LECTURES CHOISIES

CE QUE NOUS PRÉPARE LA SCIENCE : RESTERONS-NOUS ENCORE DES HUMAINS ?

Par Pr Chems Eddine Chitour.

« La Science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes » Jean Rostand (biologiste)

Introduction 

Il est d’usage de dire et d’écrire que la science à terme, a vocation à tout expliquer et que rien n’arrête le progrès catalysé, justement, par une science conquérante dont on dit qu’elle s’oppose à la religion en ce sens que les miracles sortent de plus en plus des laboratoires poussant ainsi les religions dans leurs derniers retranchements surtout quand elles font preuve de concordisme qui est la grande erreur à ne pas faire. La science est par essence dynamique et donc sujette à éternel réajustement, ce qui ne devrait pas être le cas des religions par postulat d’essence divine valables en tout temps et en tout lieu. Souvenons-nous de Galilée – convoqué par l’Eglise, pour avoir affirmé simplement que la terre était ronde et tournait autour du soleil-. Son avocat dans sa plaidoirie eut cette phrase lumineuse : « Galilée ne vous dit pas comment aller au ciel, mais comment est le ciel » Lire la suite…

LE CŒUR EST LE TAMBOUR DU MONDE

La recherche en cardiologie nous donne de précieuses ressources pour se frayer une voie d’entrée vers le grand Mystère de ce qui se cache dans le cœur. Elle nous explique que les battements du cœur sont réguliers, mais pas trop, un peu comme si c’était une régularité inexacte, vivante. La variabilité cardiaque peut passer tantôt de 998 ms, à 1022 ms, puis 889 ms, etc… Même si sa moyenne est 1000 ms, elle n’est pas de 1000. Imperfection de la nature, ou mystère de l’Univers qui échappe à notre entendement ? En réalité, on a déterminé que la santé, physique et psychique, est caractérisée par une variabilité cardiaque importante, à ces irrégularités, c’est ce que l’on appelle la « cohérence cardiaque ». Au contraire, au plus le curseur va vers le stress, le burnout, la dépression, au plus la variabilité cardiaque diminue et se fixe autour d’une valeur… Lire la suite…

SEPT TÂCHES À ACCOMPLIR POUR LE BIEN COMMUN (2/2)

par l’Institut pour une Synthèse Planétaire

Développer la COOPÉRATION entre les religions et croyances
dans un esprit de respect et de gratitude mutuels

Toutes les religions et croyances spirituelles du monde ont une seule et même source:

L’AMOUR DU CRÉATEUR

S’il est vrai, comme l’affirment nombre de religions du monde, que Dieu est amour et que l’être humain est fait à l’image de Dieu, alors pourquoi les institutions religieuses se combattent-elles depuis des milliers d’années ? Peut-être parce qu’elles ont perdu le lien avec l’essence des messages divins apportés à l’humanité par des sages hautement développés tout au long des âges ? Lire la suite…

SEPT TÂCHES À ACCOMPLIR POUR LE BIEN COMMUN (1/2)

par l’Institut pour une Synthèse Planétaire.

Dans le processus de spiritualisation à l’intérieur et à l’extérieur des Nations-Unies par la pratique du respect et de la gratitude mutuelle, de l’inclusivité et de la non-discrimination dans la vie quotidienne.

VERS UNE NOUVELLE CONSCIENCE, UN NOUVEL ÊTRE HUMAIN, UN NOUVEAU MONDE

Fondé sur la justice pour tous et sur les droits de l’homme protégés par un droit international exécutable

