LA VOIE DE L’À-VENIR

Par Carl Gustave Jung.

Si je parle dans l’esprit de ce temps, il me faut dire : Rien ni personne ne peut justifier ce qu’il me faut vous annoncer. Me justifier est superflu, car je n’ai pas le choix, il le faut. J’ai appris qu’outre l’esprit de ce temps, un autre esprit est à l’œuvre, celui qui règne sur les profondeurs de tout ce qui fait partie du présent. L’esprit de ce temps veut entendre parler d’utilité et de valeur. Je le pensais moi aussi et ce qui est humain en moi le pense encore. Mais cet autre esprit m’oblige néanmoins à parler, par-delà toute justification, toute utilité et tout sens. Lire la suite…

ÉDUQUER SES ENFANTS COMMENCE PAR S’ÉDUQUER SOI-MÊME

Par Elsa Guérin.

Dans l’entreprise qui consiste à éduquer un enfant, rien de plus aisé que de se réfugier derrière la « personnalité » de l’enfant ou de se référer à l’environnement scolaire en particulier pour justifier et excuser ses écarts de conduite. Quel parent n’a pas dit : « il a du caractère ! » lorsque son enfant était en pleine crise et quel autre, face à un comportement inopportun de son enfant n’a pas pensé : « ah ça, c’est l’école » !

Bien difficile tâche pour un parent de se remettre en question et d’admettre sa responsabilité dans l’éducation de son enfant. Pourtant, de nombreuses études ont souligné le fait que l’exemple parental représentait une part déterminante dans l’éducation de l’enfant. Et si l’influence du milieu extérieur ne peut pas être niée, c’est avec les parents que l’enfant apprend à se conduire, d’abord par imitation puis par goût et par envie. Lire la suite…

NOS ENFANTS SONT-ILS EN TRAIN DE MUTER ?

Par Réjane Ereau.

Enfants précoces, autisme, hyperactivité, extra-sensorialité… Les nouvelles générations semblent voir éclore de plus en plus de personnalités atypiques. Est-ce vraiment le cas ? De quoi sont-elles symptomatiques ?

Dans le service de pédopsychiatrie du Dr Lombard, arriva un jour un jeune garçon bon à l’école, mais qui se fichait de tout. Formé à la psychanalyse jungienne, le médecin le soumit à une vingtaine de questions existentielles. « Pourquoi vient-on sur Terre, quel est le sens de la vie ? » débuta-t-il. L’enfant sembla déstabilisé, mais il l’encouragea : « Ferme les yeux, va au fond de toi, prends ton temps, tu connais la réponse. » Au bout de quelques minutes, les yeux pleins de larmes, le garçon répondit : « Pour aimer. » Le Dr Lombard enchaîna : « Quand es-tu le plus heureux ? » Quand il jouait au basket. « Preuve d’un besoin de communion », analysa le médecin, qui poursuivit : « Si une très bonne amie de ta maman t’invitait deux mois en Italie, tu irais ? » Oui, « tout de suite », s’exclama l’enfant. Lire la suite…

16. UNE ÉPOQUE CHARNIÈRE DÉCISIVE

Vivre de façon constructive l’époque charnière que nous traversons exige une juste compréhension de la nature et de l’envergure de la mutation qui a lieu sur terre.

Tout au long de son histoire, le monde a connu des changements de paradigme pour des raisons naturelles, religieuses et sociales. Mais le changement que nous vivons – le plus capital et le plus décisif que l’humanité ait connu depuis des millénaires – est d’ordre spirituel.

Depuis sa genèse, l’humanité subit une lente évolution au rythme des ères astrologiques. Désormais entré dans l’âge de la maturité – de l’autonomie spirituelle –, l’être humain doit devenir Homme et remplir sa fonction de co-créateur dans le contexte unitaire de la Vie, en mariant matière et Esprit.

Il doit quitter l’approche transcendante du plan métaphysique de la réalité – en se libérant de toute autorité spirituelle extérieure, culturellement imposée – et doit s’éveiller à son lien universel immanent – purement intérieur et individuel – avec les Forces Cosmiques. Ce lien personnel et intime permet de s’extraire d’une conscience limitée et étriquée, et de s’ouvrir à l’ensemble de l’univers et ses Forces créatrices, notre véritable espace de vie et d’évolution.

SEUL UN CHANGEMENT DE CONSCIENCE
RÉUNIRA LES HOMMES DANS UNE UNITÉ SOLIDAIRE.

En ces temps délicats de maturation et de mutation, l’humanité se prépare à une nouvelle façon de voir et de concevoir l’existence, et à approcher tout – même le connu – avec un regard neuf. L’influence de la constellation du Verseau balaie les idées préconçues, les croyances et les superstitions pour changer en profondeur notre relation avec les êtres et les choses.

