20. POLITIQUE ET MÉTAPHYSIQUE

Pour participer activement au changement de conscience et de mentalité qui s’annonce, le pouvoir politique doit être éclairé par l’Autorité métaphysique de la Vie : la référence intérieure qui doit éclairer et guider tout Homme.

Il va de soi que la politique doit être libérée des croyances religieuses, exempte de mensonges, de démagogies et d’idéologies telles que l’égalitarisme qui tue toute véritable complémentarité, et l’élitisme qui est cause d’inégalités et d’exclusion.

Une politique matérialiste au service du pouvoir de l’argent, qui ignore le sens de l’existence, déshumanise l’humanité et la mène à sa perte. Pour qu’un réel changement voie le jour dans nos sociétés, toute action politique doit être en accord avec l’Ordre universel, animée par la Force suprême de l’Amour et au seul service de l’Homme.

LA POLITIQUE N’EST PAS UNE SCIENCE MAIS UN ART
QUI SE PRATIQUE AVEC AMOUR, ÉCLAIRÉ PAR L’AUTORITÉ DE LA VIE,
POUR QUE L’HOMME PUISSE S’ACCOMPLIR LIBREMENT DANS UN MONDE EN PAIX.

Sa fonction première est d’engendrer un champ évolutif qui réponde aux besoins spirituels de notre époque ; de créer un contexte social où la liberté de conscience et l’autonomie sont respectées et où chaque individualité peut trouver sa juste place et sa fonction.

Notre monde en transmutation demande que tout homme d’État ait conscience que l’on unit les êtres humains – qui naissent libres – non par la force et la soumission, mais par l’Éveil à la dimension unitaire et universelle de la Conscience, l’identité spirituelle commune à tous.

La priorité du pouvoir politique devrait être l’instauration d’une éducation qui prenne en compte l’être dans sa globalité et qui, dès le plus jeune âge, éveille à la voix de la Conscience, l’Autorité intérieure indispensable pour être autonome et responsable, en pensée et en acte.

Quand chaque être humain sera individué, conscient d’être une expression diversifiée de l’Homme Cosmique – une manifestation de la Vie au service de la Vie – une réelle complémentarité s’instaurera tout naturellement entre les individus et entre les collectivités, dans le respect de leur unicité et de leurs différences.

Tout homme, qu’il soit pauvre ou riche, manuel, intellectuel, artiste ou commerçant, vivra avec ses semblables en dehors de l’envie et du mépris. Ceux qui sont moins doués ou moins bien lotis par la vie prendront pour modèles ceux qui emploient leurs richesses, leurs capacités et leurs dons avec noblesse d’âme et générosité. Quand les individus et les collectivités évolueront en harmonie, dans la solidarité et l’enrichissement mutuel, l’excellence des uns deviendra une richesse pour tous.

Endosser une responsabilité politique dans un monde qui exprime un besoin criant de renouveau et qui doit intégrer la dimension métaphysique de la réalité est une lourde et délicate tâche. Elle demande avant tout d’aimer le genre humain d’un amour inconditionnel et d’être prêt à sacrifier ses intérêts personnels pour servir ses semblables dans le dévouement et le désintéressement.

UN MONDE NOUVEAU NAÎTRA LE JOUR OÙ LE POUVOIR POLITIQUE
S’ÉVEILLERA À LA FORCE SUPRÊME DE L’AMOUR.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 18 novembre 2017.

Télécharger cet article au format PDF

LE POUVOIR N’A RIEN D’INNOCENT !

Par Russel Bouchard.

Pour Montaigne, les deux motifs de l’engagement politique sont le désir de s’enrichir et l’aspiration à la gloire ou à l’honneur. C’est, à mon avis, réduire à bien peu ce qui attise tant de passion dans le genre humain. Selon ce que j’en sais et selon l’expérience que j’en aie, je dirais plutôt que ce désir se concentre autour d’une grande passion qui embrasse toutes les autres : la passion du pouvoir (pouvoir de s’enrichir, pouvoir de dominer, pouvoir du paraître). Ceux qui s’y engagent avec l’honnête et vertueux souci de servir leurs semblables sans espoir de retour, comprennent très tôt que cette avenue transcendante ne se retrouve en fait que dans le contre-pouvoir, là où la politique produit ses méfaits, et bien peu de ces philanthropes, finalement, acceptent de rabattre leur engagement à ce niveau : c’est-à-dire dans les champs de la pauvreté, de l’injustice, de l’intolérance et de la valorisation de la dignité humaine. Lire la suite…

POURQUOI FAUT-IL ÉCOUTER PLUS LOIN QUE NOS OPINIONS

Par Gilles Farcet.

Mon opinion ou ton opinion ?

