POLITIQUE LINGUISTIQUE ET POLITIQUE DE FORMATION

Deux instruments de la politique de force impérialiste

Les langues officielles parlées dans un pays dépendent de la politique linguistique. En Suisse, la politique linguistique est définie par la Constitution, plus exhaustivement encore par la Loi sur les langues. Celle-ci garantit un traitement identique des quatre langues nationales, indépendamment de l’étendue et de la force économique et politique des régions linguistiques. Dans le principe de l’égalité du traitement des langues nationales s’exprime une valeur plus fondamentale encore: le respect de la liberté et de la dignité des êtres humains vivant dans leur propre région linguistique et dans leur patrie culturelle. Lire la suite…

L’ÉVANGILE DE LA COMPÉTITIVITÉ

Malheur aux faibles et aux exclus

par Riccardo Petrella *

Il existe des mots qui, un certain moment, font la loi. A tort ou à raison. C’est le cas, aujourd’hui, de « compétitivité ». L’idéologie et les pratiques bâties à partir de ce mot et autour de lui ont des effets dévastateurs.

En économie, en principe, la compétitivité n’est qu’une modalité de comportement des acteurs économiques dans le contexte de marchés concurrentiels, chaque acteur, en particulier l’entreprise, cherchant des positions et des avantages compétitifs dans le respect des règles fixées et dans des conditions égales pour tous. Lire la suite…

ARMES SILENCIEUSES POUR GUERRE TRANQUILLE (W. Cooper)

par L’équipe Scripto

« Armes silencieuses pour guerre tranquille » est un texte célébrissime de la galaxie conspirationniste. En 1991, il fut publié en annexe du livre « Behold a pale horse » de William Cooper, alors considéré comme le pape du conspirationnisme. Cooper prétendit que ce document avait été trouvé dans une photocopieuse achetée lors d’une vente de surplus militaires. Mais le plus probable est qu’il le rédigea lui-même, pour établir un « vrai-faux », c’est-à-dire un faux disant le Vrai.

La thèse générale est simple : depuis 1954, une Troisième Guerre Mondiale secrète a commencé. Elle oppose les élites aux peuples. Conduite essentiellement grâce aux techniques de l’ingénierie sociale inspirée des recherches menées pendant la Seconde Guerre Mondiale, resituées dans le cadre élargi des possibilités ouvertes par l’ère électronique, cette guerre vise à construire un contrôle social absolu grâce à la totale prédictibilité du comportement des foules. En arrière-plan, on reconnaît l’idée que les nations sont faites pour l’essentiel d’individus humains n’utilisant pas leur intelligence, et qu’on peut donc conduire comme du bétail.

Les classes inférieures doivent être entretenues dans une situation de perpétuelle insécurité matérielle, et tous leurs repères éducatifs, familiaux et culturels doivent être systématiquement désorganisés. De cette manière, les individus appartenant à ces classes se trouvent enfermés dès le plus jeune âge dans un devoir socialement prédéterminé, et leur capacité à cartographier les processus de leur insertion dans le système est si faible qu’il n’y a aucun risque qu’ils pensent les catégories fondatrices de la révolte, sans parler de la révolution. Lire la suite…

L’ÉGOÏSME : PIERRE D’ANGLE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

par Jan Van Rijkenborgh

L’égoïsme est l’impulsion originelle de la nature de l’être humain à des degrés divers. La société mondialisée est l’expression de l’égoïsme des masses, puisqu’elle n’est orientée que par des désirs de possession matérielle et une phobie sécuritaire extrême. Exposé d’une tare fondamentale, à l’origine de la folie moderne de l’unité mondiale artificielle et toutes ses dérives totalitaires.

La forme la plus forte et la plus cristallisée de l’égoïsme est celle de l’homme égocentrique endurci, qui ne considère, du berceau à la tombe, que son moi et son propre intérêt ; donc n’ayant aucun attachement sentimental ni familial, de quelque nature que ce soit, comme de l’affection pour sa mère ou une bonne entente avec son conjoint ou un enfant. Cette forme d’égoïsme excluant tout le relègue à l’état sous-animal, car dans le règne animal on observe qu’un lien, quoique passager, unit mère et enfants, et que des animaux peuvent même se sacrifier pour protéger la vie de leurs petits.

C’est pourquoi, à notre époque, nous ne connaissons cette forme d’égoïsme que dans une expression psychique dégénérative, c’est-à-dire chez ceux qui, psychiquement perturbés, sacrifient tout à leur cupidité et à leur luxure sous-animales. Notez que cette forme d’égoïsme grandit très vite à notre époque dans tous les pays et chez tous les peuples. Cela démontre que l’humanité s’abaisse rapidement au-dessous du niveau qualifié d’humain, ce qui nous avertit clairement d’une fin prochaine. Lire la suite…