Ces pensées au sujet de sept parmi les nombreuses tâches auxquelles l’humanité doit faire face sur la voie d’une culture mondiale et d’une civilisation plus en harmonie avec les lois universelles découlent de notre travail aux Nations Unies à Genève. Celui-ci nous met en contact avec les nombreux efforts faits par des groupes divers et des organisations pour aider à résoudre les problèmes du monde d’aujourd’hui, et avec les obstacles qui les empêchent d’être résolus. Ce choix de sept tâches n’implique pas que ce soient les seules, ou que ce soient les plus importantes. Nettoyer l’environnement, changer notre attitude envers la santé et les méthodes de guérison, faire avancer la science au-delà du pur matérialisme : tout cela peut paraître aussi important que ces sept tâches. De notre point de vue, cependant, ces sept tâches sont exemplaires du travail qui doit être accompli aujourd’hui pour établir de justes relations humaines au sein de la famille humaine. Nous offrons nos réflexions sur le sujet avec l’espoir qu’elles puissent aider à clarifier quelques-unes des causes sous-jacentes aux problèmes du monde et qu’elles soient utiles à tous ceux qui, autour du monde, travaillent pour les soulager. Lire la suite…

UNE EXPÉRIENCE INTÉRIEURE

Par Jacques Castermane.

Il existe une expérience qui débouche sur le silence, où l’être humain éprouve l’unité de la vie.

Le plus souvent, on définit le silence comme étant absence de bruit. Mais le silence est aussi expérience intérieure. Chacun de nous l’expérimente sur différents plans de la vie. L’homme satisfait, ou repu, ressent le silence comme sécurisant. Le vieux pêcheur assis de longues heures face à l’océan, le paysan regardant ses terres, connaissent ce silence apaisant, fruit d’une vie de labeur. Et chacun ressent ce moment d’émotion qui nait lorsque le silence, ne serait-ce qu’une minute, honore les morts. D’une qualité particulière, il interroge ceux qui l’observent sur le sens de l’existence. Lire la suite…

LES JEUNES EN CLASSE !

Par Corinne Viggiano*.

C’est sûr les jeunes ont changé. Depuis le temps que je vois défiler mes élèves sur les bancs de l’école, je peux dire qu’ils ne sont plus les mêmes, ni moi non plus d’ailleurs. Tout le monde a évolué, y compris la société autour de nous.

Je rencontre parmi mes élèves des êtres de plus en plus solaires, ils ont souvent une forme de maturité, une intelligence du cœur prête à se déployer, malheureusement souvent battue en brèche par la bêtise ambiante, ce qui génère des comportements parfois peu en rapport avec ce qu’ils sont réellement. Lire la suite…

INERTIE DES CONSCIENCES ET CHANGEMENT SOCIAL

par Patrick Mignard.

On ne peut qu’être stupéfait pas l’attitude de la majorité des individus qui composent notre société : aller de manière aussi évidente à l’encontre de ses propres intérêts.

Que des patrons, des privilégiés, des racistes, des profiteurs votent pour un de leur représentant politique,… on le comprend parfaitement. Mais que des pauvres, des exclus, des chômeurs, des salariés, des jeunes votent pour le même personnage il y a là quelque chose d’apparemment incompréhensible. Lire la suite…

POLITIQUE LINGUISTIQUE ET POLITIQUE DE FORMATION

Deux instruments de la politique de force impérialiste

Les langues officielles parlées dans un pays dépendent de la politique linguistique. En Suisse, la politique linguistique est définie par la Constitution, plus exhaustivement encore par la Loi sur les langues. Celle-ci garantit un traitement identique des quatre langues nationales, indépendamment de l’étendue et de la force économique et politique des régions linguistiques. Dans le principe de l’égalité du traitement des langues nationales s’exprime une valeur plus fondamentale encore: le respect de la liberté et de la dignité des êtres humains vivant dans leur propre région linguistique et dans leur patrie culturelle. Lire la suite…

L’ÉVANGILE DE LA COMPÉTITIVITÉ

Malheur aux faibles et aux exclus

par Riccardo Petrella *

Il existe des mots qui, un certain moment, font la loi. A tort ou à raison. C’est le cas, aujourd’hui, de « compétitivité ». L’idéologie et les pratiques bâties à partir de ce mot et autour de lui ont des effets dévastateurs.

