LECTURES CHOISIES

L’ASSASSINAT DE LA CONSCIENCE

Par Jean Dornac.

Je dois préciser que cette analyse n’engage en rien le mouvement altermondialiste, ni les autres auteurs de mon site. C’est une intuition que je porte depuis plusieurs années… Une intuition qui se confirme au fil des années et des faits.

Le système qui cloue l’humanité pauvre, partout sur la surface de la terre, à pour nom aujourd’hui, néolibéralisme. Ce système vise à asservir le plus grand nombre pour le seul bénéfice d’un groupe minuscule. Cette idéologie n’est pas arrivée par hasard. Elle a été réfléchie, mûrie longuement par des chercheurs américains (pour l’essentiel) regroupés dans les « think tanks » [1]. Ces chercheurs ont été financés dans cet unique objectif et devaient parvenir à un résultat imposé dès le départ par les commanditaires de l’opération. Lire la suite…

LES LIMITES DE LA LAÏCITÉ FACE AU BESOIN DE SPIRITUALITÉ

Par Corinne Viggiano (enseignante).

De nos jours il semblerait que la laïcité devienne l’enjeu de bien des combats d’origine identitaire, et qu’au lieu d’apaiser elle suscite divisions et incompréhensions, exactement le contraire de ce qu’elle se propose d’apporter dès l’origine : une tentative d’éclairer le peuple et de le rassembler au-delà des convictions culturelles et religieuses. Mais la laïcité telle qu’elle est proposée et apprise à l’école n’a aucun fondement spirituel. Lire la suite…

LE BESOIN SPIRITUEL

Par Jean-Louis Abrassart.

Dans les temps reculés de la préhistoire, avant l’aube du langage, les hommes de Néenderthal enterraient déjà leurs morts, sans vraiment avoir conscience de ce qu’ils faisaient. L’être humain a toujours senti, au fond de lui-même, qu’il n’était que de passage, que la condition humaine n’était qu’une des formes de la vie. Qu’est-ce la spiritualité au-delà des formes que lui ont donné les traditions religieuses ? Ne serait-ce pas ce besoin de se poser la question du sens de la vie, de l’origine et de la finalité de l’homme sur terre, de sa place dans l’univers ?

Dans notre monde moderne, la science a remplacé les religions dans sa tentative de répondre à ces questions fondamentales. Elle s’aperçoit maintenant qu’elle poursuit une quête sans fin, chaque découverte dans l’infiniment petit ou dans l’infiniment grand amenant de nouvelles interrogations. Mais devons-nous attendre de l’extérieur une réponse ou devons-nous la chercher en nous ? Lire la suite…

LES RÊVES DE LA GÉNÉTIQUE, PHANTASMES DE L’EUGÉNISME

Par Moritz Nestor.

La génétique est une science officiellement reconnue. Il y a peu de spécialistes en génétique humaine dont la pensée correspond à celle présentée dans cet article. En effet le danger demeure présent lorsque des chercheurs rencontrent la finance et le pouvoir qui leur procurent la célébrité mondiale et leur fournissent les moyens financiers pour des expériences inhumaines et criminelles. Dans son livre, Ludger Wess décrit l’historique de telles conceptions.

(…) La question «quelle est la motivation des ingénieurs généticiens cherchant à pénétrer encore plus dans les secrets de l’hérédité?»(1) est le sujet principal du livre «Les rêves de la génétique» de Ludger Wess. «Ni les manuels ni les abrégés de l’histoire du génie génétique n’en parlent. C’est le silence total».(2) Mais presque tous les généticiens qui ont significativement contribué au progrès de leur science ont conçu des textes inquiétants avec des utopies sociales alarmantes basées sur le génie génétique: «Des rêves de domination sur la vie, d’un monde meilleur, à réaliser à l’aide du génie génétique. Les visions de pouvoir sont la clef pour comprendre les évolutions actuelles en génétique et en médecine de la procréation.»(3) (…) Lire la suite…

SI TU VEUX CHANGER LE MONDE…

Par Carl Gustave Jung.

Une minorité d’humains, encore trop faible, se demande si en définitive, la meilleure façon de servir la société et les hommes ne serait pas de commencer chacun par soi-même, d’essayer d’abord et uniquement sur sa propre personne, dans sa propre économie interne, les réformes prêchées à tous les carrefours.

