19. LE JUSTE EMPLOI DU POUVOIR

Selon que l’on approche l’existence pleinement éveillé à notre identité spirituelle-commune ou non, on vit, pense et agit sous l’éclairage de l’Esprit de Vie ou sous l’emprise de l’esprit du Monde.

En cette époque décisive de mutation, chaque Homme doit devenir conscient de son sens d’être et de sa fonction dans le contexte Cosmique ; conscient que l’existence n’est qu’un passage, que rien ne lui appartient en propre, et que le pouvoir dont la Nature l’a pourvu est un don de la Vie qu’il se doit de bien employer.

Chaque individu est doté d’Intelligence de cœur et de Raison, de pouvoirs spirituels et matériels, pour vivre en accord avec la voix de la Conscience, contribuer à l’évolution des mentalités et assurer la pérennité harmonieuse de l’humanité. Abuser de son pouvoir pour assouvir des intérêts égoïstes, pour nuire à son semblable, l’exploiter, le manipuler ou le dominer est donc totalement illégitime, pervers et destructeur.

QUAND L’AMOUR EST ABSENT,
LE POUVOIR CORROMPT, DIVISE ET DRESSE LES UNS CONTRE LES AUTRES.

L’Homme moderne, coupé de son identité spirituelle et ignorant la loi suprême de l’Amour, vit à son insu sous l’emprise de l’esprit d’un monde qui a rompu tout lien avec la source mystérieuse de la réalité.

Identifié à sa seule dimension terrestre, plongé dans le subjectivisme, il est réduit à l’état d’animal domestique, dépourvu de responsabilité réelle et de dignité. Sans référence intérieure, il est enchainé aux valeurs éphémères du monde, formaté par l’idéologie, la propagande et les valeurs de l’époque. Il est avide de pouvoir personnel, ne cherche que la facilité, le plaisir et le confort, et ne vit que dans le paraître.

Dans un tel contexte d’aveuglement spirituel, se perpétue un monde matérialiste, gouverné par un système de dominants-dominés où règne la loi de la jungle, la loi du plus fort, du plus malin, du plus cynique.

L’ÉTAT DU MONDE DÉPEND DE L’USAGE QUE L’HOMME FAIT DE SON POUVOIR.

Pendant des millénaires, l’humanité a évolué reliée à la dimension métaphysique de la réalité par l’intermédiaire de divers systèmes religieux et spirituels. Mais pour que le Monde Nouveau voie le jour, chacun doit s’individuer, Être Un en lui-même, autonome spirituellement et responsable du juste emploi de son pouvoir.

Ce n’est qu’éveillé au plan universel de la Conscience, éclairé par l’Esprit de Vie, que l’individu devient conscient de sa fonction d’Homme et œuvre à son propre accomplissement dans la plénitude et la joie de vivre. Ce n’est qu’unis par leur identité spirituelle-commune, en partageant une même compréhension du sens de l’existence, que les Hommes vivront dans la solidarité, le respect et l’enrichissement mutuels.

Seule une humanité Une en Conscience, exerçant le pouvoir en accord avec l’Autorité suprême de la Vie, fera naitre un monde en paix, géré par une Démocratie éclairée.

LE MONDE ANCIEN SE MEURT,
ET L’HUMANITÉ DOIT CONNAITRE UNE VÉRITABLE RENAISSANCE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 26 août 2017.

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2. SOYONS RÉALISTES

L’état préoccupant de notre monde en décomposition met en évidence le manque flagrant de réalisme avec lequel nous vivons l’existence.

Actuellement, la plupart des individus ne vivent pas mais survivent. Pour la majorité, qui fonctionne dans le carcan abrutissant du métro-boulot-dodo, l’existence se limite à la recherche de toujours plus d’avantages, de facilités et de confort ; pour d’autres, elle se résume à la recherche de moyens pour se nourrir, se loger… et s’offrir des objets et des gadgets à la mode pour se donner une consistance.

Dans notre époque anarchique, aucun mobile profond, aucun idéal n’unit l’humanité. On parle beaucoup d’amour, de liberté, de démocratie et de droits, mais en réalité chacun ne cherche qu’à satisfaire ses désirs et à nourrir ses intérêts personnels. Nous vivons dans un monde où finalement personne ne semble savoir pourquoi il est né et quel est le sens de sa présence sur terre.

Le monde est ce que l’homme en fait. Et si nous voulons construire un monde nouveau, nous devons impérativement nous libérer de la mentalité avec laquelle nous approchons l’existence. Nous devons faire taire nos égoïsmes et en finir avec les arrivismes et les rapports de force qui divisent le peuple et détruisent l’harmonie sociale.

La situation actuelle du monde appelle un changement total et radical d’état de conscience et de mentalité ; il exige une révolution, qui ne sera ni violente ni sanglante, une révolution de la pensée.

NOUS DEVONS PENSER AUTREMENT POUR AGIR AUTREMENT.

Pour commencer, prenons conscience que, dès notre naissance, nous sommes enregistrés, classifiés et formatés pour devenir de « bons citoyens » capables de servir – le plus docilement possible – le système social et culturel dans lequel nous sommes nés. Jamais on ne nous fait prendre conscience qu’avant d’être citoyen, agriculteur, artisan, écolier ou savant, nous sommes des êtres humains, manifestations de la Vie sur la planète Terre.

C’est la Vie qui, à travers la nature, nous a engendrés et qui, dès la naissance, nous impose ses conditions et ses lois. Personne ne choisit ses parents, l’époque, le lieu et le bain culturel dans lesquels il voit le jour, ni d’ailleurs sa personnalité ou l’heure de sa mort. Exister n’est pas une question de choix. Exister nous est imposé comme un devoir.

Comme tout ce qui existe, nous appartenons à la Vie et non pas à l’État ou à qui que ce soit. Avant tout et par nature, nous sommes des enfants de la Vie, nés sur la planète Terre qui fait partie d’un univers et d’un ensemble cosmique dont nous subissons en permanence – consciemment ou non – les influences.

Comme tout ce que la Vie engendre, l’Homme a son utilité, une fonction à remplir dans le contexte de la réalité universelle et cosmique dans lequel il évolue.

POUR VIVRE DE FAÇON RÉALISTE, NOUS DEVONS CONNAÎTRE LE SENS DE L’EXISTENCE, CONNAÎTRE NOTRE SENS D’ÊTRE ET NOTRE FONCTION SUR TERRE.

Chacun de nous n’a qu’une seule existence à vivre et le devoir d’accomplir son destin avant de mourir.

Il n’est jamais trop tard pour commencer à réfléchir…

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, Montréal, 27 septembre 2015.

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