En économie, en principe, la compétitivité n’est qu’une modalité de comportement des acteurs économiques dans le contexte de marchés concurrentiels, chaque acteur, en particulier l’entreprise, cherchant des positions et des avantages compétitifs dans le respect des règles fixées et dans des conditions égales pour tous. Lire la suite…

J’EXPOSE, JE PROPOSE, MAIS JE N’IMPOSE PAS

par Marcel Renoulet.

Notre quotidien voit sans cesse augmenter son lot d’horreurs, accompagnant l’apocalypse rampante et inexorable de la mort de la nature qui progresse au rythme de la pénétration d’une technologie aveugle.

La nature, ou ce qu’il en reste, nous rappelle combien actuellement l’existence est frelatée et pervertie. Lire la suite…

L’APOLOGIE DE L’INDIVIDUALITÉ

Par Corinne Viggiano.

En privilégiant la dimension collective de l’existence dans son aspect utilitaire, formel et technique, au détriment de la dimension universelle qui touche au domaine de l’esprit, de la créativité et de l’intuition, on est en train de détruire l’esprit individuel de l’homme et, avec lui, le sens même de l’existence et la légitimité de toute organisation sociale. Lire la suite…

L’AMOUR EST LA SEULE ET LA DERNIÈRE RÉPONSE

Lettre d’Albert Einstein à sa fille Lieserl.

À la fin des années 1980, Lieserl, la fille du célèbre génie Albert Einstein, a donné 1 400 lettres écrites par Einstein à l’Université hébraïque, avec ordre de ne pas rendre public son contenu jusqu’à vingt ans après sa mort. Ceci est l’une d’entre elles. Lire la suite…

FACEBOOK N’EST PAS UN RÉSEAU SOCIAL, C’EST UN SCANNER QUI NOUS NUMÉRISE

Par Aral Balkan.

Aral Balkan est dans le monde de l’informatique une voix singulière, peut-être signe d’un changement de mentalités au sein de cette nébuleuse généralement plus préoccupée de technologie que de la marche du monde.

C’est en effet sur le terrain politique et même idéologique (ça y est, en deux mots on a déjà perdu les startupers !) qu’il place son travail, dans une perspective militante.

Contempteur sans concession du « capitalisme de surveillance » ( voir ce que nous avons publié sur cette question), il se place ici en rupture totale avec le discours à visée hégémonique que vient de tenir Mark Zuckerberg. Lire la suite…

LE POUVOIR N’A RIEN D’INNOCENT !

Par Russel Bouchard.

Pour Montaigne, les deux motifs de l’engagement politique sont le désir de s’enrichir et l’aspiration à la gloire ou à l’honneur. C’est, à mon avis, réduire à bien peu ce qui attise tant de passion dans le genre humain. Selon ce que j’en sais et selon l’expérience que j’en aie, je dirais plutôt que ce désir se concentre autour d’une grande passion qui embrasse toutes les autres : la passion du pouvoir (pouvoir de s’enrichir, pouvoir de dominer, pouvoir du paraître). Ceux qui s’y engagent avec l’honnête et vertueux souci de servir leurs semblables sans espoir de retour, comprennent très tôt que cette avenue transcendante ne se retrouve en fait que dans le contre-pouvoir, là où la politique produit ses méfaits, et bien peu de ces philanthropes, finalement, acceptent de rabattre leur engagement à ce niveau : c’est-à-dire dans les champs de la pauvreté, de l’injustice, de l’intolérance et de la valorisation de la dignité humaine. Lire la suite…

LA VOIE DE L’À-VENIR

Par Carl Gustave Jung.

Si je parle dans l’esprit de ce temps, il me faut dire : Rien ni personne ne peut justifier ce qu’il me faut vous annoncer. Me justifier est superflu, car je n’ai pas le choix, il le faut. J’ai appris qu’outre l’esprit de ce temps, un autre esprit est à l’œuvre, celui qui règne sur les profondeurs de tout ce qui fait partie du présent. L’esprit de ce temps veut entendre parler d’utilité et de valeur. Je le pensais moi aussi et ce qui est humain en moi le pense encore. Mais cet autre esprit m’oblige néanmoins à parler, par-delà toute justification, toute utilité et tout sens. Lire la suite…

CŒUR ET RAISON

Par Bruno Bettelheim.

