.

Pour connaitre la paix, la plénitude et la joie de vivre auxquelles il aspire, l’Homme doit respecter l’Autorité de la Vie dans toutes ses expressions ; il doit employer les pouvoirs dont la Vie l’a doté – pouvoirs de la pensée, de la parole et de l’action – avec Amour, pour le bien de tous et de tout.

Ainsi vécue, l’existence libère du subjectivisme, de l’égoïsme et de l’attache aux fausses valeurs qui bien souvent enchaînent et sont cause de souffrances.

Dès l’enfance et tout au long de l’existence, l’être humain a besoin d’autorité, de références stables qui le sécurisent, le guident et l’éclairent. Mais toute fonction d’autorité exercée par l’Homme – de l’autorité parentale à l’autorité politique – n’est qu’une autorité de procuration qui, pour être légitime, doit être soumise à l’Autorité de la Vie, doit respecter et faire respecter la Liberté tant individuelle que collective. L’autorité véritable s’oppose à l’autoritarisme qui n’est que tyrannie et abus de pouvoir, une agression pour l’âme et une offense à la dignité.

TOUTE AUTORITÉ LÉGITIME EST RECONNUE DANS L’ÂME COMME ÉTANT JUSTE ;
ELLE EST NATURELLEMENT DÉSIRÉE, RESPECTÉE ET AIMÉE.

En respectant l’Autorité de la Vie, l’Homme est utile à lui-même, au contexte social dans lequel il évolue et à l’humanité dans son ensemble. La terre doit être un lieu d’éveil mutuel, d’épanouissement et d’accomplissement individuel, où l’évolution de chacun participe à faire évoluer le contexte social en harmonie avec l’Ordre universel.

LE MONDE NE DOIT PLUS ÊTRE DOMINÉ PAR LE POUVOIR
D’UNE QUELCONQUE CROYANCE OU IDÉOLOGIE
MAIS RÉGI PAR L’AUTORITÉ DE LA VIE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 5 mai 2016.

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LA NOUVELLE MENTALITÉ

TERME CREUX OU PROMESSE D’UN MONDE NOUVEAU ? (1)

par Georges Krassovsky

On parle actuellement beaucoup – et dans les milieux les plus divers – du « nécessaire changement de mentalité ». Je ne peux qu’y souscrire mais je ne suis pas sûr du tout que j’entende par « nouvelle mentalité » la même chose que la plupart de ceux-qui y font allusion. Je n’y vois, en effet, ni une façon détournée de condamner l’égoïsme (ce qui n’a rien de nouveau !), ni je ne sais quelle approche « globale », « holistique » ou « structuraliste » (ce qui me paraît plutôt flou). Non, rien de tout cela !

Pour moi, la nouvelle mentalité est avant tout UNE MENTALITÉ CONCILIATRICE, c’est-à-dire qui tend à concilier les contraires (que ce soit dans le domaine des opinions, des idées, des idéologies, ou dans celui des intérêts et des méthodes d’action). Je ne voudrais toutefois pas me laisser enfermer dans une formule unique. J’estime, en outre, que la compréhension de quoi que ce soit est toujours meilleure si l’on arrive à exprimer la même idée de façons différentes. Je vais donc essayer de trouver d’autres mots pour faire mieux comprendre le sens qu’a pour moi la nouvelle mentalité. Lire la suite…

7. LA DIGNITÉ POUR TOUS

Seul un nouveau paradigme, une nouvelle façon de voir le monde et de comprendre le sens de l’existence, permettra de construire le Monde Nouveau. Mais cela exige une rupture totale avec les modes de pensée et les valeurs qui ont régi le monde jusqu’à ce jour ; monde décadent et sans Amour qui s’autodétruit par la recherche effrénée de pouvoir en tout domaine et à tout niveau.

