FACE À LA MONDIALISATION, L’AFRICAIN EST GÉRÉ PAR L’IGNORANCE ET L’INCONSCIENCE

Par Simon Magbenga, économiste national au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) à la retraite.

Partout, c’est à travers l’ignorance que l’on tient les masses sous la tyrannie. Il suffit pour cela de leur faire croire qu’elles sont dans le bon sens, afin d’obtenir leur soumission et leur servilité aveugles au bâton qui les fait marcher et croupir dans la misère. Lire la suite…

INERTIE DES CONSCIENCES ET CHANGEMENT SOCIAL

par Patrick Mignard.

On ne peut qu’être stupéfait pas l’attitude de la majorité des individus qui composent notre société : aller de manière aussi évidente à l’encontre de ses propres intérêts.

Que des patrons, des privilégiés, des racistes, des profiteurs votent pour un de leur représentant politique,… on le comprend parfaitement. Mais que des pauvres, des exclus, des chômeurs, des salariés, des jeunes votent pour le même personnage il y a là quelque chose d’apparemment incompréhensible. Lire la suite…

POLITIQUE LINGUISTIQUE ET POLITIQUE DE FORMATION

Deux instruments de la politique de force impérialiste

Les langues officielles parlées dans un pays dépendent de la politique linguistique. En Suisse, la politique linguistique est définie par la Constitution, plus exhaustivement encore par la Loi sur les langues. Celle-ci garantit un traitement identique des quatre langues nationales, indépendamment de l’étendue et de la force économique et politique des régions linguistiques. Dans le principe de l’égalité du traitement des langues nationales s’exprime une valeur plus fondamentale encore: le respect de la liberté et de la dignité des êtres humains vivant dans leur propre région linguistique et dans leur patrie culturelle. Lire la suite…

L’ÉVANGILE DE LA COMPÉTITIVITÉ

Malheur aux faibles et aux exclus

par Riccardo Petrella *

Il existe des mots qui, un certain moment, font la loi. A tort ou à raison. C’est le cas, aujourd’hui, de « compétitivité ». L’idéologie et les pratiques bâties à partir de ce mot et autour de lui ont des effets dévastateurs.

En économie, en principe, la compétitivité n’est qu’une modalité de comportement des acteurs économiques dans le contexte de marchés concurrentiels, chaque acteur, en particulier l’entreprise, cherchant des positions et des avantages compétitifs dans le respect des règles fixées et dans des conditions égales pour tous. Lire la suite…

L’ÉDUCATION EST UNE GUERRE QUI NE DIT PAS SON NOM

Par Marc-André Cotton.

Résumé : À l’origine de toutes les guerres, il y a celle que livrent les adultes du monde entier contre la conscience enfantine. Incursion au cœur d’un conflit séculaire.

Dans un long recueil de textes sur l’éducation, publié en 1977 sous le titre de Schwarze Pädagogik, Katharina Rutschky rassembla toutes les techniques traditionnelles de conditionnement éducatif permettant aux parents de briser la volonté de l’enfant sans que celui-ci ne soit en mesure de retrouver par lui-même l’origine de cette répression. Il revient à Alice Miller d’avoir popularisé la notion de Pédagogie noire* pour caractériser une attitude parentale fondée sur le mépris et la persécution de la vie de l’enfant, dont les effets se manifestent à l’extrême dans l’idéologie fasciste, mais s’étendent aussi à de si nombreux domaines et comportements qu’ils finissent par être perçus comme allant de soi (1). Lire la suite…

BERNAYS OU LA MANIPULATION DES ESPRITS

Par Michel LEBLANC.

La période des « fêtes de fin d’année » qui n’ont plus rien à voir avec celle de Noël puisqu’il s’agit très ouvertement des fêtes de la consommation la plus débridée, sans rapport avec la fête religieuse, amène à se pencher sur l’espèce de décervellement orwellien que subissent nos contemporains. Comment, en effet, ne pas constater que les mots utilisés aujourd’hui affirment des concepts contraires à leur sens primitifs. Voilà des années que l’on nous répète que le temps individuel est « libéré » que chacun peut faire tout ce qui lui plaît. Seulement on oublie de préciser que le choix, le goût, l’envie de ces prétendues « libertés » sont très largement orientés. Lire la suite…

VIDÉOS : DÉTECTEUR DE MENSONGES

L’émission de télévision française « Comment ça va bien », diffusée sur France 2, présente de jeunes enfants qui répondent à des questions face à un faux détecteur de mensonges qui impose de fausses vérités. Ces séquences nous montrent un exemple choquant et révoltant de manipulation mentale exercée sur de jeunes enfants ; une mise en scène malsaine et sans aucune humanité, un véritable viol de la conscience de jeunes êtres encore purs et innocents.