Nous ne pouvons espérer réaliser de belles choses si le cœur et la raison demeurent dissociés.

Le travail et la création artistique, la vie familiale et la vie sociale, ne peuvent plus évoluer séparément.

Il faut que le cœur, s’armant d’audace, imprègne la raison de sa chaleur vitale, même si la raison doit renoncer à sa rigueur logique pour faire place à l’amour et aux pulsations de la vie.

Nous ne pouvons plus nous contenter d’une vie où le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas.

Nos cœurs doivent connaitre le monde de la raison et la raison doit avoir pour guide un cœur conscient.

Source : Le Cœur conscient, Robert Laffont éd., Paris, 1972 

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L’ÉDUCATION EST UNE GUERRE QUI NE DIT PAS SON NOM

Par Marc-André Cotton.

Résumé : À l’origine de toutes les guerres, il y a celle que livrent les adultes du monde entier contre la conscience enfantine. Incursion au cœur d’un conflit séculaire.

Dans un long recueil de textes sur l’éducation, publié en 1977 sous le titre de Schwarze Pädagogik, Katharina Rutschky rassembla toutes les techniques traditionnelles de conditionnement éducatif permettant aux parents de briser la volonté de l’enfant sans que celui-ci ne soit en mesure de retrouver par lui-même l’origine de cette répression. Il revient à Alice Miller d’avoir popularisé la notion de Pédagogie noire* pour caractériser une attitude parentale fondée sur le mépris et la persécution de la vie de l’enfant, dont les effets se manifestent à l’extrême dans l’idéologie fasciste, mais s’étendent aussi à de si nombreux domaines et comportements qu’ils finissent par être perçus comme allant de soi (1). Lire la suite…

POURQUOI FAUT-IL ÉCOUTER PLUS LOIN QUE NOS OPINIONS

Par Gilles Farcet.

Mon opinion ou ton opinion ?

L’écologie intérieure doit, elle aussi, se préoccuper des facteurs de pollution, les identifier et tenter d’en réduire les émissions. Parmi les polluants divers qui agissent sur notre climat interne, il y a… nos opinions, ou plutôt la relation passionnelle que nous entretenons la plupart du temps avec elles. Lire la suite…

NOTRE EXISTENCE A-T-ELLE UN SENS ?

Préface de Trinh Xuan Thuan

(Extrait)

Depuis les temps les plus reculés, et à travers toutes les cultures, l’homme a essayé de conjurer son angoisse des espaces infinis en organisant les fragments d’information sur le monde extérieur en un schéma unifié et cohérent. Les univers se sont ainsi succédé et la représentation du cosmos a pris des formes diverses à travers le temps et l’histoire. Il y a quelques dizaines de milliers d’années, l’homme vivait dans un univers magique peuplé d’esprits : l’esprit Soleil pendant le jour, les esprits Lune et étoiles pendant la nuit, l’esprit pierre contre lequel on butait et auquel on demandait pardon, l’esprit rivière qui coulait à flots, bref un univers réconfortant et familier, à la mesure de l’homme. Lire la suite…

BERNAYS OU LA MANIPULATION DES ESPRITS

Par Michel LEBLANC.

La période des « fêtes de fin d’année » qui n’ont plus rien à voir avec celle de Noël puisqu’il s’agit très ouvertement des fêtes de la consommation la plus débridée, sans rapport avec la fête religieuse, amène à se pencher sur l’espèce de décervellement orwellien que subissent nos contemporains. Comment, en effet, ne pas constater que les mots utilisés aujourd’hui affirment des concepts contraires à leur sens primitifs. Voilà des années que l’on nous répète que le temps individuel est « libéré » que chacun peut faire tout ce qui lui plaît. Seulement on oublie de préciser que le choix, le goût, l’envie de ces prétendues « libertés » sont très largement orientés. Lire la suite…