Les théories élaborées par l’esprit humain qui ignorent le fondement sacré de la conscience sont irréalistes et destructrices. Toutes les approches qui conçoivent l’Homme comme un être domesticable, dépourvu d’intériorité, d’âme et d’individualité, et qui ne reconnaissent pas son besoin fondamental de liberté et d’autonomie, sont une offense à la Vie et à la dignité humaine.

LA DIGNITÉ EST UNE QUALITÉ D’ÂME INHÉRENTE À L’ÉTAT D’HOMME.

La dignité concerne chaque être humain quels que soient son origine, son genre, son âge, son niveau d’érudition ou d’évolution. Chaque Homme doit être un représentant à part entière de l’humanité-Une, unie en conscience, laquelle est la manifestation de l’Esprit de Vie éternel dans le monde temporel.

Mais seul l’éveil à notre identité réelle et commune – le Soi – nous éclaire sur le vrai sens de la dignité, qui n’a rien à voir avec l’amour-propre.

La dignité se manifeste par notre soumission au Soi, au plan universel de la conscience qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout, alors que l’amour-propre exprime notre attachement au Moi, se nourrit de nos désirs personnels, du qu’en dira-t-on et de tout ce qui flatte notre personne.

ON CROÎT EN DIGNITÉ DANS LA MESURE OÙ L’ON MEURT À L’AMOUR-PROPRE.

La dignité ne dépend ni de valeurs ni de conditions extérieures. On peut être digne sans posséder les gadgets dernier cri ou un compte bancaire bien garni. On peut vivre dignement dans l’inconfort, en ayant une maladie grave ou un handicap.

La dignité nous rend humbles et nous procure la force d’âme pour accepter, traverser et sublimer les adversités que la Vie met sur notre chemin.

L’Homme digne aime la vérité au-delà de lui-même ; il obéit à la voix de sa conscience plutôt qu’à ses intérêts et ses désirs égoïstes. Il est libre dans sa pensée et respecte la liberté des autres. Il refuse, voire combat, tout ce que la société chercherait à imposer qu’il ne ressent pas comme étant juste.

L’HOMME DIGNE NE RENONCE JAMAIS À SA LIBERTÉ,
IL LA DÉFEND MÊME AU PRIX DE SA VIE.

Le changement de paradigme qui doit voir le jour implique un changement radical d’état de conscience pour l’humanité entière.

La naissance d’un monde où règnent la liberté et la paix exige une nouvelle éducation pour tous. Une éducation qui éveille les enfants, dès le plus jeune âge, à la voix de la conscience, la voix du cœur ; une éducation respectueuse de la liberté de conscience et des particularités de chacun, qui forge des individus dignes, spirituellement autonomes, individuellement et collectivement responsables.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 25 février 2016.

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RÉFLEXIONS SUR LA MORT

par Marcel Renoulet

Ceux qui aiment la vraie vie, c’est-à-dire la grande vérité du silence tiennent compte de la mort. Le silence fait de la mort une amie fidèle, une précieuse conseillère, un repère lumineux qui nous fait traverser la vie avec dignité et joie.

Cette éloquence de la mort est celle de notre sérénité et de notre humour. Les idées qui jaillissent de la méditation silencieuse de la mort sont comme les arbres qui poussent au bord de l’eau. Ce sont de fortes pensées de plénitude qui surplombent les angoisses existentielles des philosophies et des sciences matérialistes et qui nous font intégrer l’instant présent : l’ultime réalité.

Intégrer la mort, c’est intégrer le temps puisque toutes les dimensions du temps se retrouvent dans l’instant présent. Ce qu’il y a de bien avec la mort, c’est qu’elle peut survenir à chaque instant… C’est notre compagne la plus fidèle, celle sur laquelle on peut toujours compter. Rien ne l’arrête : que l’on soit en pleine action ou dans le repos, que l’on ait le cœur en fête ou à pleurer, le dernier examen de conscience peut être demandé à tout moment.

