J’EXPOSE, JE PROPOSE, MAIS JE N’IMPOSE PAS

par Marcel Renoulet.

Notre quotidien voit sans cesse augmenter son lot d’horreurs, accompagnant l’apocalypse rampante et inexorable de la mort de la nature qui progresse au rythme de la pénétration d’une technologie aveugle.

La nature, ou ce qu’il en reste, nous rappelle combien actuellement l’existence est frelatée et pervertie.

En son arrogance et aveuglement, le système s’attend à ce que ses victimes se satisfassent encore longtemps de voter, et de recycler leurs déchets en faisant semblant de croire que demain, tout ira bien !

A voir l’immense fossé qui existe entre les électeurs et leurs élus, la méfiance est presque absolue à l’égard des institutions.

Les mensonges de la propagande assurent la survie d’un système qui aujourd’hui ne trouve plus que l’adhésion qu’il mérite.

A l’origine de la pensée conceptuelle, nous assistons à l’éclosion de questions essentielles et fondamentales sur l’homme et son devenir.

Nos idées, qui à certains semblent téméraires, sont pour nous le fruit de plus d’un demi siècle d’une vie vouée à la recherche d’une psychologie libératrice par expérience et connaissance de soi.

Une perception nouvelle nous apparaît avec la constitution d’une conscience universelle, englobant sans les détruire les consciences personnelles et à laquelle chacun de nous, personnage temporaire et limité, participera au-delà de l’espace et du temps.

La perception d’une conscience éternellement vivante en l’existence humaine discontinue répondrait à une exigence fondamentale de la vie et pourrait devenir le « terreau » dans lequel germerait une conscience universelle.*

Mais ces questions essentielles et fondamentales doivent être posées « là » où elles peuvent être entendues efficacement, c’est-à-dire au tréfonds de nous-mêmes.

Dans le monde du quotidien nous nous sentons terriblement seuls, mais nous pouvons être indissolublement unis dans l’amour qui œuvre inlassablement dans le cœur des fils de la Terre.

Après de durs combats avec notre propre opacité, nous pouvons enfin découvrir en nous la paix du corps et de l’esprit.

Cette paix qui doit demeurer en nous- même renferme la ferveur et la chaleur qui nous réchauffent dans notre solitude.

La vie est trop courte pour cacher l’affection et l’amour que nous avons pour les autres et celles que les autres ont pour nous.

C’est là tout ce qui compte et tout ce dont nous devons nous souvenir. Gardons la volonté aussi silencieuse que farouche de transmettre le meilleur de nous-même, pour programmer et jeter les bases d’une renaissance ennoblie de notre culture libertaire spécifique.

Source : L’HOMME LIBRE N° 187 – Avril Mai Juin 2006

NDLR : * La Conscience universelle n’est pas à construire comme on créerait une conscience nationale ou politique. Elle est par essence éternelle – en dehors de l’espace et du temps – et préexiste à l’Homme qui, dès sa naissance, en est une manifestation temporelle. Tout au long de son histoire, la conscience humaine s’est éveillée à des sphères de conscience de plus en plus larges. Ayant actuellement atteint la conscience planétaire, l’humanité s’éveille peu à peu à la dimension unitaire, universelle et cosmique de la Conscience qui est le fondement de toutes les consciences personnelles.

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