Un certain bouleversement de l’ordre établi, un branle-bas intime, la dissolution de ce qui existe et le renouvellement intérieur sont une nécessité pour chaque individu ; mais il ne s’agit pas de les imposer aux autres sous le couvert hypocrite de l’amour chrétien du prochain, du sentiment de la responsabilité, ou de je ne sais quel autre prétexte, masquant des besoins inconscients de domination.

Comment guérir de cet aveuglement collectif qui sévit à l’heure actuelle ?

On ne peut envisager sa guérison que si chacun fait un retour sur lui-même (Selbstbesinnung), retour qui le ramènera au fond humain primordial, à l’essentiel de sa propre nature, et qui lui permettra de dégager de ses gangues sa vraie vocation individuelle et sociale.

Source : Psychologie de l’inconscient – Carl Gustave Jung

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ÉVEIL

Par Patrick Vigneau.

Tant et tant de choses se répètent, et l’on n’ose même plus leur remise en question. Le drame de l’humain c’est sa capacité à s’endormir.

La paix est souvent comprise comme la période entre deux guerres. L’histoire humaine est ainsi enseignée, et la guerre devient une fatalité, une malchance qui nous tombe dessus.

Peut-être est-il temps de comprendre que la guerre tout comme la paix viennent de l’intérieur.

La paix n’est pas dans un lointain avenir quand les gouvernements auront désarmé. Car lorsque les individus auront désarmé dans leur cœur, les armes n’auront plus de sens. C’est pourquoi il faut commencer soi-même par éveiller la paix dans sa conscience. Lire la suite…

UNE CONVERSATION SUR L’ART

Par Jean Klein.

EXTRAITS

Chercheur. Depuis un moment j’attends de vous demander à tous deux ce que vous pensez qu’est réellement l’art. Est-ce une collection amorphe d’expressions humaines ou bien pouvons-nous dire plus précisément ce que c’est ?

Philosophe. En dernier lieu tous les objets pointent vers la vérité et la beauté mais il y a des objets qui, par excellence, nous ramènent à la vérité et à la beauté. Ce sont des objets d’art.

Chercheur. Est-ce que tout ce que nous appelons généralement art a ce pouvoir?

Philosophe. L’art qui percute les sens et nous amène au-delà d’eux à un état éternel pourrait s’appeler « art sacré ». L’art décoratif expérimental nous laisse dans les sens, de sorte qu’il peut être appelé séculier.

Ces grandes œuvres « sacrées qui ont le pouvoir symbolique de nous éjecter dans le domaine impersonnel, sont très rares.

Chercheur. Parlons de ces œuvres d’art, Qu’entendez-vous lorsque vous dites qu’elles percutent les sens et nous emmènent au-delà ? […] Lire la suite…

S’ÉVEILLER SIGNIFIE RÉALISER SA PROPRE NULLITÉ

Par Gurdjieff

Mourir signifie que l’homme doit se libérer d’une multitude de petits attachements et d’identifications qui le maintiennent dans la situation où il se trouve actuellement.

L’attachement aux choses, l’identification aux choses, maintiennent vivants dans l’homme un millier de « moi » inutiles. Ces « moi » doivent mourir pour que le grand Moi puisse naître. Mais comment peuvent-ils être amenés à mourir ? ils ne le veulent pas.

C’est ici que la possibilité de s’éveiller vient à notre aide. S’éveiller signifie réaliser sa propre nullité, c’est-à-dire réaliser sa propre mécanicité, complète et absolue, et sa propre impuissance, non moins complète, non moins absolue. Lire la suite…

LIBÉRER LE SPIRITUEL DU RELIGIEUX

par André Monjardet

Ce que n’avait pas réussi à faire le monothéisme religieux, conquérir le monde, le monothéisme profane est en train de le réaliser.

Le dieu argent régente aujourd’hui le monde entier et tient sous son implacable férule la quasi-totalité des êtres humains. Ses grands prêtres dictent leur loi à l’ensemble des nations. Ils en ont eux-mêmes inventé les termes et s’appliquent à faire en sorte qu’ils soient respectés partout. Sous peine d’exclusion de la communauté humaine, nationale et mondiale.

« loi du Marché » repose essentiellement sur le droit du plus fort d’écraser le plus faible. Ne pas s’y soumettre ou la transgresser équivaut à s’isoler de la société et se voir condamner par elle.

C’est ainsi, par exemple, que tout service doit aujourd’hui passer par le moule de la monétarisation sous peine d’être jugé et condamné par les tribunaux pour concurrence déloyale. La gratuité est partout suspecte !