Ceux qui y voient un jeu amusant riraient sans doute moins s’ils avaient conscience que c’est de cette façon perverse que le système en place manipule les masses à des fins idéologiques et économiques, en façonnant l’opinion publique, en imposant des mensonges historiques, religieux et politiques par la terreur et la culpabilisation.

De la même façon que les enfants cèdent devant la force cynique de ce « détecteur de mensonges », à notre insu nous cédons aux forces diaboliques de la manipulation qui nous conditionnent, nous enlèvent notre sens critique et notre volonté, au point de nous ôter la possibilité de résister et de nous révolter. Et c’est ainsi que nous suivons, aveuglément et docilement, comme des animaux domestiqués, les opinions et les comportements qui nous sont imposés…

Pour visionner les vidéos, cliquez sur les 3 liens ci-dessous :

ARMES SILENCIEUSES POUR GUERRE TRANQUILLE (W. Cooper)

par L’équipe Scripto

« Armes silencieuses pour guerre tranquille » est un texte célébrissime de la galaxie conspirationniste. En 1991, il fut publié en annexe du livre « Behold a pale horse » de William Cooper, alors considéré comme le pape du conspirationnisme. Cooper prétendit que ce document avait été trouvé dans une photocopieuse achetée lors d’une vente de surplus militaires. Mais le plus probable est qu’il le rédigea lui-même, pour établir un « vrai-faux », c’est-à-dire un faux disant le Vrai.

La thèse générale est simple : depuis 1954, une Troisième Guerre Mondiale secrète a commencé. Elle oppose les élites aux peuples. Conduite essentiellement grâce aux techniques de l’ingénierie sociale inspirée des recherches menées pendant la Seconde Guerre Mondiale, resituées dans le cadre élargi des possibilités ouvertes par l’ère électronique, cette guerre vise à construire un contrôle social absolu grâce à la totale prédictibilité du comportement des foules. En arrière-plan, on reconnaît l’idée que les nations sont faites pour l’essentiel d’individus humains n’utilisant pas leur intelligence, et qu’on peut donc conduire comme du bétail.

Les classes inférieures doivent être entretenues dans une situation de perpétuelle insécurité matérielle, et tous leurs repères éducatifs, familiaux et culturels doivent être systématiquement désorganisés. De cette manière, les individus appartenant à ces classes se trouvent enfermés dès le plus jeune âge dans un devoir socialement prédéterminé, et leur capacité à cartographier les processus de leur insertion dans le système est si faible qu’il n’y a aucun risque qu’ils pensent les catégories fondatrices de la révolte, sans parler de la révolution. Lire la suite…

ÉCHAPPER À LA TYRANNIE DE L’ÉGO

Lâcher prise, c’est accepter ses limites

par Gilles Farcet

A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. D’où le fameux « lâcher-prise » ! Une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres dont l’écrivain Gilles Farcet nous livre quelques clés.

Il faut, paraît-il « lâcher prise ». C’est en tout cas ce que tout un chacun peut lire ou entendre répéter dès qu’il est question d’une approche spirituelle de l’existence. Si cette expression a fait florès au point de devenir un cliché du développement personnel, ce qu’elle recouvre n’en reste pas moins confus. Elle est prétexte à bien des malentendus. Qu’avons-nous, au juste, à « lâcher » ?

Quelle est donc cette « prise » qu’il conviendrait de desserrer ? Cette attitude est-elle compatible avec un positionnement responsable ? Si oui, comment passer du concept à la pratique ? Les enseignements de sagesse traditionnels s’articulent tous autour de cette question. Nous pouvons donc nous tourner vers eux et y chercher clés réponses, qu’il nous appartient ensuite de faire nôtres.

Avant de prétendre « lâcher », encore faut-il savoir ce que nous « tenons ». Lire la suite…

LE CONDITIONNEMENT COLLECTIF

par Serge Carfantan

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Lire la suite…