Les cœurs s’ouvrent progressivement à la Force de l’Amour, qui détrône la logique du pouvoir, du profit et de la compétition, propre au monde ancien, pour que règnent l’amitié spirituelle, l’entraide et le partage.

Quand les Hommes seront tous reliés en conscience au plan unitaire et impersonnel de l’Être, soumis à l’Autorité de la Vie, ils seront éclairés par La Raison qui transcende toutes les raisons personnelles et collectives. Cette référence intérieure, stable et commune à tous, libérera les esprits du relativisme, cause d’incompréhension et de division, et mettra fin à des siècles de domination de l’être humain par son semblable.

En cette époque charnière, la responsabilité de chacun est engagée car l’enjeu est de taille : soit l’humanité trouve son sens d’être dans le contexte unitaire de la Vie, soit elle s’égare dans les divagations du matérialisme, et prépare sa propre perte.

Cette période décisive exige que l’on se remette en question, et que l’on se dispose à accueillir avec bienveillance et ouverture d’esprit les nouvelles générations qui sont déjà sous l’influence de ce processus de transmutation et sont donc porteuses de besoins et d’aspirations propres au monde nouveau.

NOUS NOUS PRÉPARONS À UN MONDE OÙ PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 18 février 2017.

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LIBÉRER LE SPIRITUEL DU RELIGIEUX

par André Monjardet

Ce que n’avait pas réussi à faire le monothéisme religieux, conquérir le monde, le monothéisme profane est en train de le réaliser.

Le dieu argent régente aujourd’hui le monde entier et tient sous son implacable férule la quasi-totalité des êtres humains. Ses grands prêtres dictent leur loi à l’ensemble des nations. Ils en ont eux-mêmes inventé les termes et s’appliquent à faire en sorte qu’ils soient respectés partout. Sous peine d’exclusion de la communauté humaine, nationale et mondiale.

« loi du Marché » repose essentiellement sur le droit du plus fort d’écraser le plus faible. Ne pas s’y soumettre ou la transgresser équivaut à s’isoler de la société et se voir condamner par elle.

C’est ainsi, par exemple, que tout service doit aujourd’hui passer par le moule de la monétarisation sous peine d’être jugé et condamné par les tribunaux pour concurrence déloyale. La gratuité est partout suspecte !

Cette « loi du Marché » n’est en réalité que la traduction policée de la « loi de la jungle ». Mais avec une différence de taille : celui qui ne veut pas tuer et voudrait simplement vivre en paix avec lui-même et avec les autres ne peut pas fuir. Il est cerné de tous côtés par la monnaie et se voit obligé de passer sous les fourches caudines de la production ou de l’assistanat. Nouvel esclave de la course au profit, il est prisonnier de l’arène mondiale où se joue le drame de « l’horreur économique ». Le plus souvent il s’y fait dévorer, très rarement il s’en échappe. Lire la suite…

LE RETOUR DES AUTRES

par Jacques Languirand

« L’enfer, c’est les autres… » ? Non, j’ai envie de dire : « La Voie, c’est… les autres » Nous assistons, Mesdames et Messieurs, à un changement de paradigme.

Plusieurs études récentes font état des effets bénéfiques de l’altruisme : les personnes qui s’emploient à rendre service aux autres, par exemple dans les organisations communautaires, sont en général moins sujettes à la maladie et vivraient plus vieilles… et plus heureuses.

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’être humain est un animal social.

Il faut sans doute partir d’un fait aussi simple pour comprendre jusqu’à quel point la qualité de nos rapports avec les autres, de notre contribution personnelle à l’interaction au plan social, est déterminante pour l’estime de soi.

Comme il est juste de dire que nous sommes dépendants les uns des autres au plan économique – dépendance qui devient de plus en plus évidente au fur et à mesure que se développe la conscience planétaire – il est tout aussi évident que cette interdépendance s’étend à tous les plans. Il apparaît même que si ce sentiment d’interdépendance se traduit d’une façon positive par un engagement au plan social, que ce soit à travers une activité communautaire ou encore une relation d’aide et de soutien aux autres, cette démarche aura sur l’individu des effets bénéfiques sur sa santé, physique et psychique.