Cette « loi du Marché » n’est en réalité que la traduction policée de la « loi de la jungle ». Mais avec une différence de taille : celui qui ne veut pas tuer et voudrait simplement vivre en paix avec lui-même et avec les autres ne peut pas fuir. Il est cerné de tous côtés par la monnaie et se voit obligé de passer sous les fourches caudines de la production ou de l’assistanat. Nouvel esclave de la course au profit, il est prisonnier de l’arène mondiale où se joue le drame de « l’horreur économique ». Le plus souvent il s’y fait dévorer, très rarement il s’en échappe. Lire la suite…

À PROPOS DE LA GRATITUDE

par Maria Montessori

Certains espèrent que le jour où l’on arrivera à susciter chez les enfants ce sentiment d’amour pour les matières d’étude, les hommes deviendront plus humains et cesseront enfin les horreurs de la guerre. Mais l’amour pour la science et pour l’art, comme pour tout ce que l’humanité a créé, ne suffira pas à faire germer l’amour mutuel entre les hommes.

Aimer un beau coucher de soleil ou observer avec émerveillement la vie d’un insecte, ne réveille pas nécessairement un plus grand sentiment d’amour pour l’humanité, ni l’amour pour l’art ne suscite chez l’homme l’amour pour son prochain. Ce qui est nécessaire avant toute chose, est que dès ses premières années l’individu soit mis en relation avec l’humanité. Aujourd’hui, dans nos cœurs il n’y a pas de place pour l’amour de nos semblables, bien que de ceux-là mêmes nous ayons reçu et continuions de recevoir tant de choses, sous forme de nourriture, de vêtements et d’inventions diverses dont nous pouvons bénéficier. Nous acceptons et nous jouissons de ce qui est fait pour nous sans gratitude aucune, comme des athées niant à Dieu gratitude et amour. Lire la suite…

L’ÉCOUTE ET LA PAROLE… AU XIIÈME SIÈCLE

par Chrétien de Troyes

Allons écoutez !

Prêtez moi les cœurs et les oreilles, car une parole entendue est perdue si elle n’est pas comprise avec le cœur.

Il y a des gens qui ne comprennent pas ce qu’ils entendent et qui néanmoins l’approuvent. Ces gens-là n’ont que la perception du son, du moment que le cœur n’y comprend rien du tout.

La parole vient aux oreilles, de la même façon que le vent qui vole, mais loin de s’y arrêter et d’y demeurer, elle s’en éloigne en très peu de temps, si le cœur n’est pas assez éveillé pour être préparé à la saisir ; car c’est lui seul qui peut la saisir à son passage, l’enfermer et la retenir. Les oreilles ne sont que le passage et le conduit par où la voix s’en vient au cœur et le cœur saisit à l’intérieur du corps la voix qui y entre par l’oreille.

Ainsi, quiconque voudra me comprendre, doit me confier son cœur et ses oreilles, car je ne veux pas parler de rêve, ni de fable ni de mensonge, dont quantité d’autres vous ont régalés ; non, ce que je vous raconterai, je l’ai vu.

Source:  Extrait de « Yvain le chevalier au lion » écrit vers 1175 

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À L’ÉCOUTE DE LA VIE

par le Dr Alfred TOMATIS (1)

«Ton fils n’est pas ton fils. C’est le fils de son temps.» Proverbe chinois

Chaque Être est imbibé dans une structure sonore qui le « sculpte ». Le son, c’est à dire le silence, ses diverses modulations et les bruits qui en rompent la trame, ne s’adressent pas seulement à l’oreille ; ils affectent le corps tout entier.

Profondément enfoui dans un cosmos qui l’enserre et l’emporte en sa course sidérale, l’homme est assurément la structure la plus complexe jusqu’alors élaborée. Or il est prouvé que l’univers en sa totalité n’est que la réponse phénoménologique d’une intentionnalité créatrice pour laquelle tout fut programmé et exprimé sous forme d’énergies émanant d’une source unique. La multiplicité de ces énergies et leurs interférences provoquèrent par leur inter-réaction les diverses cristallisations qui permirent au monde d’exister. En fait, tout est énergie. Et énergie en devenir. Dans sa constitution, l’homme est le modèle surgissant de la convergence des multiples champs énergétiques qui firent de lui le cristal organique le plus sophistiqué qui soit, tenu en suspension dans ce bain cosmique en permanente évolution. En ce sens l’homme apparaît comme un résonateur parfait convié à s’accorder aux harmonies dont les lois gouvernent le monde. Lire la suite…

LA GRÂCE D’ÉCOUTER

par Louis Sahuc

Sans doute l’ascèse du silence nous garde-t-elle de parler. Mais elle serait d’un bien faible mérite si elle ne consistait qu’à se taire. Car ne rien dire, lorsque l’on est empêché de parler ou que l’esprit se consulte en vain, ne répond pas du vrai silence.