La mort est présente partout. Pour se nourrir on tue des plantes, des animaux et on trouve que c’est tout à fait naturel. Lorsqu’il s’agit de la mort de l’homme, on se trouve désarmé, on n’avait pas imaginé qu’elle pouvait prendre ceux que l’on connaissait bien et encore moins soi-même. Lire la suite…

2. SOYONS RÉALISTES

L’état préoccupant de notre monde en décomposition met en évidence le manque flagrant de réalisme avec lequel nous vivons l’existence.

Actuellement, la plupart des individus ne vivent pas mais survivent. Pour la majorité, qui fonctionne dans le carcan abrutissant du métro-boulot-dodo, l’existence se limite à la recherche de toujours plus d’avantages, de facilités et de confort ; pour d’autres, elle se résume à la recherche de moyens pour se nourrir, se loger… et s’offrir des objets et des gadgets à la mode pour se donner une consistance.

Dans notre époque anarchique, aucun mobile profond, aucun idéal n’unit l’humanité. On parle beaucoup d’amour, de liberté, de démocratie et de droits, mais en réalité chacun ne cherche qu’à satisfaire ses désirs et à nourrir ses intérêts personnels. Nous vivons dans un monde où finalement personne ne semble savoir pourquoi il est né et quel est le sens de sa présence sur terre.

Le monde est ce que l’homme en fait. Et si nous voulons construire un monde nouveau, nous devons impérativement nous libérer de la mentalité avec laquelle nous approchons l’existence. Nous devons faire taire nos égoïsmes et en finir avec les arrivismes et les rapports de force qui divisent le peuple et détruisent l’harmonie sociale.

La situation actuelle du monde appelle un changement total et radical d’état de conscience et de mentalité ; il exige une révolution, qui ne sera ni violente ni sanglante, une révolution de la pensée.

NOUS DEVONS PENSER AUTREMENT POUR AGIR AUTREMENT.

Pour commencer, prenons conscience que, dès notre naissance, nous sommes enregistrés, classifiés et formatés pour devenir de « bons citoyens » capables de servir – le plus docilement possible – le système social et culturel dans lequel nous sommes nés. Jamais on ne nous fait prendre conscience qu’avant d’être citoyen, agriculteur, artisan, écolier ou savant, nous sommes des êtres humains, manifestations de la Vie sur la planète Terre.

C’est la Vie qui, à travers la nature, nous a engendrés et qui, dès la naissance, nous impose ses conditions et ses lois. Personne ne choisit ses parents, l’époque, le lieu et le bain culturel dans lesquels il voit le jour, ni d’ailleurs sa personnalité ou l’heure de sa mort. Exister n’est pas une question de choix. Exister nous est imposé comme un devoir.

Comme tout ce qui existe, nous appartenons à la Vie et non pas à l’État ou à qui que ce soit. Avant tout et par nature, nous sommes des enfants de la Vie, nés sur la planète Terre qui fait partie d’un univers et d’un ensemble cosmique dont nous subissons en permanence – consciemment ou non – les influences.

Comme tout ce que la Vie engendre, l’Homme a son utilité, une fonction à remplir dans le contexte de la réalité universelle et cosmique dans lequel il évolue.

POUR VIVRE DE FAÇON RÉALISTE, NOUS DEVONS CONNAÎTRE LE SENS DE L’EXISTENCE, CONNAÎTRE NOTRE SENS D’ÊTRE ET NOTRE FONCTION SUR TERRE.

Chacun de nous n’a qu’une seule existence à vivre et le devoir d’accomplir son destin avant de mourir.

Il n’est jamais trop tard pour commencer à réfléchir…

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, Montréal, 27 septembre 2015.

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1. UNE ALTERNATIVE À L’IDÉOLOGIE MONDIALISTE

Nous ne sommes ni des doux rêveurs, ni des idéalistes, ni des utopistes, et nous n’avons aucunement l’illusion ni la prétention de pouvoir changer le monde. Nous sommes des réalistes et notre devoir est de faire connaitre le sens de l’existence humaine dans le contexte unitaire de la Vie, tel que la Vie nous l’a fait découvrir. L’approche de l’existence que nous proposons n’est donc pas une théorie spirituelle ou philosophique personnelle, mais est naturellement inscrite dans la condition humaine.