Un tel retournement des mentalités représente un retour quelque peu surprenant du balancier. Rappelez-vous de cette génération qu’on a même définie comme la me génération, pour laquelle les autres comptaient assez peu, chacun étant surtout, au mieux, préoccupé de son propre développement et, au pire, de la contemplation de son nombril. Lire la suite…

LA NOUVELLE MENTALITÉ

TERME CREUX OU PROMESSE D’UN MONDE NOUVEAU ? (1)

par Georges Krassovsky

On parle actuellement beaucoup – et dans les milieux les plus divers – du « nécessaire changement de mentalité ». Je ne peux qu’y souscrire mais je ne suis pas sûr du tout que j’entende par « nouvelle mentalité » la même chose que la plupart de ceux-qui y font allusion. Je n’y vois, en effet, ni une façon détournée de condamner l’égoïsme (ce qui n’a rien de nouveau !), ni je ne sais quelle approche « globale », « holistique » ou « structuraliste » (ce qui me paraît plutôt flou). Non, rien de tout cela !

Pour moi, la nouvelle mentalité est avant tout UNE MENTALITÉ CONCILIATRICE, c’est-à-dire qui tend à concilier les contraires (que ce soit dans le domaine des opinions, des idées, des idéologies, ou dans celui des intérêts et des méthodes d’action). Je ne voudrais toutefois pas me laisser enfermer dans une formule unique. J’estime, en outre, que la compréhension de quoi que ce soit est toujours meilleure si l’on arrive à exprimer la même idée de façons différentes. Je vais donc essayer de trouver d’autres mots pour faire mieux comprendre le sens qu’a pour moi la nouvelle mentalité. Lire la suite…

7. LA DIGNITÉ POUR TOUS

Seul un nouveau paradigme, une nouvelle façon de voir le monde et de comprendre le sens de l’existence, permettra de construire le Monde Nouveau. Mais cela exige une rupture totale avec les modes de pensée et les valeurs qui ont régi le monde jusqu’à ce jour ; monde décadent et sans Amour qui s’autodétruit par la recherche effrénée de pouvoir en tout domaine et à tout niveau.

Les théories élaborées par l’esprit humain qui ignorent le fondement sacré de la conscience sont irréalistes et destructrices. Toutes les approches qui conçoivent l’Homme comme un être domesticable, dépourvu d’intériorité, d’âme et d’individualité, et qui ne reconnaissent pas son besoin fondamental de liberté et d’autonomie, sont une offense à la Vie et à la dignité humaine.

LA DIGNITÉ EST UNE QUALITÉ D’ÂME INHÉRENTE À L’ÉTAT D’HOMME.

La dignité concerne chaque être humain quels que soient son origine, son genre, son âge, son niveau d’érudition ou d’évolution. Chaque Homme doit être un représentant à part entière de l’humanité-Une, unie en conscience, laquelle est la manifestation de l’Esprit de Vie éternel dans le monde temporel.

Mais seul l’éveil à notre identité réelle et commune – le Soi – nous éclaire sur le vrai sens de la dignité, qui n’a rien à voir avec l’amour-propre.

La dignité se manifeste par notre soumission au Soi, au plan universel de la conscience qui nous enracine dans la Vie et nous fait participer à l’Unité du Tout, alors que l’amour-propre exprime notre attachement au Moi, se nourrit de nos désirs personnels, du qu’en dira-t-on et de tout ce qui flatte notre personne.

ON CROÎT EN DIGNITÉ DANS LA MESURE OÙ L’ON MEURT À L’AMOUR-PROPRE.

La dignité ne dépend ni de valeurs ni de conditions extérieures. On peut être digne sans posséder les gadgets dernier cri ou un compte bancaire bien garni. On peut vivre dignement dans l’inconfort, en ayant une maladie grave ou un handicap.

La dignité nous rend humbles et nous procure la force d’âme pour accepter, traverser et sublimer les adversités que la Vie met sur notre chemin.

L’Homme digne aime la vérité au-delà de lui-même ; il obéit à la voix de sa conscience plutôt qu’à ses intérêts et ses désirs égoïstes. Il est libre dans sa pensée et respecte la liberté des autres. Il refuse, voire combat, tout ce que la société chercherait à imposer qu’il ne ressent pas comme étant juste.

L’HOMME DIGNE NE RENONCE JAMAIS À SA LIBERTÉ,
IL LA DÉFEND MÊME AU PRIX DE SA VIE.

Le changement de paradigme qui doit voir le jour implique un changement radical d’état de conscience pour l’humanité entière.

La naissance d’un monde où règnent la liberté et la paix exige une nouvelle éducation pour tous. Une éducation qui éveille les enfants, dès le plus jeune âge, à la voix de la conscience, la voix du cœur ; une éducation respectueuse de la liberté de conscience et des particularités de chacun, qui forge des individus dignes, spirituellement autonomes, individuellement et collectivement responsables.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 25 février 2016.

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