Le vrai silence contrarie nos mouvements intérieurs. Il nous coûte car il nous dépossède. Tantôt il nous refuse de céder au désir d’occuper un esprit et d’y régner, et tantôt nous expose à laisser croire à notre ignorance quand nous pourrions si aisément nous en défendre et triompher. De même que nous ne pouvons être aux autres hommes que dans la mesure où nous nous sommes quittés nous-mêmes, de même nous ne pouvons leur offrir le silence que si d’abord nous l’avons établi dans notre coeur. Et nous ne pouvons dire que nous avons fait silence en nous-mêmes que lorsqu’en nous s’est tu jusqu’au dernier chuchotement de notre âme. Lire la suite…

L’AVENIR DE LA DÉMOCRATIE

par Corinne Viggiano

Nous évoluons dans un monde en pleine mutation. La globalisation économique, les nouvelles technologies, l’extension de la communication via internet et les réseaux sociaux sont en train de transformer profondément les rapports entre les peuples, les individus et les nations et ont changé la donne politique.

Nos démocraties occidentales, héritage des révolutions des siècles passés, basculent dans ce que l’on appelle depuis peu « la post-démocratie ».

En apparence, rien n’est changé, tout fonctionne comme auparavant, nos institutions sont les mêmes, axées sur l’État-nation, le libre exercice du droit de vote, la séparation des pouvoirs, les partis politiques, l’égalité pour tous… mais dans les faits il en est tout autrement.

La sphère des décisions n’appartient plus aux états, de plus en plus soumis aux instances internationales ; l’ancien équilibre entre le pouvoir en place et les partis adverses est rompu par l’instauration d’une nouvelle élite qui fonctionne en vase clos aussi bien au niveau de l’État que des grandes institutions et des multinationales. Dans ces conditions, comme le dit Yves Sintomer : « La démocratie devient un spectacle, avec ses acteurs, ses récits et ses intrigues installés sur le devant de la scène, pendant que l’essentiel se déroule en coulisses »1. Lire la suite…

ENTRE DARWINISME ET CRÉATIONISME, UNE TROISIÈME VOIE (3/3)

par Lloyd Pye

LA VENUE DES HUMAINS

Comme toutes les plantes et tous les animaux, sauvages ou domestiques, les humains sont sensés être les produits de perfectionnements légers et progressifs sur un nombre incalculable de générations engendrées par des ancêtres infiniment plus primitifs. Tel était le credo de la plupart des scientifiques dans les années 1980, lorsqu’un groupe de généticiens décidèrent de cibler avec plus de précision l’époque à laquelle les humains et les chimpanzés se séparèrent du tronc commun supposé.

Utilisant des os fossilisés, les paléontologues situèrent cette époque entre huit à cinq millions d’années. Les généticiens pensaient que cette large fourchette pouvait être réduite en faisant un relevé des mutations dans l’ADN mitochondrique humain, des petits morceaux d’ADN flottant à l’extérieur des noyaux de nos cellules. Ils se mirent au travail, collectionnant des échantillons provenant du monde entier.

Lorsque les résultats apparurent, les généticiens n’en crurent pas leurs yeux. Ils leur fallut refaire leurs essais encore et encore pour se les voir confirmés. Même alors, ils hésitèrent à les annoncer. Tout le monde savait qu’il y aurait une tempête de controverse, particulièrement chez les paléontologues ; ceux-ci allaient recevoir l’équivalent intellectuel d’un oeil au beurre noir, d’un nez en sang avec la tête enfoncée dans la toilette pour la bonne mesure ! La nouvelle allait les embarrasser publiquement à un degré inconnu depuis l’affaire du canular de Piltdown. Lire la suite…

LE RETOUR DES AUTRES

par Jacques Languirand

« L’enfer, c’est les autres… » ? Non, j’ai envie de dire : « La Voie, c’est… les autres » Nous assistons, Mesdames et Messieurs, à un changement de paradigme.