Ceux qui ont actuellement le monde en main sont guidés par l’esprit du monde et ignorent tout de l’Amour, la Force suprême qui anime l’ensemble du vivant. C’est pourquoi leur action, dénuée d’Amour, n’est qu’exercice de pouvoir tyrannique et recherche de domination ; mais c’est le seul moyen dont ils disposent pour faire face à l’égoïsme et à l’irresponsabilité personnelle et collective généralisée. Incapables de répondre aux besoins de liberté, de paix et de justice auxquels aspirent tous les Hommes, l’instauration d’une dictature planétaire matérialiste leur parait être l’unique solution.

Dans un monde qui se globalise, aucune idéologie politique ou théorie philosophique, aucune religion ou spiritualité traditionnelle, ne peut prétendre à l’universalité ; raison pour laquelle elles sont toutes condamnées à disparaitre avec le temps. Seule une approche de l’existence, en accord avec l’Ordre universel, logique et accessible au bon sens de chacun, peut convenir à une humanité qui doit devenir Une.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, Montréal, 15 septembre 2015.

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AVANT-PROPOS

IL EST TEMPS D’ABORDER L’EXISTENCE AUTREMENT
POUR VIVRE AUTREMENT

Nous sommes à la fin d’un long cycle évolutif – à la fin d’un monde – et une nouvelle façon de comprendre le sens de l’existence est nécessaire pour construire un monde meilleur. Chacun de nous doit se sentir concerné, nous sommes tous co-responsables du sort de l’humanité.

Une vie sociale rongée par la division, la corruption et l’injustice, où sévissent la manipulation et le mensonge, ne répond pas à nos besoins profonds et ne nous permet pas de nous épanouir pleinement. Malgré tout le savoir et le progrès technique, nombreux sont ceux qui vivent dans l’insatisfaction profonde. Là où la liberté est piétinée, où règne le matérialisme et où la recherche de pouvoir et l’argent sont les valeurs suprêmes, les besoins de l’âme et de l’esprit sont ignorés et étouffés.

Ces textes sur le sens de l’existence sont issus de la collaboration de deux individus qu’un demi-siècle sépare ; ils ne résultent aucunement d’une spéculation mentale mais sont le fruit de leur vécu personnel et d’expériences intérieures qui leur ont révélé que la juste solution aux problèmes du monde est dans un changement généralisé d’état de conscience et de mentalité.

Ces textes décrivent, à partir du plan unitaire de la Conscience, différents aspects de la condition humaine, et mettent en évidence le sens de l’existence dans le contexte unitaire de la Vie.

Pour vivre en harmonie avec l’ensemble du manifesté, visible et invisible, dont la terre et chacun de nous est une partie intégrante, l’être humain doit s’éveiller à l’Intelligence du cœur – à la voix de la Conscience – et ce, dès le plus jeune âge. C’est l’unique moyen, inscrit naturellement dans la condition humaine, qui permet d’instaurer sur terre la paix et la démocratie véritable, dans le respect total de la liberté et de la dignité de tous.

Au-delà des rites, des croyances, des théories et des idéologies, l’ouverture du cœur nous éveille à l’Amour désintéressé, nous libère de l’égocentrisme et de l’égoïsme, et nous permet de vivre de façon solidaire, dans la complémentarité et l’enrichissement mutuel.

Prenons tous nos responsabilités, et surtout arrêtons de formater et de mutiler la jeunesse avec les principes, les vérités et les valeurs qui ont mené le monde là où il en est. Pour construire le monde nouveau, nous avons besoin de ses forces vives et de sa capacité à se passionner pour une cause juste.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE

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