L’écologie intérieure doit, elle aussi, se préoccuper des facteurs de pollution, les identifier et tenter d’en réduire les émissions. Parmi les polluants divers qui agissent sur notre climat interne, il y a… nos opinions, ou plutôt la relation passionnelle que nous entretenons la plupart du temps avec elles. Lire la suite…

18. LA VÉRITABLE DÉMOCRATIE

La démocratie que le Monde attend est la démocratie directe ; seule organisation sociale qui permet de réinstaurer le lien entre le pouvoir temporel des Hommes et l’Autorité spirituelle de la Vie.

Dans la véritable démocratie, où le pouvoir appartient au peuple, tout est mis en œuvre pour que l’individu s’accomplisse sur terre en remplissant sa mission existentielle, universelle : faire régner l’Unité et l’Amour en soi et dans le monde.

L’individu est la base de la société. Lui seul est porteur du plan unitaire, sacré, de la Conscience, lequel permet de réunir les Hommes au-delà de leurs différences, dans le total respect de leur liberté et de leur unicité.

L’UNIQUE SENS D’ÊTRE D’UN SYSTÈME SOCIAL
EST DE SERVIR L’HOMME DANS SON ÉVOLUTION.

Pour remplir sa mission universelle avec les autres dans le contexte collectif, l’Homme a besoin d’une gestion politique qui garantisse la liberté individuelle et collective.

Cette gestion, pour être légitime, doit être en accord avec l’Autorité de la Vie, donc libre de toute ingérence idéologique et religieuse, communautariste ou personnelle qui empêcherait l’individu de penser et d’agir en accord avec sa conscience.

Dans la véritable démocratie, sans partis politiques ni religions, chacun a la responsabilité de répondre aux nécessités et aux besoins communs en s’exprimant librement, non pas selon ses désirs et ses intérêts personnels, mais selon le besoin profond de son âme, éclairé du dedans par l’Autorité de la Vie. Tant pour l’individu que pour la collectivité, l’Éveil à l’Intelligence du cœur dès l’enfance devient donc une nécessité.

NOTRE CONDITION HUMAINE NOUS PRÉDESTINE À PORTER LE POIDS DU MONDE,
ENSEMBLE COMME UN SEUL HOMME.

Dans la démocratie que le Monde attend, chacun pourra s’épanouir et vivre dans la plénitude, être reconnu et apprécié par ses semblables, s’il vit selon ses moyens, sans surestimer ni sous-estimer ses réels aptitudes et besoins. Chacun pourra remplir sa fonction en donnant le meilleur de lui-même, au service des autres et du bien commun, dans le désintéressement et la responsabilité partagée.

Aux yeux de la Vie nous sommes tous égaux. Aucune mission existentielle n’est supérieure ou inférieure à une autre car elles sont toutes nécessaires à l’évolution harmonieuse de l’ensemble. Chacun, selon sa force et sa qualité d’âme, ses capacités et ses dons, a son rôle à jouer.

Dans la véritable démocratie, l’évolution individuelle nourrit l’évolution du contexte collectif.

LA SEULE ORGANISATION SOCIALE QUI RÉPOND AUX BESOINS
DE LIBERTÉ, DE JUSTICE ET DE PAIX
EST LA DÉMOCRATIE DIRECTE.

« LE SENS DE L’EXISTENCE »

VIVRE LIBRE, France, 17 juin 2017.

Télécharger cet article au format PDF

L’AVENIR DE LA DÉMOCRATIE

par Corinne Viggiano

Nous évoluons dans un monde en pleine mutation. La globalisation économique, les nouvelles technologies, l’extension de la communication via internet et les réseaux sociaux sont en train de transformer profondément les rapports entre les peuples, les individus et les nations et ont changé la donne politique.

Nos démocraties occidentales, héritage des révolutions des siècles passés, basculent dans ce que l’on appelle depuis peu « la post-démocratie ».

En apparence, rien n’est changé, tout fonctionne comme auparavant, nos institutions sont les mêmes, axées sur l’État-nation, le libre exercice du droit de vote, la séparation des pouvoirs, les partis politiques, l’égalité pour tous… mais dans les faits il en est tout autrement.

La sphère des décisions n’appartient plus aux états, de plus en plus soumis aux instances internationales ; l’ancien équilibre entre le pouvoir en place et les partis adverses est rompu par l’instauration d’une nouvelle élite qui fonctionne en vase clos aussi bien au niveau de l’État que des grandes institutions et des multinationales. Dans ces conditions, comme le dit Yves Sintomer : « La démocratie devient un spectacle, avec ses acteurs, ses récits et ses intrigues installés sur le devant de la scène, pendant que l’essentiel se déroule en coulisses »1. Lire la suite…