Plusieurs études récentes font état des effets bénéfiques de l’altruisme : les personnes qui s’emploient à rendre service aux autres, par exemple dans les organisations communautaires, sont en général moins sujettes à la maladie et vivraient plus vieilles… et plus heureuses.

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’être humain est un animal social.

Il faut sans doute partir d’un fait aussi simple pour comprendre jusqu’à quel point la qualité de nos rapports avec les autres, de notre contribution personnelle à l’interaction au plan social, est déterminante pour l’estime de soi.

Comme il est juste de dire que nous sommes dépendants les uns des autres au plan économique – dépendance qui devient de plus en plus évidente au fur et à mesure que se développe la conscience planétaire – il est tout aussi évident que cette interdépendance s’étend à tous les plans. Il apparaît même que si ce sentiment d’interdépendance se traduit d’une façon positive par un engagement au plan social, que ce soit à travers une activité communautaire ou encore une relation d’aide et de soutien aux autres, cette démarche aura sur l’individu des effets bénéfiques sur sa santé, physique et psychique.

Un tel retournement des mentalités représente un retour quelque peu surprenant du balancier. Rappelez-vous de cette génération qu’on a même définie comme la me génération, pour laquelle les autres comptaient assez peu, chacun étant surtout, au mieux, préoccupé de son propre développement et, au pire, de la contemplation de son nombril. Lire la suite…

ENTRE DARWINISME ET CRÉATIONISME, UNE TROISIÈME VOIE (2/3)

par Lloyd Pye

ÉMERGENCE DES PLANTES DOMESTIQUÉES

Il existe deux catégories de base de plantes et d’animaux, les sauvages et les domestiques. Les sauvages sont infiniment plus nombreux que les domestiques, ce qui explique sans doute que l’on ait consacré beaucoup plus de recherche aux sauvages. Mais il se pourrait aussi que les scientifiques évitent d’étudier les domestiques car ce qu’ils y découvrent s’écarte complètement du paradigme évolutionniste reconnu.

Presque toutes les plantes domestiques sont supposées être apparues il y a 10 000 à 5 000 ans, des groupes différents étant apparus à divers endroits de la Terre à des époques différentes. Initialement, parmi d’autres variétés, le froment, d’orge et les légumineuses sont venus dans ce que l’on nomme le Croissant Fertile comprenant aujourd’hui l’Iraq, la Syrie et le Liban. Plus tard, le blé, le millet, le riz et les ignames apparurent au lointain Orient et plus tard encore, dans le Nouveau Monde, vinrent le maïs, les poivrons, les haricots, les courges, les tomates et les pommes de terre.

Nombre d’entre elles ont des prédécesseurs « sauvages » qui furent apparemment à l’origine des variétés domestiques, mais d’autres – comme de nombreux légumes courants – ne semblent pas avoir de précurseurs. Même pour les plantes qui ont des origines sauvages, tels les herbes, les grains et les céréales, le processus par lequel elles sont devenues du froment, de l’orge, du millet, du riz, etc. demeure un profond mystère. Lire la suite…

LA FONCTION DE L’INCONSCIENT

par C.G Jung

Il existe une voie, une possibilité de parvenir au-delà des échelons psychologiques, des niveaux mentaux et humains décrits dans la première partie de cet ouvrage : c’est la voie de l’individuation.

La voie de l’individuation signifie : tendre à devenir un être réellement individuel et, dans la mesure où nous entendons par individualité la forme de notre unicité la plus intime, notre unicité dernière et irrévocable, il s’agit de la réalisation de son Soi, dans ce qu’il a de plus personnel et de plus rebelle à toute comparaison.

On pourrait donc traduire le mot d’« individuation » par « réalisation de soi-même », « réalisation de son Soi ». Lire la suite…

PROPOS DE PLATON

Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie.

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LA VRAIE NATURE DU SOI

– Apporte-moi une figue de ce banian.

– Voilà, père.

– Coupe-la.

– Je l’ai coupée.

– Qu’est-ce que tu vois ?

– Des graines minuscules.

– Coupes-en une.

– Je l’ai coupée.

– Qu’est-ce que tu vois ?

– Rien.

– Mon garçon ! Si cet arbre géant existe, c’est à cause de ce rien que tu ne perçois pas. Mon garçon, il faut croire !

Ce rien est le Soi de tout ce qui existe.

C’est cela la vérité. C’est cela le Soi. Et toi, mon fils, tu es cela !

Source : Selon les UPANISHAD

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